Est-ce à nous de payer pour ça?

Nous savons de source sûre que quelque 60 emplois seront maintenus pour le Centre de coulée d'aluminium Alcan, mais avec une diminution de salaire pour le futur entrepreneur s'il obtient de fortes subventions et une entente avec le syndicat.
Présentement, il n'y a aucun entrepreneur qualifié dans le même domaine capable de faire fonctionner un centre de coulée. Puisque le prix de l'aluminium est en chute, de grosses subventions d'Investissement Québec et du fonds de Gentilly seront nécessaires. Le paramunicipal, soit la Société de développement de Shawinigan (SDS), le Centre local de développement (CLD) et la Ville de Shawinigan ne doivent pas subventionner ce dossier puisque ce n'est pas aux citoyens d'une municipalité à payer pour ces développements.
La dépollution du site doit être entièrement assumée par Rio Tinto. Nous avons appris de source sûre que Rio Tinto Alcan doit défrayer complètement les coûts de dépollution intérieure et extérieure des bâtiments. Le ministère du Développement durable n'a pas à diminuer les normes de dépollution. Après la dépollution, la Ville pourra obtenir le site pour un dollar et elle pourra par la suite y installer des PME, ce qui ne coûtera rien aux citoyens.
Par contre, selon l'article de Guy Veillette, dans Le Nouvelliste de mardi, Rio Tinto Alcan pourrait obtenir un reçu de charité qui équivaut à un crédit d'impôt pour la valeur du site, mais de combien? Il ne faut pas oublier que cette manière de faire consiste à ce que tous les citoyens du Québec payent indirectement la note autant pour l'achat du terrain que pour la décontamination.
Un exemple semblable s'est produit à Shawinigan quand la Ville a échangé des terrains de la prise d'eau pour des terrains appartenant à Jean Chrétien. Ce faisant, monsieur Chrétien a reçu un reçu de charité pour un crédit d'impôt de plus de 400 000 $. Est-ce vraiment à nous de payer ces frais?
Diane Borgia
Porte-parole de Citoyens avertis
Shawinigan