Martin Francoeur
Pendant ce temps, au tribunal populaire...

Éditorial

Pendant ce temps, au tribunal populaire...

ÉDITORIAL / Les vagues de dénonciations d’agressions sexuelles sur les réseaux sociaux ont quelque chose de libérateur, d’alarmant et de tordu.

Si ces prises de parole sont nécessaires, le canal n’est pas le plus approprié parce qu’il ouvre la porte à toutes sortes de dérapages et parce qu’il érige un tribunal populaire où tout le monde est coupable. Où tout le monde est perdant.

Martin Francoeur
La couleur de l’argent

Éditorial

La couleur de l’argent

ÉDITORIAL / «Il est temps que ce litige se termine, il y a une limite, atteinte, à ce que le système judiciaire puisse tolérer que des justiciables qui n’ont rien à se reprocher et dont la responsabilité n’a jamais été mise en cause subissent une telle attente.»

La juge Dominique Bélanger ne pouvait pas trouver meilleurs mots pour clouer le bec aux assureurs qui souhaitaient obtenir la suspension de l’exécution du jugement rendu au mois d’avril par la Cour d’appel du Québec dans le dossier de la pyrrhotite. Il est temps de dédommager les victimes, tranche la juge. En clair, les quelque 850 victimes de la pyrrhotite qui étaient identifiées comme demandeurs dans cette première vague de recours pourraient être indemnisées dès cette semaine.

Martin Francoeur
Le bon sens frappe un mur

Éditorial

Le bon sens frappe un mur

ÉDITORIAL / À l’heure où le gouvernement de François Legault fait des pieds et des mains pour faire adopter un projet de loi visant à accélérer certains travaux d’infrastructures pour relancer l’économie, le projet de démolition du mur de l’ancienne usine Belgo, le long de la route 153 à Shawinigan, s’embourbe dans des études et des analyses à n’en plus finir. C’en est devenu aussi risible que désespérant.

On peut comprendre l’exaspération du maire Michel Angers et la crainte légitime de tous les automobilistes qui doivent emprunter ce tronçon de la route 153. Cette entrée de la ville, qui offrait jadis une imposante vitrine sur la gloire industrielle de Shawinigan, est devenue un passage dangereux, marqué par ce qu’on appelle avec raison le «mur de la honte».

Martin Francoeur
Une bonne nouvelle pour le Colisée

Éditorial

Une bonne nouvelle pour le Colisée

ÉDITORIAL / On ne sait pas encore quand il y aura du hockey au nouveau Colisée de Trois-Rivières, mais on sait que quand il y en aura, ce sera du hockey professionnel de la ECHL si tout se passe comme prévu.

C’est une bonne nouvelle pour la Ville et pour les amateurs de hockey de la région. C’en est peut-être une moins bonne pour l’Université du Québec à Trois-Rivières, qui espérait voir les Patriotes comme seuls occupants de la nouvelle glace. Souhaitons maintenant que l’option de la cohabitation soit encore sur la table.

Martin Francoeur
Forges du Saint-Maurice: on attend toujours

ÉDITORIAL

Forges du Saint-Maurice: on attend toujours

ÉDITORIAL / Le lieu historique national des Forges-du-Saint-Maurice ne serait-il devenu qu’un décor qu’on utilise pour des concerts accessibles virtuellement?

La question se pose depuis que l’endroit a servi de toile de fond pour les prestations de trois artistes de la chanson à l’occasion de la fête du Canada. Et derrière les images léchées qu’on nous présente, il y a un site historique qui se meurt faute de budgets suffisants pour l’entretenir et l’animer.

Martin Francoeur
Une réflexion qui s’impose

Éditorial

Une réflexion qui s’impose

ÉDITORIAL / Le conseiller municipal trifluvien Pierre-Luc Fortin a raison quand il dit qu’une réflexion profonde s’impose sur le fait de donner le nom d’une personne à un équipement sportif qui a un haut potentiel de commandites.

 Il est par contre dommage qu’il enchaîne en disant, dans le cas du stade Fernand-Bédard, que si c’était à refaire, ce serait fait différemment.

Martin Francoeur
Serrer la vis devient (malheureusement) nécessaire

Opinions

Serrer la vis devient (malheureusement) nécessaire

ÉDITORIAL / Il y a des images qui commencent à faire craindre le pire.

La perspective de devoir faire marche arrière dans le processus de déconfinement semble possible sinon probable compte tenu de ce relâchement auquel on semble assister depuis quelques semaines. Le sentiment d’invincibilité est devenu trop grand et les gestes de délinquance pourraient faire échouer l’effort soutenu auquel la population est astreinte depuis bientôt quatre mois.

Martin Francoeur
Pas grand-chose à célébrer...

Éditorial

Pas grand-chose à célébrer...

ÉDITORIAL/ Quatre juillet. Jour de l’Indépendance chez nos voisins du sud. Normalement, c’est une grande journée de célébrations au cours de laquelle les familles se réunissent, les résidents des villes, des villages ou des quartiers se rassemblent autour de festivités à grand déploiement. Rien de cela n’aura lieu cette année. Les États-Unis n’ont pas grand-chose à célébrer.

Il y aurait peut-être eu lieu de se réjouir des données encourageantes sur le plan économique, alors qu’on annonçait cette semaine qu’il s’était créé en juin aux États-Unis un nombre record d’emplois. La réouverture de plusieurs commerces et entreprises vient remettre au travail des millions de citoyens qui étaient au chômage en raison de la pandémie de COVID-19. Les quelque 4,8 millions d’emplois créés – ou retrouvés – constituent un record depuis 1939, année où on a commencé à tenir des statistiques sur l’emploi.

Martin Francoeur
Boulet, Blanchet et la PCU

MARTIN FRANCOEUR

Boulet, Blanchet et la PCU

ÉDITORIAL / Il serait peut-être grand temps de revoir un peu les modalités de versement de la Prestation canadienne d’urgence (PCU) parce qu’elle commence à faire mal à plusieurs entreprises qui peinent à combler leurs besoins de main-d’œuvre.

L’intention initiale de verser cette prestation d’urgence aux personnes qui ont perdu leur emploi en raison de la pandémie de COVID-19 était certes louable. La rapidité avec laquelle le gouvernement fédéral a réagi doit aussi être saluée. Mais après un peu plus de trois mois d’existence, force est de constater que la PCU est un bâton dans les roues de la reprise économique dans plusieurs secteurs d’activité.

Martin Francoeur
Cirque du Soleil: un optimisme prudent

Opinions

Cirque du Soleil: un optimisme prudent

ÉDITORIAL / Le Cirque est sauvé, claironnait lundi le président et chef de la direction du Cirque du Soleil, Daniel Lamarre. C’est vrai en partie. Parce que si le recours aux tribunaux pour se placer à l’abri de ses créanciers permet en effet à l’entreprise d’entrevoir de jours meilleurs, il faudra surtout attendre de voir comment se déploiera la reprise progressive des activités de spectacles. Et pour cela, il faudrait une boule de cristal.

Le fait, pour le Cirque du Soleil, de se mettre à l’abri des créanciers constitue une étape du processus visant à rendre l’entreprise plus attrayante pour les repreneurs potentiels. Le plan prévoit notamment des mécanismes pour s’attaquer à la dette de quelque 900 millions $US mais fait place aussi à une injection de liquidités de 300 millions $ dont 200 millions $ provenant d’Investissement Québec, forçant en quelque sorte le maintien du siège social international de la compagnie au Québec.

Martin Francoeur
Deux hommes et leur fierté

Éditorial

Deux hommes et leur fierté

ÉDITORIAL / S’il y a un homme qui devait être ému, mardi soir, lors de la présentation du grand spectacle de la Fête nationale à la télévision, c’est bien l’ex-maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque. Les images spectaculaires de l’Amphithéâtre Cogeco, mettant en valeur l’infrastructure elle-même mais aussi ses environs, la jonction des deux cours d’eau qui la baignent et les treize lettres géantes qui épellent le nom de la ville, avaient de quoi rendre fier n’importe quel Trifluvien. Et à plus forte raison celui qui aura fait de l’Amphithéâtre une réalité, parfois contre vents et marées.

Il faut reconnaître qu’Yves Lévesque y aura été pour beaucoup dans la concrétisation de ce projet d’amphithéâtre, défini comme projet phare du développement de Trois-Rivières sur Saint-Laurent. Quand il a brusquement quitté la vie politique municipale, à la fin du mois de décembre 2018, tout le monde ou presque était d’accord pour dire que l’Amphithéâtre Cogeco aura été le legs principal d’Yves Lévesque à la ville qu’il a dirigée pendant dix-sept ans.

Martin Francoeur
Commandite ou vandalisme?

Opinions

Commandite ou vandalisme?

ÉDITORIAL / Après avoir pratiquement relégué aux oubliettes le nom de Fernand Bédard, voilà qu’on vient de procéder à l’installation d’une enseigne pour honorer la commandite de Quillorama, qui prête son nom au stade du parc de l’Exposition à Trois-Rivières. Le problème, c’est que comme on l’avait fait pour Stéréo Plus il y a quelques années, on masque le mot «stade» gravé dans la partie supérieure de la façade du bâtiment. C’est ni plus ni moins qu’un acte de vandalisme autorisé.

Il y a quelques jours, on a procédé à l’installation de l’enseigne grand format sur laquelle est reproduit le logo de l’entreprise Quillorama, un des principaux commanditaires des Aigles. Cette enseigne recouvre les cinq lettres en relief et intégrées à l’architecture de la façade du stade.

Martin Francoeur
La fierté trifluvienne

Opinions

La fierté trifluvienne

ÉDITORIAL / Trois-Rivières pouvait difficilement espérer une plus belle vitrine que le spectacle télévisé «Le Québec à l’unisson». Les images qu’on a offertes de la ville, de son amphithéâtre, des cours d’eau qui la baignent et de leur saisissant point de rencontre étaient à couper le souffle. Et à déclencher une fierté parfaitement légitime. Bien plus que la fierté nationale, ce spectacle saisissant aura certainement exhaussé la fierté des Trifluviens et des Mauriciens.

Pour une rare fois, Trois-Rivières a joui d’une visibilité nationale exclusivement positive, en simultané sur les quatre grands réseaux de télévision québécois, qui mettait en valeur une infrastructure exceptionnelle. Une telle mise en valeur avait de quoi faire oublier les coûts importants associés à la construction et aux opérations de l’Amphithéâtre et les mécontentements que le projet a pu susciter. L’Amphithéâtre est là, construit, achevé et généralement animé.

Martin Francoeur
Remaniement ministériel à Québec: LeBel monte, Martel attend

Opinions

Remaniement ministériel à Québec: LeBel monte, Martel attend

ÉDITORIAL / Petite opération de brassage de cartes à Québec, lundi, alors que François Legault a procédé à un remaniement ministériel. Sans doute en prévision de la gestion d’une crise liée à une possible deuxième vague de cas de COVID-19, le premier ministre a voulu modifier son équipe pour mieux affronter une telle éventualité. Pas de nouveaux venus dans ce remaniement, seulement un jeu de chaise musicale qui implique directement la députée de Champlain, Sonia LeBel, qui hérite de la présidence du Conseil du trésor.

Celle qui occupait jusque-là la fonction de ministre de la Justice est assurément parmi les chouchous du premier ministre Legault. Plusieurs la considèrent comme une élève modèle, voire comme une étoile montante au sein du gouvernement de la CAQ. En la nommant au Conseil du trésor, son chef lui confie deux gros mandats: d’abord réécrire et rendre plus acceptable le projet de loi 61 visant à accélérer les grands chantiers d’infrastructures, ensuite mener avec aplomb les négociations des contrats de travail au sein de la fonction publique.

Martin Francoeur
Redéfinir le centre-ville

Éditorial

Redéfinir le centre-ville

ÉDITORIAL / Les aménagements déployés au centre-ville de Trois-Rivières ces dernières semaines dans le contexte de la crise sanitaire et de la réouverture progressive des commerces, des musées et des restaurants devraient fournir l’occasion parfaite de repenser la circulation et l’animation dans le cœur commercial et institutionnel de la ville. Déjà, certaines mesures semblent tout à fait prometteuses.

La réouverture des restaurants, en début de semaine, a provoqué une effervescence que l’on n’avait pas vue depuis longtemps dans les rues du centre-ville. La rue des Forges devenue piétonne grouillait déjà de promeneurs aussi enthousiastes qu’hésitants devant les directions à respecter et la distance de deux mètres à maintenir tant bien que mal. Mais globalement, ça faisait du bien de voir renaître les restaurants et leurs terrasses, et de voir les piétons se réapproprier le centre-ville.

Martin Francoeur
Mauvaise semaine pour Trump

Opinions

Mauvaise semaine pour Trump

ÉDITORIAL / Ça commence à sentir la panique dans l’entourage du président des États-Unis, Donald Trump. Les mauvaises nouvelles s’accumulent depuis quelques semaines et semblent avoir atteint leur point culminant au cours des derniers jours: deux décisions de la Cour suprême allant en contradiction avec les politiques du président, un livre assassin de l’ex-conseiller à la sécurité nationale John Bolton, une dérive haineuse dans des publications sur les réseaux sociaux et des sondages qui n’en finissent plus de creuser l’écart entre lui et le candidat démocrate Joe Biden. Tout cela dans un contexte marqué par une gestion complètement décousue de la pandémie.

Dommage qu’on ne soit pas à la fin octobre plutôt qu’à la mi-juin. L’élection n’aura lieu que le 3 novembre prochain, mais déjà plusieurs observateurs voient le président Trump engagé sur une longue pente descendante. De plus en plus de républicains prennent leurs distances du président qui met en branle sa campagne pour être reconduit dans ses fonctions.

Martin Francoeur
Une longue et lourde enquête

Opinions

Une longue et lourde enquête

ÉDITORIAL / Normalement, l’annonce de la tenue d’une enquête publique du coroner sur certains décès survenus dans le contexte de la présente pandémie de COVID-19 devrait être une bonne nouvelle, ne serait-ce que parce qu’on souhaite apporter un peu de lumière sur ce qui a pu se passer dans les CHSLD et les résidences pour aînés. Mais l’annonce laisse un goût amer parce qu’on s’engage vraisemblablement dans un long et laborieux processus.

La coroner en chef du Québec a pris un peu tout le monde par surprise en ordonnant, mercredi, la tenue d’une vaste enquête publique sur certains décès survenus dans des CHSLD et dans d’autres résidences pour aînés. Ce n’est pas ce que plusieurs souhaitaient: une enquête scientifique et technique qui aurait été réalisée plus promptement et qui aurait permis d’obtenir un diagnostic rapidement. Peut-être même assez rapidement pour corriger le tir pour une vague subséquente d’éclosion du virus.

Martin Francoeur
Une campagne signée Champagne

Opinions

Une campagne signée Champagne

ÉDITORIAL / Le Canada aura-t-il ou non un siège au Conseil de sécurité des Nations unies comme il le souhaite depuis quelques années déjà? C’est ce mercredi que s’amorce, à New York, le vote des 193 pays membres de l’Assemblée générale de l’ONU et même si rien n’est encore joué pour le Canada, le ministre des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, semble afficher un optimisme prudent.

Le dossier a tenu occupé le député de Saint-Maurice–Champlain au cours des dernières semaines. Le 6 juin dernier, alors qu’il prenait part à la marche contre le racisme organisée à Trois-Rivières, il confiait avoir multiplié les rendez-vous téléphoniques avec ses homologues de partout dans le monde. Quelques heures avant d’aller marcher de l’Université du Québec à Trois-Rivières jusqu’à l’hôtel de ville, il s’était entretenu avec la ministre des Affaires étrangères du Lesotho, un petit royaume de 2 millions d’habitants enclavé dans l’Afrique du Sud. Chaque coup de fil, chaque pays est important, disait le ministre.

Martin Francoeur
Une solution prometteuse

Opinions

Une solution prometteuse

ÉDITORIAL / Il y a quelque chose de rafraîchissant dans le fait de parler d’un projet d’infrastructure qui allie le tourisme aussi bien que l’éducation et la recherche scientifique dans une période où il subsiste encore beaucoup d’incertitude quant à la fréquentation des différents attraits touristiques.

Le projet d’aménagement d’un Centre de sciences dans le secteur du parc de la rivière Batiscan viendrait en quelque sorte remplacer l’observatoire de Champlain, qui a connu son lot de difficultés au cours des dernières années.

Alain Turcotte
Le meilleur des deux mondes

Éditorial

Le meilleur des deux mondes

ÉDITORIAL / Les impacts de la pandémie se font ressentir dans tous les domaines et affectent chacun de nous. Le port du masque, les files d’attente, la distanciation sociale, le répétitif lavage des mains, le télétravail et quoi d’autre encore bouleversent nos habitudes de vie.

Le déconfinement ouvre la porte à un retour progressif à la normale, mais nous sommes encore loin du compte. Les grands événements culturels sont remis à l’an prochain tandis que les grandes manifestations sportives reprennent vie graduellement malgré le fait qu’elles se déroulent devant des estrades vides.

Stéphan Frappier
La bonne étoile de l’Amphithéâtre

Éditorial

La bonne étoile de l’Amphithéâtre

ÉDITORIAL / Il y a décidément une bonne étoile qui flotte au-dessus de l’Amphithéatre Cogeco de Trois-Rivières. Alors que la pandémie paralyse littéralement l’industrie du spectacle en vue de la saison estivale, la direction de la Corporation des événements vient de réussir un grand coup en décrochant la présentation télévisuelle de la fête nationale.

C’est ainsi que les grands noms du monde artistique québécois se réuniront sur la scène de l’Amphithéâtre Cogeco pour enregistrer un spectacle qui sera diffusé le 23 juin sur les quatre principales chaînes de télé, soit TVA, Radio-Canada, Télé-Québec et V, ainsi que sur les stations de radio de Cogeco et de Qub radio.

Stéphan Frappier
Dénoncer sans casser

Opinions

Dénoncer sans casser

ÉDITORIAL / Imaginez si George Floyd avait été votre frère. Imaginez de le voir au sol, écrasé comme un vulgaire moustique, suppliant qu’on le libère de sa fâcheuse position parce qu’il ne parvient plus à respirer. De le voir mourir ainsi, en plein jour et en pleine rue, sous le poids de l’indifférence et du racisme.

Les images qui ont maintenant fait le tour du monde sont révoltantes. On y voit carrément l’assassinat d’un homme par des policiers du Minnesota. Pourquoi? Parce que cet homme était noir. Aussi simple et épouvantable que ça. Une scène difficilement concevable en 2020 mais qui, malheureusement, existe encore.

Martin Francoeur
Le petit oiseau qui picosse Trump

Éditorial

Le petit oiseau qui picosse Trump

ÉDITORIAL / Il n’aura fallu que quelques jours pour qu’un président agacé par un avertissement de message trompeur épinglé par Twitter sous un de ses tweets déclare une guerre ouverte contre ce réseau symbolisé par un petit oiseau bleu en apparence inoffensif et plutôt guilleret. Mais cette tentative de museler ou de contrôler les réseaux sociaux risque fort de se retourner contre Donald Trump. Tôt ou tard, on se rendra compte qu’il y a aux États-Unis des protections constitutionnelles qui sont plus fortes que des coups de gueule présidentiels.

Au lendemain de la signature d’un décret visant à limiter la protection judiciaire des réseaux sociaux sous prétexte de défendre la liberté d’expression, Twitter a persisté et signé en émettant un avertissement d’incitation à la violence à la suite d’un tweet présidentiel sur la répression associée aux émeutes de Minneapolis.

Martin Francoeur
Nonchalance et je-m’en-foutisme

Opinions

Nonchalance et je-m’en-foutisme

ÉDITORIAL / Donnons-leur un pouce et ils vont prendre un pied. Le vieux dicton semble s’appliquer plus que jamais avec les mesures pourtant prudentes de déconfinement qui sont annoncées depuis deux semaines. Jumelez cela avec une canicule qui pousse beaucoup de citoyens à rechercher des moyens de se rafraîchir et on a la recette parfaite pour observer la nonchalance, le je-m’en-foutisme et l’individualisme les plus pervers. Ce n’est pourtant pas le temps de baisser la garde.

Les images prises cette semaine à la plage de la Petite Floride, à Bécancour, témoignent de ce laisser-aller désolant. Déjà, on avait eu un avant-goût de ce relâchement dans des parcs et des lieux publics mais avec les températures élevées enregistrées depuis quelques jours, on assiste à des rassemblements de plusieurs dizaines voire plusieurs centaines de personnes qui ne respectent pas toutes les règles de distanciation physique.

Martin Francoeur
Aéroport: largué par le fédéral?

Opinions

Aéroport: largué par le fédéral?

ÉDITORIAL / Le scénario semble classique. Au moment où Trois-Rivières s’apprêtait à aller de l’avant avec un projet structurant, pour lequel le financement semblait attaché, voilà qu’il y a du sable dans l’engrenage. Les libéraux fédéraux vont-ils nous faire le coup de repousser le projet d’aménagement d’une nouvelle aérogare jusqu’aux prochaines élections pour en faire un engagement local fort? Ça commence à ressembler à ça. Et c’est hautement déplorable.

On a beau expliquer que c’est un problème d’adaptabilité ou de renouvellement des programmes qui auraient permis le versement de 4 millions $ par le fédéral, il n’en demeure pas moins que pour les intervenants économiques et la population locale, ça donne l’impression que Trois-Rivières et la région dans son ensemble ont été larguées. Surtout que les atermoiements du fédéral dans ce dossier viennent fragiliser les autres engagements du montage financier totalisant une douzaine de millions de dollars, notamment de Québec et de la Ville de Trois-Rivières.

Martin Francoeur
Une question de sécurité et d’équité

Opinions

Une question de sécurité et d’équité

ÉDITORIAL / Un autre triste exemple vient de s’ajouter à la liste des horreurs attribuables aux problèmes de desserte ambulancière à La Tuque. Vendredi dernier, une rupture de service dans la couverture a forcé le transport d’un patient à bord d’un camion du service des incendies. 

Les pompiers, même s’ils sont des premiers répondants, n’ont pas les qualifications requises pour faire du transport ambulancier ou des services préhospitaliers d’urgence. Plus que jamais, il est impératif de repenser l’organisation du travail et la desserte ambulancière en Haute-Mauricie.

Martin Francoeur
Ancienne Belgo: un danger inacceptable

Opinions

Ancienne Belgo: un danger inacceptable

ÉDITORIAL / L’incident survenu le 16 mai dernier sur la route 153, le long du mur de l’ancienne usine Belgo, devrait être le signal d’alarme annonçant la démolition de ces vestiges. Il ne s’agit plus d’une demande d’élus locaux qui veulent améliorer le coup d’oeil à l’entrée de la ville, mais d’une nécessité compte tenu du danger que représente la présence de ce mur de la honte.

L’incident en question s’est produit lorsqu’un morceau du mur s’est vraisemblablement détaché pour se retrouver directement dans le pare-brise du véhicule que conduisait Audrey Sanscartier, alors qu’elle rentrait chez elle après son quart de travail.

Martin Francoeur
Le dilemme du remboursement

Opinions

Le dilemme du remboursement

ÉDITORIAL / Doit-on contraindre les compagnies aériennes de rembourser les passagers qui ont déjà réservé et payé leurs billets? C’est une question à laquelle il est particulièrement difficile de répondre ces temps-ci parce qu’on se doute bien que si ces compagnies devaient procéder à de tels remboursements, cela les acculerait à la faillite. D’un autre côté, il s’agit d’un droit fondamental pour les clients de ravoir leur argent pour un service non rendu plutôt que d’accepter la proposition de crédit applicable sur un prochain voyage. Joli dilemme cornélien en perspective.

Le premier ministre Justin Trudeau, comme plusieurs autres dirigeants politiques par les temps qui courent, doit jongler avec cette question. Surtout que des partis d’opposition comme le Bloc québécois et le NPD ont joint leur voix à celle de l’organisme Option consommateur et à celles des milliers de Canadiens qui ont déjà signé une pétition réclamant l’obligation de rembourser pour les titres de transport déjà payés.

Martin Francoeur
Repenser nos centres-villes

Opinions

Repenser nos centres-villes

ÉDITORIAL / Elle est intéressante cette initiative par laquelle les villes de Trois-Rivières et de Shawinigan deviennent en quelque sorte des laboratoires pour l’aménagement de terrasses extérieures sur la voie publique. La rue des Forges et la 5e Rue, principalement, deviendront des espaces piétonniers sur lesquels pourront empiéter les propriétaires de bars, de restaurants et de cafés. Cela pourrait marquer le début d’une ère nouvelle pour nos centres-villes ou à tout le moins une lueur d’espoir pour que les commerçants puissent sortir la tête de l’eau.

Le projet pilote visant à repenser la fonction et l’utilisation des espaces publics dans ce contexte de distanciation sociale a été mis de l’avant par les sociétés de développement commercial des deux villes. Trois-Rivières Centre (anciennement la SDC de Trois-Rivières) et le Regroupement des gens d’affaires de Shawinigan ont obtenu l’aval des conseils municipaux et pourront vraisemblablement obtenir les permis ou les dérogations nécessaires auprès de la Régie des alcools, des courses et des jeux au cours des prochains jours. Dès que le gouvernement autorisera la réouverture des restaurants, les propriétaires de ceux-ci pourront aménager des terrasses surdimensionnées.

Martin Francoeur
Autoroute 55: un autre faux espoir?

Opinions

Autoroute 55: un autre faux espoir?

ÉDITORIAL / Le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, a beau faire des pieds et des mains pour tenter de pousser le dossier du doublement de l’autoroute 55 entre Bécancour et l’autoroute 20, ce dossier-là semble plutôt devenu une matière à promesses électorales qu’on peut balayer sous le tapis ou constamment remettre à plus tard. Rarement a-t-on senti aussi peu de volonté politique dans un dossier pourtant réclamé par les élus locaux et par la population depuis plusieurs années.

On aurait pu penser que l’annonce de l’injection de près de 3 milliards $ dans des projets d’infrastructures, une stratégie intéressante du gouvernement Legault pour relancer l’économie, allait être une occasion de marquer une avancée significative dans ce dossier. Ça ne semble pas être le cas.