Jorge Bergoglio, devenu le pape François en mars 2013, voit son règne fortement contesté par la Curie romaine.

La bisbille au Vatican, vue d’ici

Les jours du pape François à la tête de l’Église romaine seraient-ils comptés? À la lumière des récentes allégations et dénonciations de toutes sortes, les ultra conservateurs du Vatican semblent préparer un putsch dont les premières conséquences toucheraient les bases catholiques aux États-Unis.

Depuis son ascension au Saint-Siège, Jorge Bergoglio tente courageusement de secouer les colonnes du temple mais son style plus moderne va à l’encontre des idées d’une autre époque que préconisent encore les vieux cardinaux de la Curie.

Possible aussi que le pape ait trop tardé à sévir contre les abus sexuels de ses représentants en Irlande, aux États-Unis et ailleurs. Il n’en demeure pas moins que cet homme a un peu beaucoup les mains liées. L’actuelle contestation chez plusieurs hauts dirigeants catholiques, justifiée ou pas, est un autre signe que cette religion est en difficulté, voire menacée à moyen terme.

Personnellement, au fil des dernières décennies, je n’ai pas toujours été tendre à l’endroit du catholicisme et de ses règles abusives, mais j’ai souvent reconnu les retombées positives de cette Institution mondiale.

Je demeure positif face au futur du monde et de notre société même sans la mainmise des religions. Toutefois, je m’interroge un peu à savoir qui va prendre la relève pour nous enseigner certaines valeurs humaines telles l’amour, le pardon, l’espoir, la famille, le courage, la ténacité, le partage, la justice …

Roger Matteau

Shawinigan