Le maire Yves Lévesque

Et si on changeait de maire!

C'est un secret de Polichinelle que le maire Lévesque déteste consulter les citoyens: pour lui la démocratie se résume à voter une fois aux quatre ans et à se la fermer entre-temps.
Selon lui, il est facile de faire passer des projets à la Ville, évidemment puisqu'il joue au bâton et à la carotte avec les conseillers: t'es d'accord avec moi, ça va bien aller dans ton district; sinon, gare à tes budgets et à ta nomination sur des comités stratégiques!
Ultimement, ce sont les citoyens qu'il tient ainsi en otages, au gré de ses propres projets, leurs besoins passant au filtre de ses humeurs narcissiques et despotiques. 
Rappelons-nous comment, en 2008 et 2012, il a contourné le processus démocratique référendaire pour réaliser son amphithéâtre et s'en est même vanté, alors qu'il aurait pu procéder en faisant la promotion transparente de son projet auprès de ses concitoyens et en les convainquant d'embarquer avec lui, à la satisfaction de l'ensemble de la population.
Difficile alors de ne pas percevoir l'indécence et l'hypocrisie de ses propos lorsqu'il clame à la radio: «les référendums ont leur place en démocratie municipale mais il y a lieu de forcer une hausse de la participation aux registres d'opposition aux projets»! 
Par ailleurs, Radio-Canada nous apprenait récemment que huit contrats furent attribués de gré à gré à un ami du maire sans faire l'objet de résolutions ni d'appels d'offres, étant en bas de 25 000 $.
On peut facilement imaginer ce que ça sera avec le Projet de loi 122 (PL 122) qui augmentera ce montant à 100 000 $, sans obligation de consultation publique; sa mégalomanie et son favoritisme s'en donneront à coeur joie, d'autant plus qu'il n'y aura plus d'obligation pour les villes de publier les avis publics dans les journaux alors qu'une bonne partie de la population s'informe encore auprès des médias papier, et tant pis pour ceux qui n'ont pas internet! 
Rappelons aussi comment il a saboté deux kiosques d'information sur la fluoration, empêchant ainsi des centaines de citoyens d'avoir accès à de l'information et d'exprimer leur refus de se faire imposer ce traitement médical litigieux en signant la pétition contre la fluoration.
Il considérait d'ailleurs les quelque 18 000 signataires de cette pétition comme des imbéciles «qui signent n'importe quoi», belle opinion sur les gens, n'est-ce pas! Jusqu'à l'annulation même du projet de fluoration, son orgueil l'a empêché d'admettre que ce sont les citoyens qui ont gagné ce combat entre son ego et leur volonté. 
À l'inverse, l'attitude dans ce dossier du conseiller et candidat à la mairie Jean-François Aubin impose le respect par son souci d'authenticité et de transparence, sa démarche démocratique ayant été irréprochable.
Dans un premier temps, convaincu d'agir pour le bien de ses concitoyens, il avait voté pour la fluoration. Par la suite, ayant pris la peine de s'informer davantage et constatant l'ampleur grandissante de l'opposition citoyenne, il en prit acte et mit en pratique le principe de base que devrait appliquer tout élu: être à l'écoute des citoyens et les représenter plutôt que les ignorer et les mépriser.
Il proposa donc avec conviction, ainsi que quelques collègues, de consulter la population sur le sujet, ce que le maire a toujours catégoriquement refusé.
Voilà donc un véritable démocrate, capable de conviction et de détermination mais aussi d'adaptabilité aux circonstances et de remise en question, toujours dans l'intérêt premier des citoyens. Un tel maire sera capable de grandes réalisations, sans tomber dans la mégalomanie, en se souciant prioritairement de répondre aux besoins réels de la population et en réservant aux citoyens une place privilégiée dans les processus décisionnels. 
Le PL 122 reconnaît les villes comme «gouvernements de proximité», mais à proximité de qui, des détenteurs du pouvoir et des promoteurs ou des principaux concernés, les citoyens qu'ils sont censés représenter? Le comportement du candidat Aubin répond clairement à cette question!
Robert Duchesne
Trois-Rivières