L'Italie compte plus de 3000 morts et ce n’est pas fini!

Combien? À vous de choisir!

ÉDITORIAL / C’est inévitable. Des morts, il y en aura. Des centaines peut-être. Juste au Québec. Un grand-père, une tante, un ami, un collègue de travail? C’est inévitable. En attendant, nous avons encore la chance de garder espoir et cet espoir passe par un respect à toute épreuve des mesures exigées par les autorités gouvernementales. Plus elles seront suivies, moins il y aura de morts. C’est aussi simple que ça!

Or, on n’a qu’à fréquenter quelques endroits publics pour constater que c’est plus compliqué qu’il n’y paraît d’essayer de sauver des vies. La directive de la Santé publique est pourtant claire: si vous avez 70 ans et plus, vous restez à la maison. Même chose pour ceux qui reviennent d’un voyage à l’étranger. Allez hop! En isolement!

Vous voyez une personne en public qui devrait être en isolement? Dites-lui gentiment de s’en aller chez elle! Faites-lui comprendre que si elle ne le fait pas pour elle, qu’elle le fasse pour les milliers de gens qui tiennent à leur vie et à celles de ceux qu’ils aiment

Le plus choquant, c’est qu’ils se trouvent drôles ces récalcitrants! Vous ne l’êtes pas! Vraiment pas!

Oui, c’est loin d’être facile de changer ses habitudes. Mais on ne parle pas ici d’un petit caprice collectif. C’est une question de vie et... de plusieurs morts. On est en présence d’un virus facilement transmissible, quatre fois plus mortel que la grippe et pour lequel il n’existe aucun vaccin. Regardez en Italie pour vous en convaincre: plus de 3000 morts et ce n’est pas fini! Il faut tout faire pour éviter le même scénario ici, au Québec.

En fait, de respecter ces mesures nous permet de gagner un temps précieux et d’essayer d’aplatir la courbe. Ce qui veut dire d’étirer le nombre de cas sur la plus longue période de temps possible pour éviter de surcharger le système hospitalier. Encore une fois, jetez un œil en Italie: il y a tellement de cas que les médecins doivent choisir entre qui soigner et qui... laisser mourir. C’est épouvantable!

Évidemment, on n’en est pas rendu là au Québec et il faut espérer que la gestion rapide et efficace du gouvernement Legault nous permettra d’éviter le pire.

Le gouvernement ne doit cependant pas s’asseoir sur les compliments qu’il reçoit. On ne le souhaite pas, mais nous ne sommes pas à l’abri d’une catastrophe comme celle vécue en Italie. Sommes-nous prêts? Avons-nous l’équipement nécessaire? Est-il possible d’accélérer les analyses? Nous avons encore du temps devant nous: faisons le nécessaire!

Vous voyez une personne en public qui devrait être en isolement? Dites-lui gentiment de s’en aller chez elle!

Profitons aussi du calme avant la tempête pour partager notre appréciation envers le personnel soignant. Des jours difficiles sont à nos portes et des mots de gratitude leur donneront sûrement l’énergie requise pour faire face aux longues et épuisantes heures de travail. Un merci, un sourire. Mais la plus grande marque de solidarité que l’on puisse exprimer envers les employés de la santé est assurément de suivre les mesures d’hygiène et de confinement en vigueur.

C’est inévitable, il y en aura des morts. Combien? À vous de choisir. En attendant, restez chez vous si vous avez 70 ans et plus et si vous avez récemment voyagé, évitez les rassemblements (vous avez compris, les jeunes?), gardez une bonne distance avec vos interlocuteurs, lavez-vous les mains régulièrement et profitez donc de cette pause obligatoire pour prendre soin de ceux qui vous entourent.

Il y aura un après-COVID-19. Des jours de reconstruction économique et communautaire nous attendent à la fin de cette pandémie. Essayons donc de rester tous là pour surmonter ces «futiles» épreuves ensemble.