Ce n'est pas parce que la croyance d'un être suprême invisible fait partie de notre patrimoine, qu'elle est absolue et inattaquable.

Jésus ne serait pas content

En réaction à la lettre de Serge Gagnon intitulée «La laïcité des autocrates», publiée dans notre édition du 23 novembre dernier.
J'ai été surpris de lire cette lettre d'opinion d'un Louisevillois qui s'en prend outrageusement à trois personnes non pratiquantes qui, tout simplement, ne pensent pas comme lui.
Serge Gagnon traite le trio en question d'enragé. Il écrit que chacun des trois tremperait sa plume dans de la bave de crapaud et y ajouterait un peu de venin de serpent. Pas trop respectueux le monsieur.
Une très mauvaise façon pour ce croyant de vanter la spiritualité et d'annoncer son amitié pour Jésus. Ce dernier, s'il existe tel qu'enseigné par certaines religions, ne doit sûrement pas apprécier les écrits grossiers de l'un de ces admirateurs.
Ce n'est pas parce que la croyance d'un être suprême invisible fait partie de notre patrimoine, qu'elle est absolue et inattaquable. Nous ne sommes plus à l'époque des trains à vapeur, des robes à crinoline et des télévisions en noir et blanc. Période sombre où il fallait croire à tout prix. 
De plus, je ne me souviens pas d'avoir lu dans ces pages que les adeptes de la foi étaient des imbéciles.
Alors, les non-pratiquants, les agnostiques - j'en suis - et les athées ne sont pas plus idiots. Surtout, ils ne sont pas des fervents de bave de crapaud. Je m'attends à ce que Jésus contacte rapidement ce monsieur Gagnon pour le ramener à l'ordre. 
Y aura-t-il demande d'excuses à être adressées aux trois bien-pensants blessés, notamment Andréa Richard, une ex-religieuse octogénaire qui ne mérite pas d'être traitée de la sorte? 
Roger Matteau
Shawinigan