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Le faux pas de Julie Boulet

ÉDITORIAL / Envoyée devant les micros et les caméras des journalistes pour commenter la quasi-confirmation de la candidature de Sonia LeBel dans Champlain, la ministre Julie Boulet avait pour mission de minimiser cette annonce. Et puisqu’on est déjà dans une joute préélectorale, elle devait, en quelque sorte, faire mal paraître la candidate vedette de la Coalition avenir Québec. Mais ses propos maladroits ont vite fait d’elle l’arroseuse arrosée.

On peut certainement reconnaître un paquet de qualités à l’actuelle ministre du Tourisme, députée de Laviolette et candidate libérale désignée dans Laviolette–Saint-Maurice pour l’élection d’octobre prochain. Elle a toujours été proche de ses électeurs, sensible à leurs demandes, efficace dans le traitement des dossiers de circonscription et dans la plupart des tâches ministérielles qui lui ont été confiées. Elle a du caractère, elle est profondément humaine et son acharnement est souvent salué par ses concitoyens, par les élus et par plusieurs commentateurs.

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Plus d’ouverture et de transparence

En juin, ce sera au tour de la Ville de Shawinigan d’emboîter le pas de la webdiffusion des assemblées publiques de son conseil municipal. Il faut saluer cette décision pour ce qu’elle est, mais aussi pour ses conséquences encore insoupçonnées.

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La boîte de Pandore

ÉDITORIAL / Voilà ce qui arrive, au Québec, quand on laisse traîner un dossier comme celui de la laïcité pendant plus de dix ans sans véritablement tracer la ligne une bonne fois pour toutes: un maire décide, de son propre chef, de faire un spectaculaire bond en arrière et de ramener la prière et le crucifix dans son hôtel de ville.

Alors qu’on croyait ce dossier réglé, on avait presque oublié qu’on pouvait aussi toujours compter sur le maire de Louiseville pour nous le ramener dans l’actualité. On pourrait croire qu’il veut, en posant un tel geste, faire une démonstration par l’absurde que la laïcité est un concept à géométrie variable. Mais quand on connaît le personnage, on ne peut s’empêcher de croire qu’il y voit sans doute une satisfaction personnelle à tirer de cette confusion.

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Bienvenue dans le monde adulte

ÉDITORIAL / Tiens donc. Il y a des étudiants du Cégep de Trois-Rivières qui, soudainement, se réveillent et rechignent à vouloir payer les frais de 60 $ par session pour la nouvelle formule de l’Écopasse. C’est le combat de la conscience sociale et environnementale versus le principe de l’utilisateur-payeur, déjà sacro-saint à dix-sept ou dix-huit ans on dirait bien...

Depuis quelques semaines, des voix s’élèvent au Cégep de Trois-Rivières contre la nouvelle Écopasse, sorte de laissez-passer universel de transport, donnant accès aux services des différents transporteurs de la région à tous les étudiants inscrits à temps plein, et ce, pour 60 $ par session. C’est un sérieux rabais par rapport, notamment, au laissez-passer mensuel normal de la STTR dont le coût est de 56,75 $ par mois.

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Taxe scolaire ou taxe colère?

ÉDITORIAL / Les contribuables de la Mauricie ont de bonnes raisons d’être en colère à la suite de l’adoption, à l’Assemblée nationale, du projet de loi 166 sur la réforme du système de taxation scolaire. Même s’ils auront droit à une baisse de leur compte de taxe scolaire, ils paieront tout de même trois fois plus que les contribuables des Laurentides. L’équité intrarégionale, défendue par le gouvernement libéral, est une catastrophe.

Il faut donner raison à la Coalition avenir Québec qui continue de dénoncer l’injustice flagrante dont sont victimes les contribuables de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Plus tôt cette semaine, la CAQ faisait remarquer que le propriétaire d’une résidence moyenne à Sainte-Anne-de-la-Pérade payera environ 700 $ de taxes scolaires annuellement à la Commission scolaire du Chemin-du-Roy. À moins de vingt minutes de là, un contribuable de Deschambault-Grondines avec une maison moyenne payera 300 $ de taxes scolaires à la Commission scolaire de Portneuf.

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Attendons le «vrai» rapport

C’est un débat dont on ne sortira vraisemblablement jamais. D’un côté, les défenseurs des animaux qui vont toujours conclure que les spectacles de rodéo ne sont rien de moins que de la barbarie pure et simple et de la cruauté évidente envers les animaux. De l’autre, les inconditionnels de cette forme de divertissement ou de ce sport et les responsables d’événements qui inscrivent cette activité à leur programmation, qui vous diront qu’il y a un contrôle très rigoureux et que les animaux ne sont pas maltraités.

Qui a raison? Qui a tort? Difficile à dire. Le débat est polarisé, exactement comme celui sur les pitbulls ou sur le contrôle des armes à feu.

Éditorial

Se doter de quoi, au juste?

ÉDITORIAL / «Initiez-vous au marxisme et dotez-vous d’une conception révolutionnaire du monde.» Telle est la formule d’appel que l’on peut lire sur les trop nombreuses affiches d’une activité prochaine, à Trois-Rivières, du Groupe d’éducation communiste. Si ce groupe entend faire de l’éducation communiste, il faudrait aussi qu’il reçoive une formation en civisme. Parce que l’affichage sauvage qu’il a pratiqué en plusieurs endroits de la ville est tout simplement inacceptable.

Que les responsables du Parti communiste révolutionnaire viennent à Trois-Rivières pour faire connaître leur groupe et espérer recruter quelques fanatiques ou simples sympathisants, c’est leur droit. Que la direction du Cégep de Trois-Rivières accepte de leur louer un local, c’est tout à fait correct.

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Le casse-tête du cannabis

ÉDITORIAL / Les villes et municipalités québécoises vont se retrouver, dans le temps de le dire, avec une belle patate chaude. Une fois que l’Assemblée nationale aura adopté le projet de loi 157 sur l’encadrement du cannabis, elles devront adapter leur réglementation pour définir les règles concernant la consommation dans les endroits publics, notamment.

À Trois-Rivières, le conseil municipal a franchi certaines étapes, cette semaine, concernant les endroits où pourrait s’installer la future succursale de la Société québécoise du cannabis. On se limite aux grands axes commerciaux, où la circulation est dense et où il y a déjà une concentration de commerces.

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Trop tard, le mal est fait

ÉDITORIAL / Walmart Canada fait marche arrière et tente de recoller les pots que la compagnie a elle-même cassés depuis une semaine. On ne peut évidemment pas être contre la vertu et il faut saluer cette intention de réembaucher les employés présentant une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme qu’elle a remerciés la semaine dernière. Malheureusement pour Walmart, le mal est fait.

Le mal est fait pour ces personnes – elles sont dix-neuf dans la région – qui prenaient part à ce programme d’intégration à l’emploi. On leur a annoncé plutôt abruptement que c’était la fin de ce programme et pour elles, c’était évidemment un choc. Leur routine était bouleversée.

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La région comme champ de bataille

François Legault était de passage dans la région, mercredi, pour présenter la candidate qui portera les couleurs de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans Laviolette–Saint-Maurice. Attendez-vous à le voir revenir en Mauricie à plusieurs reprises au cours des six prochains mois. La région, on le sait, deviendra un champ de bataille où la CAQ espère déloger les députés libéraux en poste. Tous les récents sondages démontrent que les astres semblent s’aligner pour le parti de François Legault. Mais nous sommes à six mois des élections. Et six mois, en politique, c’est une éternité.