Il est peu décent, illusoire de croire que les gens de la Mauricie ne sont pas affectés émotivement au piètre revenu disponible.

La crise du revenu de la Mauricie

C'est ce film qui recommence. Celui pendant lequel des habitants de la région de la Mauricie réalisent qu'ils ont relativement peu de moyens économiques. Vision mélodramatique, blême, monochrome qui surprend à la redondance de ses effets au quotidien.
Notre retard économique dure depuis une période réellement longue. Ce phénomène retardataire conditionne notre réel, nos vies. Ce phénomène nous surprend à l'occasion. Et nous l'étudions, en pratique. Il nous blesse chaque jour. 
Ces vingt-cinq dernières années, beaucoup de gens visionnaires, au service du public, ont essayé de rattraper le retard économique régional. Il est peu décent, illusoire de croire que les gens de la Mauricie ne sont pas affectés émotivement au piètre revenu disponible. 
Le niveau de taxation des résidences privées à Trois-Rivières affiche des niveaux écartés. Étourdissants. Insatisfaisante réponse que nous offre la Ville, qui ne peut ignorer que nous sommes en situation de difficultés économiques. Pourtant, c'est risible de mettre tout le blâme sur la personne du maire. 
Tout ignoble de croire, bien étourdis, qu'une vingtaine de milliers de dollars canadiens annuellement offre suffisamment de qualité de vie. Que nous sommes choyés. Vous savez quoi! Juste non. Même si le revenu disponible par habitant affiche vingt milliers de dollars annuellement, certains eux enregistrent plus bas encore comme revenu! Qu'on se le tienne pour dit: elle existe cette crise du revenu de la Mauricie. Reconnaissons-le. 
Je dénonce ce niveau de revenu par habitant insuffisant. Ce revenu ne suffit pas à la tâche de l'épanouissement de la personne dans de trop nombreux cas. Ce sont autant de drames humains. 
Mathieu Hubert
Trois-Rivières