Le travail des nouveaux conseillers municipaux trifluviens ne sera pas facile et exigera parfois un exercice de conciliation délicat. Ne leur souhaitons pas la «Bonne chance» mais le «Bon sens».

Et après l’élection?

L’auteur, André Mélançon, était candidat au poste de conseiller dans le district de Châteaudun, à Trois-Rivières.

À Trois-Rivières, les Pointe-du-Laquois, les Louisfranciens, les Ouestrifluviens, les Marthelinois et les Madelinois s’identifient de plus en plus comme des Trifluviens. L’Amphithéâtre, les navires de croisières et les autres nouveautés post-fusion y contribuent certainement.

Mais la fusion n’a pas encore teinté uniformément la courtepointe des secteurs comme on nomme maintenant les anciennes municipalités qui gravitaient autour de la capitale régionale.

Des revendications «sectorielles» dégagent toujours le parfum de l’époque où le Cap, par exemple, possédait son autonomie. L’expression «le bas du Cap» a des relents de l’ancienne municipalité. 

Et, à l’extrême ouest, le conseiller François Bélisle encourage la démarche identitaire des citoyens de son secteur. 

Il a très justement identifié comme un «souci de préserver leurs racines et leur histoire» cette volonté de faire revenir la mention «Pointe-du-Lac» aux deux sorties d’autoroute de ce secteur, sur l’autoroute 40. Nostalgie et fierté vont souvent de pair et ne sont pas en contradiction avec une volonté d’unir les forces. 

Cependant, cette union doit permettre la communication et le dialogue. Comme il n’existe pas actuellement de parti municipal, tous les conseillers sont donc indépendants et n’ont pas à respecter une ligne de parti. 

C’est à la pièce, au cas par cas, que leur vote sur les enjeux cruciaux devrait s’exprimer après consultation du plus grand nombre possible des citoyens de leur district. Mais, avant même cette consultation, leur tâche la plus importante consiste à faire diffuser toute l’information pertinente à la prise de décision. 

Des décisions capitales devront être prises par les conseillers qui seront assermentés le 17 novembre prochain. Ces décisions touchent, entre autres, le respect de notre territoire et sa protection; la qualité de l’air et de l’eau; la fluidité du système routier; l’efficacité du transport en commun; la construction, ou non, d’un nouveau Colisée; les pouvoirs délégués au comité exécutif de la ville; les règles d’attribution des contrats municipaux.

Le travail des nouveaux conseillers municipaux trifluviens ne sera pas facile et exigera parfois un exercice de conciliation délicat. Ne leur souhaitons pas la «Bonne chance» mais le «Bon sens».