Un Canadien sur sept vit dans la pauvreté, soit plus de 5 millions de personnes, dont au moins un million d'enfants. Il y aurait de 150 000 à 300 000 sans-abri et l'année dernière, près de 900 000 Canadiens ont eu recours aux banques alimentaires chaque mois. 

 La classe moyenne s'appauvrit

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais chaque semaine quand je vais faire mon épicerie j'ai un malaise quand vient le temps de passer à la caisse.
Quand je regarde le contenu de mon panier dans lequel il n'y a rien d'extravagant mais essentiellement des produits de base nécessaires et que je constate le total de ma facture, je me demande comment font les personnes à faible revenu, celles qui travaillent au salaire minimum, les prestataires de l'aide sociale, les personnes retraitées qui n'ont pas de gros revenus.
Moi, j'ai de la chance, je ne suis pas riche mais mon conjoint et moi faisons partie de la classe moyenne. Nous arrivons à payer nos comptes et à faire notre épicerie sans devoir choisir entre acheter des fruits plutôt que des légumes comme doivent le faire de plus en plus de gens qui n'ont pas les moyens de se payer les deux.
Par contre, je constate chaque année que notre pouvoir d'achat diminue. Nos deux enfants, maintenant adultes, ne vivent plus avec nous et pourtant le panier d'épicerie, le compte d'Hydro-Québec, etc. n'ont pas diminué et nous arrivons à peine à faire quelques économies.
La classe moyenne s'appauvrit année après année, c'est un fait.
Avec «l'austérité du gouvernement Couillard» qui nous demande d'en faire toujours plus tout en nous offrant de moins en moins de services, notre situation ne s'est pas améliorée.
Il semble que ce soit beaucoup plus facile pour ce gouvernement de s'attaquer à notre filet social et de taxer davantage la classe moyenne salariée que de s'attaquer au problème des paradis fiscaux. J'aimerais terminer en disant que ce n'est pas pour ça que j'ai voté.
Carole Bisson
Trois-Rivières