L’art de bien faire les choses

En regardant ce qui vient de se passer à La Tuque, les villes et municipalités de la région et d’ailleurs devraient prendre des notes sur la façon de bien faire les choses lorsque survient une interruption d’eau potable.

Priver 5000 foyers d’eau potable pendant une trentaine d’heures, ce n’est pas une mince affaire. Mais la Ville de La Tuque avait bien préparé le terrain, rejoignant les commerces, les entreprises, les institutions et, surtout, les citoyens pour bien les informer.

Peut-être que les autorités municipales avaient mis le scénario un peu plus dramatique que ce qu’il devait être réellement, surtout avec un retour à la normale devancé de plusieurs heures. Mais au bout du compte, tout le monde est content. Les exemples de citoyens et de commerçants qui ont fait contre mauvaise fortune bon cœur et qui ont su s’organiser adéquatement pour cette période d’interruption sont nombreux. Les critiques, elles, sont beaucoup plus rares.

Le maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay, a parfaitement raison de dire que cette interruption d’eau potable s’est déroulée dans un scénario idéal et qu’il s’agit pour la Ville d’une «bonne pratique». Si une coupure non prévue devait survenir, on se souviendra sans doute de ce qui a été fait en situation savamment calculée.

Ce succès n’est pas seulement dû à la planification matérielle comme l’installation de toilettes chimiques ou la mise en place de citernes d’approvisionnement. Il tient surtout dans l’approche de transparence et de communication efficace qui a été déployée depuis plusieurs semaines déjà.

Les exemples de stratégies proactives de communication qui débouchent sur des succès sont de plus en plus nombreux depuis quelques années dans le monde municipal. À Shawinigan, les consultations et les séances d’information rigoureusement planifiées sur la toponymie, sur l’assainissement des eaux ou, plus récemment, sur le nouveau schéma d’aménagement, donnent généralement lieu à une meilleure information et permettent d’atténuer les critiques mal fondées.

Quand il y a des bons coups, comme celui que toute la communauté latuquoise vient d’accomplir, on doit les saluer. Mais ce serait encore mieux s’ils pouvaient intéresser d’autres municipalités ou d’autres communautés. Des succès comme celui-là doivent absolument servir d’inspiration.