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Fusions ardues

Carrefour des lecteurs
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Le Nouvelliste
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OPINIONS / Saluons le dossier réalisé par Martin Lafrenière dans Le Nouvelliste du samedi le 22 mai dernier au sujet du vingtième anniversaire des fusions des municipalités dans notre région.

Au sujet spécifiquement de la fusion de Trois-Rivières avec les localités de son entourage, on aurait aimé que le journaliste questionne Gilles Poulin, l’ancien greffier de la Ville de Trois-Rivières, qui a déjà écrit que du jour au lendemain, il avait vu le premier maire de la nouvelle administration être bien plus dépensier que le dernier de l’admiration précédente.

Par ailleurs, on ne saura jamais quel aurait été le parcours de cette nouvelle ville-là si le candidat Alain Croteau en était devenu le maire, lui qu’on accusa de ne pas permettre à l’administration de la ville qu’il dirigeait, Cap-de-la-Madeleine, de participer chaudement au comité de transition formé plusieurs semaines avant les élections et chargé de préparer l’avènement de la nouvelle ville.

Quoi qu’il en soit, c’est cette accusation qui le fit perdre. C’est lors d’un débat radiophonique, le vendredi 26 octobre 2001, diffusé par CHLN à partir de la salle Le Maquisart que ça se joua.

Les élections allaient avoir lieu le dimanche 4 novembre, neuf jours plus tard. Dans son édition du mardi 23 octobre, l’hebdomadaire L’Hebdo Journal publia un sondage qui mettait largement en avance le candidat Croteau sur ses deux adversaires, l’avocat Léon Méthot et Yves Lévesque, maire de Trois-Rivières-Ouest.

Qu’arriva-t-il alors? Léon Méthot et surtout Yves Lévesque se mirent à harceler le favori des sondages.

«Vous n’y croyez pas, en la nouvelle ville», lança Yves Lévesque à l’endroit du maire de Cap-de-la-Madeleine.

C’est à partir de là que tout bascula. Une sorte de vent souffla: «n’importe qui mais pas Croteau» car, dans la population, on croyait en la nouvelle ville! Si bien que les électrices et électeurs se tournèrent vers celui qui allait personnifier véritablement la nouvelle ville de Trois-Rivières à compter du dimanche 4 novembre au soir alors que le président des élections, Claude Touzin, greffier de Trois-Rivières-Ouest, le déclara élu à la manière d’un arbitre avec un boxeur en lui soulevant le bras.

Soixante-deux pour cent des votants éligibles se rendirent aux urnes pour choisir électroniquement le gagnant.

Enfin, pour en revenir au Nouvelliste du samedi le 22 mai dernier, force est de constater hélas que l’éditorial très fouillé de Martin Francoeur sur le sujet révèle que ces satanées fusions ont encore à prouver un peu leur raison d’être. Souhaitons que les élections municipales qui s’en viennent le 7 novembre prochain suscitent beaucoup d’intérêt malgré le contexte sanitaire que l’on sait. C’est là non seulement la responsabilité des candidates et des candidats d’y voir mais aussi des citoyennes et des citoyens de s’informer et de s’en mêler. Le fameux vivre-ensemble en dépend.

Réjean Martin
Trois-Rivières