«À quand les vacances de la reconstruction?» - Les fans du Canadien

C’est le temps des vacances

Pour des milliers de Québécois, l’heure des vacances a enfin sonné. Bien sûr, les deux indélogeables semaines de la construction commencent maintenant, mais la période en est aussi une de choix pour tous les autres qui ont le loisir de choisir le moment du grand décrochage. La région croise les doigts pour connaître une autre grande saison sur le plan touristique, elle qui jouit d’une popularité de plus en plus grande auprès des vacanciers québécois.

Le sondage annuel mené par la firme Léger pour le compte du CAA-Québec révélait récemment que la Mauricie vient dans le peloton de tête des régions considérées par les Québécois comme destination de vacances. Selon ce sondage, 51 % des Québécois prendront des vacances au Québec, incluant les 16 % qui ont choisi de rester à la maison. Treize pour cent prendront la route des États-Unis, 12 % iront dans une autre province canadienne, alors que 8 % prévoyaient des vacances en Europe.

Quand on décortique les réponses relatives à la destination, on constate que la Mauricie est mentionnée par 12 % des répondants. La région de la Capitale-Nationale arrive bonne première avec 20 %. Suivent la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine avec 19 %, les Laurentides et l’Estrie à 15 %, le Bas-Saint-Laurent et le Saguenay à 14 %.

À titre comparatif, la région n’avait été mentionnée que par 8 % des répondants en 2017, et par 7 % en 2016. Déjà, il s’agit d’une progression remarquable.

Un autre sondage, celui-là mené pour le ministère du Tourisme, révèle aussi que la majorité des Québécois prévoient voyager au Québec. Parmi les Québécois sondés, 47 % ont l’intention de séjourner au moins une nuit hors de leur lieu de résidence et de ce nombre, plus d’un voyageur québécois sur deux visitera le Québec durant les vacances de la construction, loin devant l’Ontario (14 %), les États-Unis (13 %) et l’Europe (6 %).

Le séjour type des Québécois qui voyageront au Québec durera en moyenne 3,9 nuits et entraînera des dépenses touristiques de 750 $. Les régions les plus prisées sont une fois de plus celles de Québec (24 %), de Charlevoix (13 %), des Cantons-de-l’Est (12 %), des Laurentides (12 %) et de la Gaspésie (11 %). Pas de traces de la Mauricie dans les faits saillants de ce sondage, mais on peut présumer qu’elle n’est pas très loin derrière.

L’an passé, la performance de la Mauricie sur le plan touristique était en partie attribuable à la gratuité dans les parcs nationaux du Canada en raison du 150e anniversaire de la Confédération canadienne. Le parc national de la Mauricie avait accueilli pas moins de 346 000 visiteurs en 2017.

Mais la tendance plus générale observée au cours des dernières années est certainement attribuable à d’autres facteurs, dont la présentation des spectacles de la série hommage du Cirque du Soleil à l’Amphithéâtre Cogeco. Les établissements hôteliers et les restaurants de Trois-Rivières le constatent chaque été depuis 2015. Ajoutons à cela la popularité du tourisme de plein air et de l’agrotourisme et on obtient une autre partie de l’explication de la popularité croissante de la région comme choix de destination.

Le tourisme joue un rôle de premier plan dans l’économie de la région, alors qu’on estime que les retombées économiques annuelles se situent autour de 439 millions de dollars. Le nombre de visiteurs s’élève à environ 5 millions de visiteurs annuellement.

Il n’est pas étonnant qu’on mette de plus en plus d’efforts et de budgets pour faire la promotion de la région, ici comme à l’étranger. C’est une activité qui rapporte. Beaucoup.

Et si les intervenants touristiques y sont pour beaucoup dans ce succès et dans ces initiatives, il importe de mentionner que nous avons, en tant que population, un rôle à jouer. L’accueil chaleureux d’amis ou de membres de la famille, la courtoisie envers des touristes qu’on croise en différents endroits, la patience derrière un automobiliste ayant une plaque d’immatriculation d’une autre province ou des États-Unis... tout ça aussi peut faire une différence.