Alain Turcotte
La vague a également touché les médias, notamment les six coopératives de l’information dont fait partie <em>Le Nouvelliste</em>.
La vague a également touché les médias, notamment les six coopératives de l’information dont fait partie <em>Le Nouvelliste</em>.

Le meilleur des deux mondes

ÉDITORIAL / Les impacts de la pandémie se font ressentir dans tous les domaines et affectent chacun de nous. Le port du masque, les files d’attente, la distanciation sociale, le répétitif lavage des mains, le télétravail et quoi d’autre encore bouleversent nos habitudes de vie.

Le déconfinement ouvre la porte à un retour progressif à la normale, mais nous sommes encore loin du compte. Les grands événements culturels sont remis à l’an prochain tandis que les grandes manifestations sportives reprennent vie graduellement malgré le fait qu’elles se déroulent devant des estrades vides.

La suite des choses est difficile à prévoir dans un contexte où l’hypothèse d’une deuxième vague est évoquée à l’automne. La très grande majorité des entreprises vit les effets de la pandémie. Certaines ont fermé leurs portes alors que d’autres ont fait d’importantes mises à pied en plus de chambarder leur modèle d’affaires. Pensons à ces restaurants qui, à défaut de devoir fermer leur salle à manger, ont développé le concept des menus à emporter.

La vague a également touché les médias, notamment les six coopératives de l’information dont fait partie Le Nouvelliste. La fermeture des entreprises et commerces nous a obligés, à la fin mars, à prendre une décision audacieuse pour continuer de vous servir avec la suspension temporaire des éditions imprimées du lundi au vendredi.

Aujourd’hui, la décision d’adopter ce modèle de manière permanente est alignée sur la tendance observée partout dans le monde. Des milliers de titres ne sont plus imprimés. L’information se consulte différemment, les habitudes de lecture changent.

Nous maintenons cependant l’édition du samedi avec sa nouvelle formule magazine qui devient un rendez-vous incontournable pour comprendre les grands enjeux de l’actualité. Cette édition comporte désormais deux fois plus de pages et présente une offre enrichie et diversifiée. Cette formule suscite beaucoup d’enthousiasme, avec des résultats qui se font déjà sentir en kiosques.

La fréquentation des plateformes numériques du Nouvelliste atteint des sommets. En mai, nous avons enregistré une hausse de 110 % de visiteurs uniques sur notre site web comparativement au même mois l’an dernier. Pour Le Nouvelliste, cela se traduit par une fréquentation de 1,2 million de visiteurs uniques. Nos applications mobiles gagnent aussi des adeptes.

En privilégiant cette formule hybride, celle du numérique qui suit l’information en temps réel, et l’édition imprimée du week-end qui combine à la fois l’actualité plus intemporelle et le divertissement, nous pensons offrir à nos lecteurs le meilleur des deux mondes.

Ce plan de match devait se matérialiser quelque part en 2021, mais les répercussions de la crise sanitaire nous ont convaincus d’amorcer cette transformation plus tôt que prévu. Une autre étape est prévue à l’automne avec l’implantation d’un service d’information payant sur les plateformes numériques. Pour les abonnés de l’édition imprimée du Nouvelliste, l’accès au web, à notre application et aux infolettres demeurera gratuit.

Le Nouvelliste célèbre son 100e anniversaire en 2020. On pourrait presque dire «devait célébrer» puisque les principales activités entourant cet événement ont été annulées. Cela dit, la fête d’un centenaire ne doit jamais passer sous silence, qu’il s’agisse d’une personne ou d’une entreprise. Encore davantage, peut-être, dans le cas d’un journal qui a accompagné plusieurs générations de lecteurs et lectrices. Il faudra tôt ou tard souligner dignement cet anniversaire.

Peu importe la plateforme de diffusion, le rôle essentiel du Nouvelliste consiste à informer le public. Toutefois, nous savons déjà que le renforcement de notre empreinte numérique nous amènera à court terme à proposer à nos lecteurs et annonceurs une couverture encore plus animée de l’actualité régionale.

Notre comptons aussi profiter de cette transformation pour accentuer notre présence dans la communauté. L’appui des citoyens et des annonceurs est indispensable à notre réussite. Quelles que soient les époques, Le Nouvelliste puise son succès dans un solide lectorat qui fait l’envie de nombreuses publications.

Depuis quelques années, les plateformes numériques contribuent à accentuer l’impact de notre journal. Aujourd’hui, son influence dépasse largement les frontières de la Mauricie et d’une partie du Centre-du-Québec.

Depuis sa fondation en 1920, Le Nouvelliste constitue une voix forte, crédible et essentielle pour sa communauté. Comptez sur nous pour sauvegarder la mission. Et on compte sur vous pour nous encourager à le faire.