L’auteur de ce texte croit que l’Islam et la démocratie sont incompatibles. Il évoque notamment les propos de l’imam Youssef Al Qaradawi (ci-dessus), qui avait déclaré, à l’intention des Européens: «Avec vos lois démocratiques nous vous coloniserons, avec nos lois coraniques nous vous dominerons».

Islam et démocratie sont incompatibles

OPINIONS / Il est indéniable d’affirmer que les Québécois en général et nos dirigeants en particulier ne connaissent que minimalement la mentalité des islamistes (musulmans fanatisés). Cette méconnaissance pourrait devenir préjudiciable. Rappelons ce que le cheikh Youssef Al Qaradawi, président de l’Union internationale des savants musulmans, déclarait en 2002 à l’intention des Européens: «Avec vos lois démocratiques nous vous coloniserons, avec nos lois coraniques nous vous dominerons». Et en effet, l’islamisation se répand dans certains pays européens fragilisés par leurs lois tolérantes et leur respect de la liberté d’expression, fondements des valeurs des pays occidentaux démocratiques. Aussi subissent-ils les agressions très souvent orchestrées par des musulmans radicalisés. Et ces perturbateurs de l’ordre social sont d’autant plus exigeants, revendicatifs et arrogants qu’ils obtiennent le soutien de nombre de citoyens qui persistent à minimiser, voire à nier la triste réalité qui deviendra inéluctable, chez nous comme en Europe, si nous n’y prenons garde.

Il faut retenir et comprendre que contrairement aux autres communautés immigrantes chez nous depuis des siècles, bon nombre de musulmans ne sont pas venus ici pour s’intégrer à la société québécoise. Ils ne le peuvent pas. C’est interdit par leur livre Saint. Ils deviendraient alors traîtres à leur communauté et, conséquemment, ils en seraient exclus. Car les ressortissants musulmans ne jurent que par la «Oumma», soit par la communauté.

Comme la vie politique, sociale et culturelle sont inféodées à la religion, l’Islam a toujours privilégié l’ensemble des croyants par rapport à l’individu. Ainsi l’individu musulman, qu’il soit Pakistanais, Afghan, Marocain, Syrien… n’est pas reconnu en tant qu’entité autonome et libre. Chez les musulmans, la nationalité ne compte pour ainsi dire pas en comparaison de la religion, de la culture et des us et coutumes.

À la base de l’islamisme, on trouve le fondamentalisme musulman: la théocratie, constamment à cheval sur deux dictatures – la religieuse et la militaire – avec une vision hiérarchisée du monde – le croyant est supérieur au non croyant, l’homme à la femme. C’est un régime souvent à parti unique, n’admettant aucune opposition et confisquant toute liberté d’expression. À titre d’exemple, citons l’Iran, l’Arabie saoudite, les Émirats Arabes unis, le Yémen, le Soudan, la Somalie, l’Algérie, la Lybie, la Syrie…

Vous avez donc deux conceptions du monde qui s’affrontent: d’un côté la «Oumma» et la théocratie versus l’individualité et la démocratie.

Expliquons.

Pour les Occidentaux, l’individu, libre et exerçant son jugement critique est au cœur du processus démocratique. Les citoyens sont les architectes des institutions et des lois, car c’est le peuple, par ses représentants qu’il élit ou qu’il écarte, qui gouverne. De ce fait, il a pu s’affranchir de la tutelle de la religion. Par ailleurs, antithèse de la démocratie occidentale laïque libre, l’islamisme, lui, privilégie la dévotion aux dogmes. Conséquemment l’Islam pur et dur ne comprend pas et n’accepte pas la démocratie. Il refusera une société qui ne soit pas issue d’Allah et du Coran. Voilà pourquoi il nourrit une haine contre les «kouffars» (les mécréants) et leurs institutions. Aussi son objectif à plus ou moins long terme est l’islamisation des institutions, de la culture et du mode de vie de la société qui l’accueille.

Or au Québec, l’Islam ne peut pas, du moins pour l’instant, nous faire la guerre pour instaurer la charia. Ils attendent la force du nombre. Durant cette attente le fidèle musulman se doit de travailler efficacement à la progression de l’islam. Dès lors, il lui est permis de s’engager dans des activités considérées comme «haram», c’est-à-dire d’accomplir des actes interdits si cela peut établir et renforcer le pouvoir de la communauté musulmane. Il est prêt à se déclarer par exemple favorable à la démocratie et aux droits de l’homme quand au plus profond de lui-même, il nourrit contre eux une grande aversion. Ou accepter d’entretenir des relations amicales avec les infidèles alors qu’il les méprise et les hait. C’est la «taquiya», soit la tromperie permise par l’Islam, tant en paroles qu’en actes, si cela comporte des avantages pour la communauté musulmane. Mentir à un infidèle, ce n’est pas mentir! C’est en somme l’hypocrisie instituée comme norme de négociation avec les «kouffars» que nous sommes, dans l’attente de l’heure de nous gouverner.

C’est cela que le prophète Mahomet commande et que l’Ayatollah Khomeiny a formulé sans ambiguïté: «Gouverner le monde est le but de l’Islam.»

Roger Greiss

Shawinigan