Le Québec connaît un été tropical. Appropriation culturelle!

Le Sanctuaire dans le 21e siècle

C’est un grand, très grand projet pour le Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap. L’institution, qui domine les rives du fleuve avec sa basilique, est un attrait touristique majeur pour toute la région. C’est aussi un lieu de culte important, un lieu riche sur le plan patrimonial, un lieu de rassemblement de plus en plus couru et aussi un havre de paix en milieu urbain. Mais le sanctuaire, la basilique, leurs terrains et leurs bâtiments secondaires commençaient à montrer des signes de fatigue. Il était grand temps de faire entrer ce lieu exceptionnel dans le vingt et unième siècle.

La direction du Sanctuaire a élaboré, en collaboration avec la firme Aecom et les experts de Raymond Chabot Grant Thornton, un ambitieux projet de développement et de réaménagement du site. Un projet de 44,3 millions de dollars, rien de moins.

On compte évidemment sur le financement public. La Ville de Trois-Rivières a déjà annoncé sa participation financière: 360 000 $ par année sur une période de vingt ans. Du côté du gouvernement du Québec, on a jusqu’à maintenant annoncé un timide montant de 1,9 million $ pour la construction du nouveau centre des visiteurs. Il faudra plus que ça. On attend des nouvelles du fédéral, mais la récente nomination de François-Philippe Champagne comme ministre de l’Infrastructure et des Collectivités suscite beaucoup d’espoir. On lancera aussi une importante campagne de financement pour tenter de boucler le financement.

Il suffit de jeter un coup d’oeil aux spectaculaires images modélisées du projet pour comprendre à quel point le Sanctuaire prend un virage majeur. On améliore l’aspect esthétique, on aménage une vaste esplanade qui s’ouvre sur le fleuve avec une promenade. On construit un nouveau pavillon d’accueil des visiteurs, entièrement vitré, et on rénove le restaurant et le centre d’accueil actuel pour en faire un lieu plus fonctionnel, avec terrasse et vue sur le fleuve.

Détail majeur: il devra y avoir des travaux de démolition pour le vieux quai situé en contrebas des terrains du Sanctuaire. Les discussions avec le fédéral devront aussi porter là-dessus.

Le concept d’aménagement prévoit d’ailleurs une représentation symbolique du pont de glace. On y trouve aussi des aménagements floraux et un lien plus naturel entre la basilique et le petit sanctuaire. Le site, dans son ensemble, deviendrait plus convivial et plus «transformable» pour des événements majeurs. On peut penser spontanément au Festival de l’Assomption, mais aussi au marché de Noël ou à d’autres activités. Enfin, on prendra soin de mettre en valeur l’esprit du lieu, en clarifiant le sens et le caractère de chaque espace, sacré ou non. Le but est d’attirer un public plus diversifié.

Le Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap accueille plus de 430 000 visiteurs par année. Peu d’institutions touristiques de la région peuvent en dire autant. Ça reste un formidable moteur économique pour la région.

Le projet est ambitieux, mais on peut dire qu’il a un porteur tout aussi ambitieux. Le recteur du Sanctuaire, Mgr Pierre-Olivier Tremblay, entend bien mener à terme ce projet. D’ailleurs, le fait qu’il ait été nommé évêque auxiliaire de Trois-Rivières n’est certainement pas étranger à cette volonté, de sa part, de vouloir poursuivre le travail de transformation du Sanctuaire. Normalement, un évêque fraîchement ordonné se voit confier un diocèse vacant. Mais Mgr Tremblay aurait manifesté le souhait de demeurer recteur du Sanctuaire et de rester, du moins à court et moyen terme, dans la région.

La région a besoin du dynamisme de Pierre-Olivier Tremblay et de cette vision de développement du Sanctuaire, qu’il partage avec son équipe. La région a aussi besoin de ce projet, qui augmentera certainement le pouvoir d’attraction de ce lieu exceptionnel, lieu qui demeure un pôle touristique majeur pour Trois-Rivières et pour la Mauricie.

Ça, il ne faudrait surtout pas l’oublier.