Le pont Laviolette

2017: une année d'anniversaires

Montréal a beau fêter son 375e anniversaire et le Canada son 150e, la région n'est pas en reste avec un paquet d'anniversaires qui ne seront pas tous soulignés, mais qui méritent certainement un petit clin d'oeil historique.
On a pu remarquer que Montréal, qui vient d'entrer dans l'année de son 375e, a déjà claironné son calendrier de festivités sur tous les réseaux généralistes francophones dans une grande infopub bien léchée. On a aussi pu constater que le 150e anniversaire de la Confédération entraîne déjà une déferlante d'invitations en provenance d'Ottawa. Celle concernant l'accès gratuit aux parcs nationaux et aux lieux historiques nationaux du Canada semble particulièrement prisée.
Dans la région, il suffit de consulter le spécialiste en clins d'oeil historiques, François Roy, pour découvrir ces anniversaires et quelques-unes des anecdotes qui y sont associées. Communicateur, passionné d'histoire et ancien directeur des communications à la Ville de Trois-Rivières, il est toujours aussi volubile quand il s'agit de voyager quelques décennies ou quelques siècles en arrière.
Pour lui, la région n'est pas en reste même si les anniversaires soulignés sont peut-être moins spectaculaires que ceux de Montréal ou du Canada. 
L'année 2017 marque notamment le 50e anniversaire du Grand Prix de Trois-Rivières, même si celui-ci n'en sera qu'à sa 48e édition. Le Grand Prix avait été créé en 1967 mais avait dû être interrompu dans les années 80 pour des raisons financières.
Ce n'est pas le seul demi-siècle important pour la région. Le 20 décembre 2017 marquera le cinquantième anniversaire de l'inauguration du pont Laviolette. On aurait pu espérer sa mise en lumière pour souligner cet anniversaire, comme il en avait déjà été question peu avant l'an 2000, puis lors du 375e anniversaire de la ville en 2009. Mais Montréal a finalement pris les devants et illuminera son pont Jacques-Cartier pour le 375e de la ville...
Toujours à Trois-Rivières, il faut ajouter le cinquantenaire du complexe architectural comprenant la maison de la culture, la bibliothèque Gatien-Lapointe et l'hôtel de ville.
Si on remonte un peu plus loin dans l'histoire, on constate que 2017 sera aussi une occasion de célébrer pour les gens de Sainte-Anne-de-la-Pérade, qui soulignent le 350e anniversaire de l'endroit.
Il se trouvera toutefois peu de monde pour célébrer le 250e anniversaire de la fondation du premier journal à Trois-Rivières, La Gazette des Trois-Rivières. C'est Ludger Duvernay qui, en 1817, est débarqué chez nous avec sa presse rudimentaire pour produire cet hebdomadaire consacré à l'actualité locale, nationale et internationale, offrant aussi à ses lecteurs des extraits d'oeuvres littéraires et même des articles scientifiques. Sa publication, dit-on, amorçait la décentralisation de la vie intellectuelle dans le Bas-Canada, hors Québec et Montréal.
Il y a également peu de chances qu'on célèbre certains anniversaires plus tristes, même si on risque fort d'en entendre parler. L'année 2017 marque le 25e anniversaire de la fermeture de la CIP, le dixième anniversaire de la fermeture de la Belgo et le 40e anniversaire de la fermeture de la St-Maurice Paper. Un peu comme si les papetières de la région s'étaient donné le mot pour avoir le moins de rappels historiques de leur fermeture...
Enfin, sur une note plus inusitée, le plus spectaculaire des anniversaires, pour l'année qui vient, demeure le 450e de l'arrivée au lieu-dit des Trois-Rivières du père Pacifique Duplessis, considéré comme le premier maître d'école au pays. Ce récollet se consacra à l'évangélisation des Amérindiens, à l'instruction des enfants et aux soins des malades.
On ne fera pas de grosses fêtes coûteuses pour tous ces événements. Mais collectivement, il est bon de se souvenir de ces événements qui, à leur façon, ont contribué à faire de la région ce qu'elle est aujourd'hui.