Le prochain numéro de Charlie Hebdo devrait comporter des caricatures du prophète Mahomet.

Il faut condamner

Au nom de la liberté d'expression, il faut condamner haut et fort les attentats terroristes commis en France ces derniers jours. Conséquence malheureuse, une vingtaine de personnes ont dû en payer le prix de leur vie. De toute évidence, des fanatiques musulmans fragiles au délire se sont sentis offensés par les caricaturistes du Charlie Hebdo. Cela pose à nouveau la question de la limite de la liberté d'expression. Elle semble se situer là où commence le libelle diffamatoire.
C'est donc là aussi que se situe la limite de l'offense. Comme ce qui est offensant pour l'un ne l'est pas nécessairement pour l'autre, et vu les cordes extrêmement sensibles de la plupart des extrémistes, il me semble que désormais le discernement s'imposera à quiconque voudra faire étalage de sa liberté d'expression de façon sécuritaire. Un recul de la liberté d'expression? Peut-être. Mais peut-on vraiment dire n'importe quoi, n'importe où, n'importe quand? La liberté d'expression doit continuer à vivre énergiquement. Certes, elle a fait une vingtaine de morts récemment en France. La non-liberté d'expression en vogue chez les Mao, Franco et Staline de tout acabit en a causé des centaines de milliers.
Gilles A. Lessard
Louiseville