Histoire et frustrations

Depuis plusieurs années, des femmes savantes de chez nous, les Janette Bertrand, Lise Payette et autres esprits du même genre, dénoncent avec ardeur la prétendue hostilité que l'Église catholique entretient contre elles au point d'avoir déjà dit qu'elles étaient «sans âme», tout en oubliant le rôle du droit romain dans l'histoire de l'Occident et son importante influence sur le Code Napoléon!
Il semble évident que les cours d'histoire suivis par nos «superbes éducatrices» présentent encore les mêmes clichés comme s'il s'agissait de grandes vérités.
Bien sûr, étudier ce qu'était la condition féminine en Occident au premier siècle de notre ère en rapport avec la prédication de l'Évangile, par exemple, demande un effort, un approfondissement beaucoup trop exigeant pour des femmes pressées par le temps.
La vie n'est-elle pas plus facile et plus simple si l'on évite ou refuse d'envisager les vérités de foi pour se cantonner dans ce que nous sommes déjà. Pourtant, rappelle Régine Pernoud à la lumière de son immense érudition d'historienne, «juristes et historiens du droit nous renseignent avec une parfaite clarté à ce sujet». 
Dommage que, trop souvent, nos concitoyennes, convaincues de leur bon droit à dire n'importe quoi, témoignent d'une incroyable incapacité à comprendre ce qui n'est pas conforme aux notions que leurs cervelles ont sécrétées.
Ne devraient-elles pas plutôt admettre que, pour connaître le christianisme, voire le catholicisme, il ne suffit pas de le mépriser... en succombant platement à la vieille tentation, le réductionnisme? N'est-ce pas ce qui les pousse d'ailleurs à proclamer que la République du Québec à venir est perdue si l'État ne se débarrasse pas de l'Église catholique?
André Désilets
Trois-Rivières