Le Noël du Pauvre célèbre cette année son soixantième anniversaire.

La saison de la générosité

Louis Audet n’avait que huit ans en 1958 quand son père Henri a dit oui à l’idée que lui proposaient Gilles Boulet et Claude Blain, celle d’organiser un téléthon pour venir en aide aux personnes démunies de la région. Mais il s’en souvient comme si c’était hier. Son père lui a dit: «On va faire l’histoire!».

Soixante ans plus tard, on peut dire que Monsieur Audet père avait raison.

Le Noël du Pauvre célèbre cette année son soixantième anniversaire. Mais Henri Audet n’aurait probablement pas voulu qu’il y ait un jour un tel anniversaire. En créant le Noël du Pauvre avec son épouse Marie, il avait mentionné qu’il espérait que l’activité allait être ponctuelle, qu’elle n’ait pas à se perpétuer.

Malheureusement pour le fondateur de Cogeco, la pauvreté existe encore en 2018 et elle frappe encore trop de familles ou de personnes seules. Mais heureusement pour celles-ci, le Noël du Pauvre existe encore, fort d’une histoire de soixante ans et fort de l’implication de milliers de bénévoles au fil des ans. Fort, surtout, de cette indéfectible solidarité que la population de la région manifeste année après année.

Alors tant qu’à avoir un événement qui traverse ainsi les années, aussi bien tout mettre en œuvre pour que ce soit un succès. Que ce soit non seulement une occasion de donner, mais aussi une grande fête, une sorte de célébration de la générosité des gens de la région.

C’est ce qu’est devenu le Noël du Pauvre.

Et le soixantième téléthon a lieu ce soir, sous la présidence d’honneur de Louis Audet, maintenant président exécutif du conseil d’administration de Cogeco et de Cogeco Communication. C’est la deuxième fois qu’il agit comme président d’honneur, ce qui témoigne, une fois de plus, de l’engagement de Cogeco et de la famille Audet dans notre communauté.

Mais avec la période des Fêtes qui approche à grands pas, c’est un autre engagement qui est sollicité. C’est le vôtre. C’est le mien. C’est celui d’une communauté envers elle-même. Envers ses membres moins chanceux. Envers ceux qui sont seuls, ceux qui n’ont pas les moyens de se payer un repas des Fêtes digne de ce nom, ceux qui ne pourront pas offrir un cadeau à leurs enfants, ceux qui ont toutes les difficultés à joindre les deux bouts, ceux qui sont malades, ceux qui vivent l’isolement, la détresse, la solitude.

Ils sont plus nombreux qu’on pense.

En 2017, plus de 4600 familles de la région ont reçu de l’aide dans le cadre du Noël du Pauvre. Le téléthon avait permis d’amasser plus d’un demi-million de dollars.

Le mois de décembre, en plus d’être inévitablement associé aux festivités, aux rassemblements et à la consommation, voit se multiplier les occasions de manifester de la générosité, de témoigner de notre solidarité. Jeudi, la Grande Guignolée des médias a été couronnée de succès parce que vous avez dit oui. Parce que vous avez contribué. Ajoutons à cela le Noël des Nôtres, le Gâteau latuquois, les paniers de Noël, le parrainage d’enfants défavorisés et on se rend vite compte que la générosité est maintes fois sollicitée dans cette saison de la solidarité. Mais chaque fois, vous êtes nombreux à dire oui, à ouvrir votre cœur et à faire un geste de partage.

Répondons, dans la mesure où on peut le faire, aux appels à la solidarité qui nous sont lancés en cette période de forte consommation. Il y a longtemps que la région n’avait pas connu des taux de chômage aussi bas. Mais on parle moins du fait que le taux d’assistés sociaux y est toujours plus élevé qu’ailleurs, que le revenu disponible y est plus bas.

Pour Noël, faisons en sorte que ces disparités s’estompent et que tout le monde puisse passer des bons moments. Sachons, une fois de plus, démontrer un peu d’altruisme, de générosité et de sens de la communauté.

Faisons-nous le plus beau des cadeaux: celui d’aider et de donner. Ça procure une belle et grande satisfaction.