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Éditorial

Le bilinguisme doit être un critère

ÉDITORIAL / La députée conservatrice Michelle Rempel frappe encore. Sa plus récente sortie concerne la maîtrise de la langue française par quiconque aspire à devenir chef du Parti conservateur. En fait, elle déplore que le français prenne trop de place dans la course à la succession d’Andrew Scheer et préférerait qu’on parle davantage des difficultés dans l’Ouest canadien. Si elle cherche à sous-entendre qu’il n’est peut-être pas nécessaire que le prochain chef de son parti soit bilingue, elle ferait bien de se raviser.

Cette sortie de Michelle Rempel n’est pas loin de ressembler à une séance de pleurnichage albertain parce que la population de cette province – ou de l’Ouest en général – se sent isolée à l’intérieur du Canada.

Opinions

Plus de poids pour la région?

ÉDITORIAL / Après avoir perdu une circonscription provinciale lors du plus récent redécoupage de la carte électorale, voilà que la Mauricie pourrait, si le projet de réforme du mode de scrutin est adopté tel quel, retrouver le poids politique qu’elle avait, avec un total de cinq députés. Et le Centre-du-Québec pourrait lui aussi avoir une représentation supérieure à celle qu’il a présentement. Mais il y a encore loin de la coupe aux lèvres.

Le projet de loi établissant un nouveau mode de scrutin, présentement à l’étude en commission parlementaire à Québec, suscite autant d’intérêt que de controverse. Il faut se réjouir d’une chose: c’est une des premières fois dans l’histoire politique du Québec qu’un gouvernement va aussi loin dans la mise en application d’une promesse de réforme de scrutin. Reste à voir si tout cela se concrétisera un jour ou l’autre...

Opinions

Une course moins enlevante

ÉDITORIAL / Jean Charest a pris sa décision: il ne sera pas candidat à la direction du Parti conservateur du Canada. Les facteurs dissuasifs semblaient s’accumuler pour cet ex-premier ministre du Québec et ex-chef par intérim du Parti progressiste-conservateur, si bien que la raison l’a probablement emporté sur la passion. Mais avouons-le, l’absence de Jean Charest rendra certainement la course conservatrice beaucoup plus terne.

Éditorial

Colisée: l’enjeu de la cohabitation

ÉDITORIAL / Décidément, on va de rebondissement en rebondissement dans cette saga concernant l’occupation du nouveau Colisée de Trois-Rivières. Mais au-delà des propositions provenant des organisations intéressées, de leurs demandes, de la volonté de garder une place pour des événements autres que sportifs, deux réalités semblent se dessiner. D’abord sur le plan logistique et financier, la cohabitation serait la voie la plus souhaitable. Ensuite sur le plan politique, Jean Lamarche réalise que sa mairie se joue peut-être sur cet épineux dossier.

La Ville de Trois-Rivières, soucieuse de pouvoir comparer les deux propositions qui semblent les plus sérieuses, vient de repousser l’échéance pour la présentation d’un projet pour occuper le nouveau Colisée. Presque simultanément, les représentants de l’UQTR ont justement présenté leur plan au maire et aux conseillers.

Éditorial

Une consultation nécessaire

ÉDITORIAL / On en a peu entendu parler mais le gouvernement fédéral vient de lancer un processus de consultation sur un sujet des plus importants: la mise à jour de la loi sur l’aide médicale à mourir. Sommairement, on veut prendre le pouls des Canadiens pour voir de quelle façon la loi pourrait être adaptée afin de se conformer à la décision de la Cour supérieure du Québec. C’est un sujet des plus délicats qui mérite qu’on y porte une attention particulière.

La décision de la juge Christine Baudouin avait été rendue en septembre dernier, la journée même du déclenchement de la campagne électorale. Essentiellement, ce jugement venait déclarer inconstitutionnel le fait de limiter l’accès à l’aide médicale à mourir aux personnes en fin de vie. Du même coup, la juge donnait au gouvernement fédéral un délai de six mois pour modifier les critères d’admissibilité prévus dans la loi actuelle et éviter ainsi un vide juridique au Québec.

Opinions

L’engagement du maire Angers

ÉDITORIAL / Le maire de Shawinigan, Michel Angers, a eu l’occasion de réitérer à quelques reprises depuis les dernières semaines, son engagement à aller chercher auprès des gouvernements fédéral et provincial les sommes manquantes liées au dépassement de coûts et à la réduction du montant subventionné pour le projet d’assainissement des eaux à Lac-à-la-Tortue. Mais en signant une lettre d’opinion en ce sens dans ces pages, il vient sceller un engagement ferme envers la population. Et il envoie un message clair aux élus provinciaux et fédéraux.

Opinions

MacKay donne le ton à la course

ÉDITORIAL / L’annonce de la candidature de Peter MacKay à la direction du Parti conservateur du Canada vient en quelque sorte donner le véritable coup d’envoi à la course visant à trouver un successeur à Andrew Scheer. Il est le premier aspirant ayant de sérieuses chances de l’emporter à se déclarer candidat. Mais c’est une course quelque peu surréaliste qui semble se dessiner.

Le nom de Peter MacKay circulait beaucoup depuis l’annonce, en décembre dernier, du départ d’Andrew Scheer. En fait, son nom circule depuis des années. Son annonce sur Twitter n’avait pas grand-chose de surprenant. Il faut se rappeler que c’est lui qui était à la tête du Parti progressiste-conservateur du Canada au moment où ce parti a fusionné avec l’Alliance canadienne, en 2003. Pas étonnant de l’avoir vu occuper d’importantes fonctions ministérielles dans les gouvernements de Stephen Harper.

Opinions

Un message pour le maire Lemay

ÉDITORIAL / C’est un climat pour le moins néfaste qui règne au conseil municipal de Saint-Barnabé. Le vote de non-confiance pris lundi soir contre le maire Michel Lemay témoigne de ce malaise. Le hic, c’est qu’un tel vote n’a aucune conséquence légale. La seule chose que ça fait, c’est que ça envoie un message au maire, qui est libre de l’interpréter comme bon lui semble.

Quand un maire évoque lui-même la possibilité qu’il ne termine pas son mandat en cours, les élus qui ont présenté cette résolution de non-confiance espéraient sans doute que le résultat puisse alimenter sa réflexion quant à un départ précipité. Mais pour une municipalité de 1200 habitants qui a de la difficulté à boucler un budget en raison, notamment, des coûts de déneigement, la dernière chose que l’on souhaite, c’est de devoir tenir une élection complémentaire à la mairie.

Opinions

Une relation à reconstruire

ÉDITORIAL / L’année commence avec tout un défi pour le premier ministre Justin Trudeau et son ministre des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne. L’écrasement d’un avion en Iran, avec 57 Canadiens parmi les victimes, exige du Canada qu’il fasse de la gymnastique diplomatique dans un contexte de tensions internationales et de deuil national. Rien de moins.

Le déploiement d’une équipe du Bureau de la sécurité des transports (BST) sur le terrain en Iran est déjà une étape importante qui a certainement nécessité beaucoup de tact et beaucoup de persuasion dans les discussions préalables. Même si on ignore encore quel rôle aura le Canada dans cette enquête, il pourrait bien se positionner avec leadership compte tenu de l’expertise du BST et de l’étendue des pertes canadiennes dans cet écrasement.

Éditorial

Le fondamental plutôt que l’inutile

Ce n’est pas d’hier que l’on parle d’abolir le cours d’Éthique et culture religieuse dans les écoles mais il semble bien que cette fois, le glas ait sonné pour ce cours tel qu’on le connaît présentement. L’annonce faite vendredi par le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, même si elle met un peu la charrue devant les bœufs, vient ouvrir la porte à un nouveau cours d’éducation à la citoyenneté, nettement plus approprié.

En fait, le ministre a donné le coup d’envoi d’un processus de consultation pour la «révision en profondeur» du programme d’Éthique et culture religieuse. Ce cours, rappelons-le, a été instauré pour remplacer les cours d’enseignement moral ou religieux dans les écoles, il y a une dizaine d’années.

Opinions

ABI: optimisme et prudence

ÉDITORIAL / Un peu plus de cinq mois après la fin du lock-out à l’Aluminerie de Bécancour (ABI), le retour au travail des employés figurant sur la liste de rappel est maintenant complété. L’usine pourrait même procéder à de nouvelles embauches. La reprise des activités est un long processus, mais assurément une bonne nouvelle pour la région. Mais pour que l’optimisme puisse être total, on attend toujours un signal de la part d’Alcoa et de Rio Tinto pour des investissements à l’usine de Bécancour.

Sur le millier de travailleurs syndiqués que comptait l’ABI au déclenchement du conflit, il y a deux ans, il en reste maintenant 837 en raison des départs à la retraite et des démissions. Ceux-ci sont tous de retour au travail. Dans des fonctions ou des horaires qui ne sont pas nécessairement les leurs. Mais dans un contexte de redémarrage des cuves, une bonne dose de flexibilité s’impose. La collaboration des employés semble exemplaire.

Opinions

Une voix de plus pour la région

ÉDITORIAL / Les représentants d’organisations culturelles, artistiques, muséologiques et même médiatiques de la région viennent peut-être de trouver en Steven Guilbeault un nouvel allié au sein du gouvernement fédéral. Et le fait d’avoir deux Mauriciens au conseil des ministres est certainement un net avantage pour la région, pour ses projets, ses entreprises et ses grands dossiers.

La visite de courtoisie du ministre du Patrimoine canadien, Steven Guilbeault, mardi, donne une bonne idée de l’attachement de celui-ci à sa région d’origine. Le «p’tit gars de La Tuque», comme on pourrait le surnommer, a beau être député de Laurier–Sainte-Marie, en plein centre-ville de Montréal, son cœur semble encore pencher du côté des régions. De la sienne, en particulier.

Opinions

Vers une escalade dangereuse?

ÉDITORIAL / Ceux qui souhaitaient la paix pour la nouvelle année devront peut-être remettre leurs souhaits à l’an prochain. Ce qui se passe ces jours-ci entre les États-Unis et l’Iran n’a rien de rassurant, surtout après avoir entendu les propos du président Donald Trump et ceux du secrétaire d’État Mike Pompeo, mardi. L’escalade que l’ont craint depuis l’assassinat du général iranien Qassem Soleimani par les États-Unis semble malheureusement probable.

En ciblant le général Soleimani, les États-Unis voulaient vraisemblablement freiner les ardeurs militaires de l’Iran au Moyen-Orient. Voilà qu’ils ont plutôt déclenché ce qui pourrait devenir un important conflit militaire entre les deux pays et dans lequel se retrouveront aussi les alliés de cette région.

Éditorial

Des vœux en vrac

ÉDITORIAL / En ce début d’année 2020, voici quelques vœux personnalisés pour différents acteurs politiques, artistiques, économiques ou institutionnels de la région...

À Jean Lamarche: de l’unité au conseil de ville et du monde en masse dans le nouveau Colisée et dans les autobus de la ville…

Opinions

Bienveillance et discernement

ÉDITORIAL / Bienveillance et discernement. Deux mots qu’on n’entend pas assez souvent. Et c’est exactement ce que je nous souhaite pour l’année qui commence. Et pourquoi pas pour la nouvelle décennie, tant qu’à y être!

Deux mille vingt n’est commencée que depuis quelques dizaines d’heures. Il est encore temps pour moi de vous offrir mes meilleurs vœux pour cette année encore toute jeune. Des vœux de bonheur, d’amour et de complicité, évidemment, mais aussi des vœux de bonne santé pour profiter pleinement des autres vœux.

Opinions

Une année d’exception

ÉDITORIAL / Yves-François Blanchet, Sonia LeBel, Jean Lamarche, François-Philippe Champagne… Décidément, 2019 aura été une année d’exception en ce qui concerne les personnalités de la région qui ont eu un impact significatif tant sur la scène régionale que nationale. Le choix final n’a évidemment pas été facile à faire, mais le titre de Personnalité de l’année du Nouvelliste a finalement été décerné ex aequo à deux politiciens: le député caquiste Jean Boulet et la mairesse de Nicolet Geneviève Dubois.

Jean Boulet a assurément été l’un des politiciens québécois les plus présents dans la sphère médiatique au cours des douze derniers mois. En tant que ministre du Travail, il a été directement impliqué dans le lock-out de l’Aluminerie de Bécancour. Tout au long du conflit qui aura finalement duré plus d’un an et demi, il a su garder l’équilibre entre des travailleurs exaspérés et un premier ministre qui multipliait les déclarations incendiaires. Sans l’ombre d’un doute, cette attitude conciliatrice a permis d’éviter de fâcheux dérapages et de finalement en venir enfin à une entente au mois de juillet dernier.

Éditorial

Cannabis: encore beaucoup de travail à faire

ÉDITORIAL / Manifestement, il y a encore du travail de sensibilisation à faire concernant la conduite avec les facultés affaiblies par le cannabis. Particulièrement chez les 18-34 ans. C’est une des conclusions qu’on peut tirer en prenant connaissance des résultats d’un sondage commandé par l’Association canadienne des automobilistes (CAA).

Le sondage en question révèle que le quart des jeunes Canadiens de 18 à 34 ans auraient déjà conduit après avoir consommé du cannabis ou été passagers d’un véhicule dont le conducteur avait les facultés affaiblies par le cannabis. C’est considérable. Le CAA estime qu’il est, à la lumière de ces résultats, nécessaire d’accroître la sensibilisation du public sur le sujet. Cela doit, en effet, devenir une priorité.

Éditorial

Dossier pyrrhotite: loin d’être une mauvaise idée

Éditorial / Les victimes de la pyrrhotite dans la région interpellent le premier ministre du Canada pour que les quelque 280 millions $ puissent être versés dans un fonds auquel elles pourraient avoir accès. L’idée mérite certainement qu’on s’y attarde.

C’est vrai que le plaidoyer de culpabilité enregistré par une division de SNC-Lavalin dans des dossiers de fraude, principalement envers des organisations libyennes, aura pour effet d’amener des revenus inattendus au gouvernement fédéral. L’amende imposée à SNC-Lavalin est de 280 millions $ sur cinq ans, donc 56 millions $ par année. Il s’agit évidemment de montants qui ne pouvaient pas être prévus au budget dans la colonne des revenus.

Opinions

Le début d’un temps nouveau

ÉDITORIAL / L’histoire nous réserve souvent bien des ironies. Pour la première fois de ma jeune et modeste carrière d’éditorialiste, on m’a fait changer de sujet d’éditorial à la dernière minute. Et on peut dire en quelque sorte que c’est «le propriétaire» du journal qui a exercé sur moi cette pression inhabituelle...

Éditorial

Jean Charest: oui, mais...

ÉDITORIAL / Il y a quelques jours à peine, alors que le chef conservateur Andrew Scheer annonçait son départ, les spéculations concernant un successeur potentiel n’ont pas tardé à surgir de toutes parts. Certaines étaient d’un réalisme évident, d’autres relevaient presque du fantasme politique. Mais personne ou à peu près n’avait vu venir la possible candidature de Jean Charest. Et quand on y pense, c’est loin d’être une mauvaise candidature.

Essentiellement, on retiendra du départ d’Andrew Scheer le constat qu’il n’a pas su livrer complètement la marchandise en campagne électorale. Une campagne plutôt terne, mais avec des publicités belliqueuses, une piètre performance lors des débats en français et la préséance des positions personnelles du chef sur le programme du parti auront laissé peu de chances aux conservateurs.

Opinions

Sans extravagance, avec transparence

ÉDITORIAL / Le budget 2020 de la Ville de Shawinigan ne passera pas à l’histoire sur le plan financier. C’est un budget rigide, réaliste et sans extravagance. Mais il pourrait bien marquer une nouvelle ère dans la transmission de l’information par les autorités municipales.

On ne reconnaît plus les façons de faire souvent dénoncées, même dans ces colonnes, qui étaient de mise lorsque venait le temps de faire avaler la pilule du budget et de la hausse des taxes à Shawinigan.

Opinions

Un lieu et un projet à fort potentiel

ÉDITORIAL / La transformation des locaux occupés par l’entreprise Germain et frère, en plein cœur du centre-ville de Trois-Rivières, en un centre d’innovation agroalimentaire est une demi-bonne nouvelle. Un élément très positif pour le centre-ville, certainement, mais qui laisse un goût amer dans certains secteurs de la ville, notamment du côté de l’ancienne ville de Cap-de-la-Madeleine.

On savait qu’il se tramait un projet à saveur agroalimentaire pour les locaux de Germain et frère, une usine de conception et de fabrication de systèmes de ventilation industriels. Il est vrai qu’avec la vocation commerciale, touristique et culturelle du centre-ville, les installations surannées de Germain et frère juraient dans le décor.

Éditorial

Colisée: qui dit vrai?

ÉDITORIAL / Le nouveau colisée de Trois-Rivières n’est même pas encore inauguré qu’il commence déjà à donner des maux de tête au conseil de ville. Qui occupera le nouvel amphithéâtre? Les conseillers et le maire Jean Lamarche ont étudié le dossier cette semaine et ils doivent en principe annoncer leur décision mardi prochain. Un club de la East Coast League? Les Patriotes de l’UQTR? Les paris sont ouverts.

Or, nous avons appris au cours des dernières heures que les conseillers trifluviens avaient mandaté le maire de contacter Dean MacDonald, l’homme d’affaires derrière le projet d’une formation de la ECHL à Trois-Rivières, pour aller plus loin dans les négociations. «Pour vider la question», précise-t-on. M. Lamarche aurait bel et bien contacté M. MacDonald, mais pour lui mentionner que l’administration trifluvienne n’allait finalement pas donner suite à son projet. C’est du moins la version du promoteur originaire des Maritimes.

Opinions

Un départ qui doit effacer une image

ÉDITORIAL / C’était écrit dans le ciel. Mais on ne savait pas exactement à quel moment ça allait se produire. Andrew Scheer a pris tout le monde par surprise, jeudi, en annonçant qu’il allait quitter la direction du Parti conservateur une fois qu’on lui aura trouvé un successeur. Ses jours étaient comptés depuis la défaite électorale du 21 octobre dernier.

Ce n’était pourtant pas une défaite catastrophique: les conservateurs ont recueilli 34,4 % des suffrages – plus que les libéraux de Justin Trudeau – et ont fait élire 121 députés, soit 22 de plus que lors de l’élection de 2015. Ils ont obtenu plus de 6 millions de votes à travers le pays, du jamais vu depuis la vague conservatrice de 1984 sous Brian Mulroney.

Opinions

Quand Nicolet montre la voie

ÉDITORIAL / Ce n’est pas la première fois que les façons de faire de Nicolet sont citées en exemple. Le plus récent accomplissement de cette petite ville audacieuse est d’avoir réussi à réduire de 20,9 % ses gaz à effet de serre entre 2012 et 2020, une première au Québec nous dit-on. Si d’autres villes ont des engagements semblables en cette matière, il faut souligner l’efficacité des mesures déployées par l’administration municipale nicolétaine au cours des dernières années.

Après avoir inspiré plusieurs autres villes et municipalités pour la mise en place d’un budget participatif citoyen – Trois-Rivières s’y mettra enfin dès 2020 – et pour l’obtention de la certification de «communauté bleue», Nicolet fait encore figure de pionnière et de ville résolument tournée vers l’avenir en s’attaquant aux émissions de gaz à effet de serre (GES).

Opinions

Histoires de femmes

ÉDITORIAL / L’actualité nous offre parfois d’intéressantes coïncidences. Cette semaine, la politique québécoise et la politique finlandaise nous offrent chacune une belle illustration de la présence et du savoir-faire des femmes en politique.

Chez nous, l’annonce faite lundi par la ministre de la Justice Sonia LeBel concernant la mise en oeuvre d’un projet pilote qui permettra d’offrir gratuitement des services d’accompagnement et de conseils juridiques aux victimes de violences sexuelles, constituait un des premiers fruits du comité transpartisan formé pour aborder cette question.

Opinions

Une intéressante teinte politique

ÉDITORIAL /

On n’a pas vu cela souvent à Trois-Rivières. Je ne parle pas des hausses de taxes. Elles sont maintenant d’une constance décourageante pour les contribuables. Je parle de la couleur politique que vient de prendre le budget de la Ville. Le conseil municipal vient de donner un signal clair pour l’amélioration du système de transport en commun et, de façon plus large, pour un engagement plus concret dans la lutte contre les changements climatiques.

Opinions

Polytechnique: difficile pour un père...

Éditorial / Difficile pour un père de deux jeunes femmes d’imaginer le désarroi qui pourrait l’envahir en apprenant, une froide journée de décembre, qu’une de ses filles vient de tomber sous les balles d’un désaxé.

Difficile d’apprendre plus tard que le tueur en voulait spécifiquement aux femmes, qu’il a demandé aux gars de sortir de la classe, qu’il a entassé les étudiantes dans un coin... et qu’il a tiré. Que votre enfant faisait partie du lot. Apeurée et ayant comme seul «défaut» en ce jour funeste d’être une femme.

Éditorial

Chiens dangereux: transparence SVP!

ÉDITORIAL / En attendant la version finale du règlement gouvernemental sur les chiens dangereux qui entrera finalement en vigueur au printemps prochain, les municipalités ont essayé tant bien que mal de mettre en place des mesures pouvant mieux protéger les citoyens. Visiblement, malgré cette nouvelle réglementation, elles devront continuer à faire leur possible. Les intentions sont là, mais elles se heurtent trop souvent à un manque de transparence de la part des directions des Sociétés protectrices des animaux.

Une petite visite sur le site web de la Ville de Trois-Rivières nous permet de constater que la SPA de Trois-Rivières a déjà le pouvoir d’exiger l’euthanasie d’un chien «si l’animal a attaqué ou mordu une personne ou un autre animal lui causant une blessure ayant nécessité un traitement…» Impossible, par contre, de connaître les critères qui déterminent le niveau de dangerosité du chien ainsi que ceux qui permettent de trancher à savoir s’il sera euthanasié ou non.

Opinions

Trouver des vraies réponses

ÉDITORIAL / Le gardien de sécurité a-t-il vraiment poussé un homme de 82 ans atteint d’Alzheimer? Qui a contacté les membres de la famille après l’événement? Comment les choses leur ont-elles été présentées? Qui a évalué le pauvre homme après sa chute? Pourquoi n’a-t-il pas été rapidement transporté à l’hôpital?

Le dossier est hautement émotif et ça se comprend. Toute notre compassion doit d’ailleurs accompagner cette famille qui a perdu un père dans des conditions tout à fait inacceptables. Les questions sont nombreuses et les enquêtes demandées à la suite de la mort de M. Guy Bastien, au centre d’hébergement Roland-Leclerc, sont requises et justifiées. En attendant des réponses claires, la prudence est de mise. Il ne faudrait quand même pas faire porter le chapeau à ceux qui ne le méritent pas. En même temps, s’il y a des professionnels qui ont erré dans l’exercice de leurs fonctions, il faut les interpeller et rapidement mettre en place les correctifs appropriés.