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Opinions

Une promotion, oui mais...

ÉDITORIAL / François-Philippe Champagne vient de prendre du galon dans le conseil des ministres de Justin Trudeau. En héritant du ministère des Affaires étrangères, il devient le chef de la diplomatie canadienne, qui a beaucoup de pots à recoller par les temps qui courent. C’est une marque de reconnaissance et de confiance. Mais il y a un bémol. Le gouvernement de Justin Trudeau perd un formidable gars de terrain qui était particulièrement à l’aise et efficace avec le portefeuille de l’Infrastructure et des Collectivités.

Le fait que le député de Saint-Maurice–Champlain soit de nouveau ministre ne surprend personne. Il est un des rares libéraux québécois en dehors de la métropole à avoir sauvé son siège et son bulletin comme ministre est impeccable. Il s’est rapidement imposé comme un élément solide de l’équipe ministérielle de Justin Trudeau et s’est surtout révélé un habile communicateur, ce qui est essentiel pour la transmission des messages du gouvernement.

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L’ancienne ville que l’on dépouille...

ÉDITORIAL / La décision qu’on voyait venir depuis plusieurs mois a été confirmée la semaine dernière: la Ville de Trois-Rivières n’a, semble-t-il, pas d’autres choix que de démolir l’aréna Jean-Guy Talbot. Même s’il y a un projet de construction d’un autre complexe sportif sans glace, il n’en demeure pas moins que c’est une partie du secteur Cap-de-la-Madeleine qu’on déconstruit. Encore.

Éditorial

Des munitions sur un plateau d’argent

ÉDITORIAL/ On aurait voulu écrire un scénario d’une série dramatique à saveur politique, on n’aurait pas pu mieux faire que ce qui s’est produit vendredi aux audiences entourant le processus de destitution du président Donald Trump. Celui-ci a franchi les limites de l’intimidation en s’en prenant directement, via Twitter, à l’ex-ambassadrice des États-Unis en Ukraine alors que celle-ci témoignait devant un comité de la Chambre des représentants. Ce tweet de Donald Trump pourrait être lourd de conséquences.

Personne ne s’attendait à ce que le témoignage de Marie Yovanovitch soit déterminant dans le processus de destitution en cours. Elle avait été démise de ses fonctions en Ukraine avant que survienne la tentative d’ingérence du président et de son avocat Rudy Giuliani auprès du nouveau président Volodymyr Zelensky pour que l’Ukraine fasse enquête sur l’aspirant candidat démocrate à la présidentielle, Joe Biden, et sur son fils Hunter, qui a déjà siégé au conseil d’administration du groupe gazier ukrainien Burisma.

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Et dire qu’on en parle encore...

ÉDITORIAL / Ça fait déjà plusieurs années qu’on parle du doublement de l’autoroute 55 entre Bécancour et l’autoroute 20 et manifestement, cela ne semble être une priorité pour aucun gouvernement. Les élus de Bécancour, de Nicolet et même de la Mauricie ont beau réitérer cette demande année après année ou presque, il s’agit toujours du seul tronçon de l’autoroute 55 qui n’est pas doublé. Il serait grand temps de régler cela.

Il y a quatorze mois, en pleine campagne électorale, le premier ministre François Legault avait pourtant été clair. «Il est temps qu’on arrête de parler et qu’on le fasse. Il faut que ça avance», avait-il soutenu en entrevue au Nouvelliste. Son parti a depuis été porté au pouvoir. Et rien n’indique que le dossier avance.

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Open, start-up, coworking...

ÉDITORIAL / La Société Saint-Jean-Baptiste de la Mauricie a bien raison de s’inquiéter de la montée de l’anglais dans le paysage de la communauté d’affaires et dans la revitalisation économique du centre-ville de Trois-Rivières. Elle met le doigt sur une tendance perpétuellement observable selon laquelle les mots anglais ont la cote dans le domaine des affaires, particulièrement lorsqu’il est question de nouvelles technologies.

Cette tendance qui consiste à recourir à des mots anglais aguicheurs n’est pas nouvelle, mais disons qu’elle est particulièrement intense dans le domaine de la création d’entreprises innovantes. Le fait que le nouveau district entrepreneurial innovant de Trois-Rivières s’appelle «Open» ou que celui de Shawinigan s’appelle encore «DigiHub» en témoigne.

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Cusson et le PLQ: un défi sur mesure

ÉDITORIAL — Si des rumeurs circulaient depuis quelques semaines, voire quelques mois, concernant une candidature possible d’Alexandre Cusson à la direction du Parti libéral du Québec, voilà qu’elles viennent certainement de s’intensifier d’un cran. Le maire de Drummondville quitte ses fonctions de président de l’Union des municipalités du Québec, poste qu’il occupait depuis 2017. Il est peut-être le candidat dont le PLQ a besoin pour reconquérir les régions.

Jusqu’à tout récemment, le maire de Drummondville laissait circuler les rumeurs le concernant. Mais cette démission comme président de l’UMQ signifie certainement qu’il souhaite approfondir sa réflexion sans que cette distraction porte ombrage à l’organisme.

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Quand ça fait notre affaire...

ÉDITORIAL — Les indices de bonheur et autres classements de villes ayant une bonne qualité de vie se suivent et ne se ressemblent pas. Le plus récent palmarès, publié dans le magazine L’Actualité, place Trois-Rivières dans le peloton de tête des villes québécoises où il fait bon vivre. C’est intéressant, même si un tel classement soulève toujours son lot de critiques.

Le palmarès des villes québécoises a été extrait par L’Actualité du classement national Best Communities in Canada 2019 réalisé par le magazine Maclean’s qui a mesuré la qualité de vie dans les municipalités de 10 000 habitants et plus partout au pays. Si Trois-Rivières se classe au cinquième rang parmi les villes du Québec, à l’échelle canadienne la ville dégringole au 67e rang.

Éditorial

Une question de bonne volonté

ÉDITORIAL/ Les histoires de classeurs vides et de documents passés à la déchiqueteuse lorsqu’un nouveau député s’installe reviennent dans l’actualité presque à chaque élection depuis quelques années. La passation des dossiers, d’un député à son successeur, est un acte qui repose malheureusement sur la bonne volonté et le sens civique des personnes en présence. Manifestement, il faudra peut-être des règles pour que ce soit une démarche obligatoire et respectée.

Il est en effet dommage de constater que des personnes n’accordent pas trop d’importance à ce nécessaire passage de flambeau. Parce qu’au-delà de faciliter la transition et le suivi de certains dossiers actifs dans la circonscription, une passation des dossiers envoie surtout un message capable d’atténuer le cynisme de la population envers les élus. Un message selon lequel il est possible de s’écarter de considérations bêtement partisanes pour que deux individus puissent démontrer qu’ils travaillent pour les intérêts de la population de la circonscription qu’ils représentent.

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Un premier gros cafouillage

ÉDITORIAL / Heureusement que l’énoncé économique du ministre des Finances du Québec, Éric Girard, était spectaculairement positif parce que la semaine du gouvernement Legault aurait été catastrophique. Le cafouillage entourant la réforme d’un programme en matière d’immigration constitue le premier épisode où le gouvernement Legault frappe son Waterloo. Un nuage qui vient assombrir la lune de miel qui semblait se prolonger depuis l’élection d’octobre 2018.

Ce n’est certainement pas la volte-face du ministre Jolin-Barrette qui viendra régler ce faux pas qui a fait passer pour sans coeur le gouvernement caquiste. Mais l’ajout d’une clause de droits acquis pour les étudiants et travailleurs étrangers déjà installés au Québec était la moindre des choses à faire dans les circonstances.

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Prudence et cohérence

ÉDITORIAL / Si Trois-Rivières se classe avantageusement dans le palmarès des villes où il fait bon vivre, on ne peut pas dire qu’il en va de même à l’intérieur du conseil municipal. La division, qui semble avoir survécu à l’élection d’un nouveau maire, est maintenant exacerbée par des décisions portant sur la pertinence d’appuyer financièrement des événements.

Le plus inquiétant, c’est que la prudence que prône une majorité de conseillers est vue comme de l’opposition systématique, comme une volonté d’empêcher le développement de la Ville. Alors que dans les faits, le refus d’accorder une aide financière d’urgence aux Aigles ou une subvention exceptionnelle à l’organisation du GP3R pour un événement de Rallycross hivernal repose davantage sur une volonté de voir clair dans le budget avant de donner des centaines de milliers de dollars ici et là.

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Un pas vers la diversification

ÉDITORIAL / Le nouveau pacte fiscal que vient de conclure le gouvernement Legault avec les municipalités ouvre enfin la porte à certaines mesures de diversification des revenus des municipalités. Timidement. Mais l’intention y est et c’est une porte dans laquelle le monde municipal doit s’assurer de garder un pied dans cet entrebâillement pour que des mesures encore plus significatives soient déployées en ce sens.

Le nouveau pacte fiscal prévoit enfin le transfert de la croissance d’un point de la TVQ aux municipalités, ce qui représente une somme de 660 millions de dollars sur cinq ans. Les municipalités exigeaient depuis longtemps le transfert d’un point de TVQ mais finalement, ce à quoi le gouvernement consent, c’est le retour d’une somme équivalant aux intérêts sur un point de TVQ. La mesure a tout de même été accueillie favorablement par l’Union des municipalités du Québec et par la plupart des villes qui en font partie, dont Trois-Rivières et Shawinigan.

Éditorial

La Ville et le sport

Éditorial/ Visiblement, certains conseillers de la Ville de Trois-Rivières ont des réticences à injecter de l’argent public dans les événements sportifs de la région. Cette semaine, la conseillère Mariannick Mercure a fait une autre sortie éclatante en mentionnant que l’administration trifluvienne dilapidait les fonds publics en subventionnant l’organisation du Grand Prix de Trois-Rivières. Rien de moins.

Il y a quelques semaines, c’est la direction des Aigles de la ligue Can-Am qui se heurtait à la valse-hésitation des élus trifluviens. Il est tout à fait justifié de bien évaluer une demande d’aide financière avant de l’accorder. Cela s’inscrit même dans les responsabilités inhérentes à la fonction d’un élu. Mais il ne faudrait quand même pas tomber dans la démagogie, l’exagération et les raccourcis.

Dans le cas du Grand Prix de Trois-Rivières, qui sollicite une aide supplémentaire de 100 000 $ pour organiser une activité hivernale (la Ville donne déjà au GPTR une subvention de 914 000 $ pour les courses estivales), il est primordial de considérer ses retombées avant de crier haut et fort qu’il s’agit d’un gaspillage de deniers publics. Le GP3R attire chaque été des milliers de touristes de l’extérieur. Les hôtels sont pleins et on parle de retombées directes évaluées à environ 12 millions $.

Mme Mercure, reconnue pour ses convictions environnementales, voit les choses différemment. Elle voudrait que l’argent soit investi ailleurs (transport collectif). Elle prétend aussi que ce sont plutôt 1,5 million de dollars que la Ville de Trois-Rivières met dans le GP3R. Elle y inclut notamment l’argent consacré pour les murets et l’asphalte. Bref, les visions sont différentes et ça risque de faire des flammèches à la prochaine assemblée publique.

Oui, il s’agit d’investissements majeurs qui méritent réflexion mais qui peuvent considérablement changer le portrait touristique d’une région. Prenons l’exemple de l’Amphithéâtre Cogeco. Il y a eu plusieurs levées de boucliers lorsque la Ville a dû allonger les 26 millions $ nécessaires pour sa construction. Qui remet en doute cet investissement aujourd’hui alors que cette infrastructure est devenue le symbole touristique de la région? Personne.

Même constat du côté du nouveau colisée de Trois-Rivières. Sa construction n’est même pas terminée et on parle déjà de la possibilité d’attirer des tournois majeurs comme les Cœurs Scott. 

C’est tellement difficile de mettre en place des événements qui ont un impact significatif qu’il faut faire preuve d’une grande prudence avant de les remettre en question.

Et ce n’est pas seulement une question de retombées. Il faut également prendre en considération l’utilisation de ces installations faite par les citoyens eux-mêmes. Des milliers de jeunes et de sportifs adultes vont bénéficier du nouveau colisée. Du côté des Aigles de Trois-Rivières, il y a de nombreux amateurs de bon baseball en région et il est peut-être justifié de leur offrir un bon spectacle. Pour autant, évidemment, que ceux-ci soient au rendez-vous.

On peut comparer cela à l’argent investi dans nos attraits touristiques culturels. Est-ce que ceux-ci nagent dans les surplus? Non! Est-ce qu’ils dilapident les fonds publics? Encore non! Leur présence assure une diversité et une vitalité dont bénéficient tant les touristes que les gens de la région.

On le répète, cela ne veut pas nécessairement dire qu’il faut allonger les subventions sans poser de questions. Est-ce que l’activité hivernale proposée par le GP3R est la meilleure option alors que la question «d’urgence climatique» est la préoccupation de l’heure? La question est légitime. Est-ce que cela justifie pour autant d’arrêter de financer le grand prix trifluvien? Voyons donc!

L’important dans tout ça, c’est de rester honnête dans les discussions et d’éviter les débordements émotifs. Il serait d’ailleurs plus constructif que certains élus de Trois-Rivières expriment leurs désaccords de façon moins excessive et dans le cadre politique prévu à cet effet. Cela permettrait peut-être de préserver un semblant de bonne entente qui commence à s’étioler au conseil de ville.

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Pourrait-on aussi reporter Noël?

ÉDITORIAL / Avis à ceux qui espèrent lire un éditorial percutant sur un sujet sérieux ou une analyse vulgarisatrice d’un quelconque grand débat de société: ne lisez pas plus loin. Nous sommes le 31 octobre, c’est la fête de l’Halloween et il est permis d’avoir du plaisir. Ça vaut aussi pour l’éditorial. À moins que je décide unilatéralement de reporter à demain ou à samedi ce plaisir coupable. Après tout, des villes le font...

Plusieurs villes, dont Trois-Rivières, ont décidé de reporter à vendredi la collecte de bonbons de l’Halloween. On ne sait pas trop de quel droit des gouvernements municipaux ont pris une telle décision mais elles l’ont prise, probablement avec les meilleures intentions du monde. Mais quand même. Si on est rendu à déplacer l’Halloween...

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En route vers le centenaire

ÉDITORIAL / Votre quotidien régional entre aujourd’hui dans sa centième année d’existence. Et pour s’y rendre, on sait déjà que le chemin sera sinueux et que des obstacles se dresseront sur cette route. Mais l’équipe est plus que jamais déterminée à permettre à ce journal d’atteindre dignement son centenaire, à le célébrer comme il se doit et, surtout, à préparer le trajet pour bien d’autres décennies encore.

Depuis l’annonce de la mise sous protection des tribunaux, le 19 août dernier, les employés du Groupe Capitales Médias – dont fait partie Le Nouvelliste – vivent dans l’insécurité. Notre avenir se joue bien au-dessus de nos têtes. Mais au lieu d’avoir des mines basses, les employés ont décidé de demeurer optimistes et de continuer à faire ce qu’ils font de mieux: sortir un journal chaque jour.

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Élection partielle, éclipse totale?

ÉDITORIAL — On connaît maintenant la date de l’élection complémentaire dans la circonscription provinciale de Jean-Talon. Elle aura lieu le 2 décembre. L’enjeu a beau être considérable pour les différents partis représentés à l’Assemblée nationale, il l’est davantage pour les libéraux, qui pourraient ne plus avoir de député à l’est de Montréal. Le Parti libéral cherchera à éviter cette éclipse totale.

L’élection de 2018 n’avait laissé, sur la carte électorale du Québec, que deux taches rouges à l’est de la métropole: Roberval, avec Philippe Couillard, et Jean-Talon, avec Sébastien Proulx. Les deux ont démissionné, forçant la tenue d’élections complémentaires. La CAQ s’était emparée de Roberval sans difficulté en décembre dernier, reléguant le Parti libéral au troisième rang dans la circonscription.

Éditorial

Un pilier nommé Louis Plamondon

ÉDITORIAL/ C’est à la fois une marque de confiance et de respect que le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a eue pour Louis Plamondon, jeudi, en lui confiant le rôle de président du caucus de cette formation politique. Le doyen de la Chambre des Communes entreprend son onzième mandat comme député, une expérience qui pourra profiter aux nouveaux élus bloquistes aussi bien qu’aux députés réélus ou même au chef lui-même.

Louis Plamondon a déjà été président du caucus du Bloc québécois. C’est une fonction qu’il connaît bien et qui lui va comme un gant. L’homme est posé, rassembleur et inspire une certaine sagesse. À 76 ans, il est toujours animé de la même passion.

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Nicolet et son île mystérieuse

ÉDITORIAL / Elle est plus qu’intéressante cette volonté, exprimée fortement par la mairesse de Nicolet et par ses collègues du conseil municipal, de mettre en valeur l’île Moras et de redonner à la population un accès à ce joyau écologique. À l’approche du 350e anniversaire de la ville, qui sera célébré en 2022, cela pourrait être l’occasion pour le gouvernement fédéral de confirmer la rétrocession de ce territoire à la Ville de Nicolet.

Les dernières années nous ont démontré que Nicolet a développé un savoir-faire dans la mise en valeur de milieux naturels. Le parc écologique de l’Anse-du-Port et sa passerelle de bois en sont un bel exemple. Imaginons un instant qu’on puisse enfin développer un plan écotouristique à la hauteur du potentiel de l’île Moras. Cela deviendrait un élément déterminant dans l’offre touristique de la ville et de la région entière.

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Le gentleman et l’élève modèle

ÉDITORIAL / S’il est toujours intéressant de voir arriver de nouvelles figures dans le paysage politique de la région, à la suite d’une élection, il est certainement plus difficile de voir partir des hommes et des femmes qui ont consacré quelques années de leur vie au service de la population. Robert Aubin et Ruth Ellen Brosseau méritent respect et reconnaissance pour ces huit dernières années.

Huit années à faire de la politique autrement et humblement. À faire de la politique en étant près des gens, en ayant résolument une approche tournée vers l’humain et en représentant un parti qui n’avait encore jamais été représenté dans la région.

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Et si la région avait deux ministres?

ÉDITORIAL / La Mauricie n’a beau avoir élu qu’un seul député libéral lundi mais elle pourrait bien se retrouver avec deux ministres dans le prochain cabinet de Justin Trudeau. Il ne fait pas de doute que François-Philippe Champagne pourrait être récompensé d’avoir sauvé Saint-Maurice–Champlain et pour ses services efficaces comme ministre dans le précédent gouvernement. Mais il ne faut pas oublier qu’un petit gars de La Tuque est parmi les principaux prétendants au poste de ministre de l’Environnement.

Steven Guilbeault a été élu dans Laurier–Sainte-Marie avec plus de 8500 voix de majorité sur la candidate néo-démocrate Nimâ Machouf, qui tentait de sauver le fort détenu par Hélène Laverdière depuis que celle-ci avait battu le chef bloquiste Gilles Duceppe par plus de 5000 voix. L’entrée en politique de Steven Guilbeault est réussie.

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Le pari perdu d’Yves Lévesque

ÉDITORIAL / Justin Trudeau a perdu des plumes, mais il a sauvé les meubles. Il obtient un gouvernement minoritaire, certes, mais un gouvernement minoritaire somme toute assez fort. Et la région, d’un bleu bloquiste, peut pousser un soupir de soulagement d’avoir encore un député au gouvernement.

Les résultats de cette soirée électorale présentent certainement quelques signaux d’alarme pour le Parti libéral. À commencer par une absence totale de députés en Alberta et en Saskatchewan, un pourcentage des suffrages exprimés inférieur à celui des conservateurs et de lourdes pertes au Québec. La vaguelette bloquiste a balayé plusieurs circonscriptions néo-démocrates qui avaient survécu à l’élection de 2015, dont Trois-Rivières et Berthier-Maskinongé.

Éditorial

Un signal clair pour un meilleur signal

ÉDITORIAL/ Il y a un peu plus d’un an, alors qu’il était en campagne électorale, François Legault avait promis que si un gouvernement de la CAQ était porté au pouvoir, toute la province allait avoir un accès à Internet haute vitesse et à la téléphonie cellulaire d’ici 2022. Il évaluait un tel engagement à 400 millions $ sur quatre ans. Vendredi, Québec a lancé un appel de projets doté d’une enveloppe de 100 millions $, ce qui devrait permettre de desservir 70 000 foyers et plusieurs milliers d’entreprises. C’est un signal clair... pour un meilleur signal.

Il faut surtout savoir que la réalisation d’un tel engagement est extrêmement complexe. Notamment en raison du partage des coûts entre Québec et Ottawa et de la difficulté que pose la paralysie des dossiers en raison de la présente campagne électorale.

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Problème de communication

ÉDITORIAL / Il y a de grands mystères dans le monde des communications politiques. Jeudi, Justin Trudeau a pris la peine de faire un arrêt à Trois-Rivières, dans cette dernière ligne droite de la campagne électorale, mais n’a pas été en mesure de fournir une réponse cohérente à l’action de son gouvernement en ce qui a trait au train à grande fréquence. Et ce que l’on retient de son point de presse? Qu’il refuse de se mouiller pour la réalisation du projet.

Peut-être que le chef libéral n’avait pas envie de prendre un engagement pour lequel il n’a encore aucune idée du niveau de réalisme. Mais il aurait été sage d’avoir une réponse qui n’aurait pas laissé une impression négative, surtout compte tenu des efforts récemment faits par son propre gouvernement dans ce dossier.

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Réfléchir pour mieux faire

ÉDITORIAL / Les conseillers municipaux trifluviens Claude Ferron et Mariannick Mercure réclament une réflexion sur la réfection de la piscine du terrain de l’Exposition. Ou une réflexion plus large sur l’offre de loisirs aquatiques à Trois-Rivières. Voilà une intervention appropriée, surtout dans un contexte où la Ville doit injecter des sommes importantes et où, pour une rare fois, des voix s’élèvent pour réclamer un complexe aquatique public digne de ce nom.

Déjà, on sait que la réfection de la piscine du terrain de l’Exposition pourrait coûter jusqu’à 16 millions $. Une telle intervention est nécessaire et entraînera la fermeture de la piscine pendant plusieurs mois. Le scénario de réfection et le calendrier des travaux ne sont pas encore connus. Mais on sait que ça devra se faire, ne serait-ce que pour respecter cet élément majeur du patrimoine trifluvien.

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Le mystère Trois-Rivières

ÉDITORIAL / À moins de six jours du scrutin, bien malin celui ou celle qui pourrait prédire le résultat dans la circonscription de Trois-Rivières. Le plus récent sondage Mainstreet donne le candidat conservateur Yves Lévesque en avance dans les intentions de vote, à 30,3 % et démontre aussi une évolution considérable depuis le premier coup de sonde mené à la veille du déclenchement de la campagne électorale.

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La tendance se maintiendra-t-elle?

ÉDITORIAL / La campagne électorale qui tire à sa fin a beau être plutôt terne selon certains, il n’en demeure pas moins qu’elle est un préambule essentiel à un exercice qui demeure encore un grand privilège et dont l’importance n’est pas moindre. Malgré le cynisme ambiant, l’indifférence de certains électeurs ou l’impression de «pareil au même», voter est un geste fort et nécessaire. Et si on se donnait comme objectif de faire grimper le taux de participation?

Depuis vendredi et jusqu’à lundi inclusivement, il est possible de voter par anticipation dans le cadre de cette quarante-troisième élection générale au Canada. Quatre jours de scrutin anticipé, qui font eux-mêmes suite à cinq jours de vote sur plusieurs campus d’institutions d’enseignement postsecondaire, voilà certainement une façon de permettre au plus grand nombre d’électeurs de voter sans être limité à la journée même du scrutin. Un millier d’électeurs ont déjà voté sur le campus de l’UQTR, la moitié de ceux-ci étant des électeurs de la circonscription de Trois-Rivières et l’autre moitié des électeurs inscrits dans d’autres circonscriptions électorales.

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Les vendeurs du temple

ÉDITORIAL / C’est certainement une bonne chose d’avoir mis un terme au processus de vente de l’église Saint-Jean-de-Brébeuf au Centre culturel islamique de la Mauricie. Plus on avançait dans ce dossier, plus on avait l’impression que c’était une démarche improvisée et qui dérogeait aux mesures élémentaires de consultation qu’un tel projet nécessite. Les paroissiens ont été mis devant le fait accompli. Ou presque.

Il aura fallu l’intervention de l’évêque du diocèse de Trois-Rivières, jeudi, pour que le processus en cours soit interrompu. Mieux vaut, s’il faut réellement vendre cette église, tout reprendre à zéro et mettre dans le coup les membres de la communauté autrement que par des comptes rendus dans le semainier paroissial.

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On allait presque oublier les Forges

ÉDITORIAL / La campagne électorale dans la circonscription de Trois-Rivières n’a pas donné lieu, jusqu’à maintenant, à de vifs accrochages entre les principaux candidats. Les aspirants au poste de député parlent même presque à l’unisson sur les trois principaux enjeux locaux que sont le train à grande fréquence, le développement de l’aéroport et celui du port de Trois-Rivières. On avait presque oublié de parler des Forges du Saint-Maurice. Presque.

C’est le candidat néo-démocrate Robert Aubin qui a ramené le lieu historique national au rang de priorité électorale, lundi. C’est vrai qu’en sa qualité de député sortant, il avait eu l’occasion d’assister aux rencontres tenues au sujet du plan directeur 2019-2029 des Forges du Saint-Maurice, en juillet dernier. Il a aussi été témoin, au cours de ses huit dernières années comme député, de ce qu’il n’est pas exagéré d’appeler l’abandon du site.

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Le couvercle sur la marmite

ÉDITORIAL / Heureusement que le premier ministre François Legault et son ministre responsable de la Langue française, Simon Jolin-Barrette, ont fait volte-face, lundi, dans cette invraisemblable histoire du «Bonjour-Hi». Ç’aurait été un dangereux précédent si le gouvernement avait voulu légiférer, de quelque façon que ce soit, pour interdire cette formule d’accueil dans les commerces.

Il est vrai que la problématique touche moins les régions que la métropole. Mais l’essence même du débat que soulevait cette possibilité de voir le gouvernement intervenir est une préoccupation qui devrait toucher tous les citoyens. Depuis quand un gouvernement peut-il se mêler d’intervenir sur la communication orale entre des individus? Bannir une expression aurait certainement été une brèche dans la liberté que des citoyens ont de communiquer entre eux et de s’exprimer. Et on imagine qu’une telle porte ouverte aurait pu déboucher sur des abus et sur la tentation d’aller encore plus loin dans le contrôle de l’oralité du langage.

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L’exception à la règle

ÉDITORIAL / Se pourrait-il qu’une des plus belles histoires d’adoption soit celle de Ruth Ellen Brosseau par les électeurs de Berthier-Maskinongé? Si on se fie aux résultats du plus récent sondage Mainstreet mené pour Le Nouvelliste et le Groupe Capitales Médias, c’est un constat qui est possible. La députée sortante pourrait être une des rares membres du caucus néo-démocrate à sauver son siège au Québec. Sinon la seule.

Sur les différents sites d’agrégation de sondages et de projection de sièges, seul Alexandre Boulerice pourrait survivre à la prochaine élection pour les néo-démocrates au Québec. Mais il ne faudrait pas s’étonner de voir Ruth Ellen Brosseau obtenir un troisième mandat à la Chambre des Communes.

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Un inquiétant manque d’intérêt

ÉDITORIAL / S’il faut en juger par le peu d’intérêt que soulève la présente campagne électorale fédérale, on devrait commencer à s’inquiéter, une fois de plus, du taux de participation qu’on pourra observer le 21 octobre prochain. Même si la présente campagne électorale n’est pas la plus palpitante qui soit, on ne peut que se désoler devant des salles pratiquement vides lors de débats organisés par des institutions ou des organismes dans le cadre de la présente campagne électorale?

Il est pourtant de la responsabilité de chaque électeur de s’informer adéquatement pour exercer son droit de vote et en ce sens, l’organisation de débats réunissant des candidats locaux est un exercice qui mérite une attention particulière.