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Éditorial

La désinvolture: notre pire ennemie

ÉDITORIAL / Il suffit de se promener sur les artères habituellement dites commerciales de la région pour constater que la population aussi bien que les gens d’affaires respectent, en général, les consignes sanitaires et les mesures de restriction associées à la propagation de la COVID-19. En général, dis-je bien.

Collectivement, nous sommes en train d’accomplir, bien malgré nous, quelque chose d’extraordinaire. Même si on est tous un peu sonnés d’encaisser, chaque jour, les conséquences de cette crise sanitaire, notamment les restrictions quant à la vie en société et les fermetures successives de commerces et d’entreprises, on a tous – ou à peu près – l’impression de contribuer à un effort collectif jamais vu.

Opinions

Une réponse forte du fédéral

ÉDITORIAL / Après avoir essuyé un flot de critiques la semaine dernière sur sa mollesse dans la gestion de la crise du coronavirus, le gouvernement fédéral s’est repris avec force, mercredi, en levant le voile sur le Plan d’intervention économique du Canada pour répondre à la COVID-19 et sur la mise en place de la Prestation canadienne d’urgence (PCU). Même si certaines mesures restent perfectibles, cette intervention a certainement quelque chose de rassurant pour des milliers, voire des millions de Canadiens directement touchés par les conséquences économiques de la crise actuelle.

L’accouchement aura certes été pénible si on considère les conditions dans lesquelles les parlementaires fédéraux ont donné le feu vert à ce programme d’aide, mais le résultat est convaincant.

Opinions

Il manquera quelque chose à l’été trifluvien

ÉDITORIAL / 

C’était devenu inévitable. Avec la vague d’annulations que l’on connaît et dont les conséquences se prolongent dans le temps, on se doutait bien que le spectacle du Cirque du Soleil à l’Amphithéâtre Cogeco allait lui aussi tomber au combat. La décision a été confirmée mercredi. Assurément, il manquera quelque chose à l’été trifluvien.

Opinions

Le ministre Champagne à la hauteur de la situation

ÉDITORIAL / La semaine dernière, les critiques envers le premier ministre Justin Trudeau quant à sa gestion de la crise de la COVID-19 fusaient de partout au pays. Depuis quelques jours, les rendez-vous médiatiques sont devenus plus fréquents et l’information circule enfin mieux du côté fédéral. Certains ministres ont davantage de temps de glace, ce qui n’est pas une mauvaise idée quand le capitaine est en isolement préventif. Et il faut bien reconnaître que parmi ces politiciens qui donnent davantage de crédibilité et de visibilité aux interventions du fédéral, il y a le ministre François-Philippe Champagne.

Comme ministre des Affaires étrangères, le député de Saint-Maurice–Champlain hérite d’un défi complexe. Défi qu’il relève plutôt bien dans les circonstances.

Éditorial

Un petit miracle chaque jour

ÉDITORIAL / En cette période d’urgence sanitaire et avec le déploiement de mesures visant à freiner la propagation du coronavirus, les médias d’information jouent un rôle essentiel pour tenir la population au courant des derniers développements, pour questionner les autorités politiques et sanitaires ou pour témoigner des gestes de solidarité qui sont mis de l’avant. Mais malgré le printemps qui vient d’arriver, les voilà une fois de plus au cœur d’une tempête qui les frappe de plein fouet.

Les médias n’échappent pas aux bouleversements liés aux mesures sanitaires. Les employés du Nouvelliste, par exemple, font pour la plupart du télétravail. Un défi de taille, quand on considère l’effervescence normalement observée dans les salles de rédaction. Le travail de coordination est énorme. Les enjeux technologiques sont majeurs. Et pourtant...

Opinions

Combien? À vous de choisir!

ÉDITORIAL / C’est inévitable. Des morts, il y en aura. Des centaines peut-être. Juste au Québec. Un grand-père, une tante, un ami, un collègue de travail? C’est inévitable. En attendant, nous avons encore la chance de garder espoir et cet espoir passe par un respect à toute épreuve des mesures exigées par les autorités gouvernementales. Plus elles seront suivies, moins il y aura de morts. C’est aussi simple que ça!

Or, on n’a qu’à fréquenter quelques endroits publics pour constater que c’est plus compliqué qu’il n’y paraît d’essayer de sauver des vies. La directive de la Santé publique est pourtant claire: si vous avez 70 ans et plus, vous restez à la maison. Même chose pour ceux qui reviennent d’un voyage à l’étranger. Allez hop! En isolement!

Opinions

À trop vouloir bien faire...

ÉDITORIAL / La Ville de Trois-Rivières déploie des efforts considérables sur différents fronts en cette période d’état d’urgence sanitaire. Mais depuis une semaine, on a l’impression que le maire Jean Lamarche est le seul maître à bord. À trop vouloir bien faire sur le plan de l’information et de l’action de la Ville, on oublie peut-être un élément important pour la population: les citoyens doivent sentir que leurs élus travaillent ensemble.

Les derniers jours nous ont montré un Jean Lamarche très proactif en matière de communication aux citoyens. Trop, peut-être. Des points de presse quotidiens par le biais de la vidéo semblent devenir la norme. Pour certaines annonces comme celle de mercredi, concernant les efforts déployés par Innovation et développement économique (IDE) Trois-Rivières afin de venir en aide aux entreprises, un communiqué aurait suffi. Le risque, en maintenant une présence aussi soutenue, est de développer une certaine lassitude chez les citoyens qui visionnent ces courtes séances d’information sur le web.

Éditoriaux

Un grand défi économique

ÉDITORIAL / Il y a une semaine à peine, on décortiquait encore le budget 2020-2021 présenté par le ministre des Finances du Québec, Éric Girard. Aujourd’hui, on est ailleurs, complètement. Il faudra sans doute réécrire ce budget et surtout tenir compte du fait que le Québec, comme les autres provinces, comme le pays et comme la plupart des pays du monde, fera face à des défis majeurs sur le plan économique dans ce contexte d’urgence sanitaire.

La nouvelle encourageante est venue de Toronto, mardi. Le Conference Board du Canada s’attend à ce que le pays évite une récession technique et prédit même que l’économie rebondira après avoir enregistré une contraction de 2,7 % au deuxième trimestre.

Opinions

Conviction et compassion

ÉDITORIAL / S’il y a une chose qui n’est pas loin de faire l’unanimité depuis le début de la crise du coronavirus, c’est l’efficacité avec laquelle le premier ministre du Québec, François Legault, gère cette exceptionnelle situation d’urgence.

Il faut reconnaître que ses messages teintés d’humanité, de fermeté et d’authenticité contribuent à rehausser le niveau de crédibilité et, du même coup, à augmenter le niveau de sensibilisation et de participation de la population aux mesures visant à freiner la propagation du coronavirus.

Éditorial

Réinventer le monde?

ÉDITORIAL / C’est sous le thème «Réinventer le monde» que devait se dérouler le 32e Salon du livre de Trois-Rivières du 26 au 29 mars. On le sait maintenant, la directive d’annulation des événements intérieurs de plus de 250 personnes a eu raison de ce grand rendez-vous culturel. Comme elle a eu raison de plusieurs autres événements ou rassemblements prévus dans la région. Mais s’il peut rester quelque chose de ce 32e Salon du livre qui n’aura pas lieu, cela pourrait être sa thématique qui, elle, tombe à point dans les circonstances. Surtout pour le réseau de la santé.

La lutte contre la propagation de la COVID-19 nous force à trouver des moyens d’éviter de s’exposer ou d’exposer les personnes les plus vulnérables à la transmission du virus. Depuis trois jours, les mesures déployées se multiplient et sortent de l’ordinaire. Certaines viennent causer de sérieux maux de tête à plusieurs parents, à plusieurs travailleurs, à plusieurs employeurs, à des voyageurs, à des aînés, à des organisateurs d’événements. À beaucoup de monde, finalement. Mais il faut ce qu’il faut.

Opinions

Une question de responsabilité

ÉDITORIAL / Le Québec comme le monde entier fait face à une situation exceptionnelle. Une situation qui méritait et qui mérite toujours une réponse exceptionnelle. Le premier ministre François Legault et les autorités de la santé publique ont déployé des moyens et formulé des recommandations qui s’imposaient.

Il ne faut évidemment pas céder à la panique. Mais il est impératif que la population fasse ce qu’elle doit faire pour prévenir une croissance rapide de la propagation de la COVID-19 et éviter une pression soudaine sur le système de santé. En ce sens, la stratégie gouvernementale dont on a pu avoir un aperçu jeudi est appropriée.

Opinions

Quelques mesures pour les régions

ÉDITORIAL / Même si, dans le budget présenté mardi à Québec, il n’y avait rien de significatif pour les régions en ce qui a trait au transport collectif, on trouve tout de même certaines mesures qui vont donner un coup de pouce aux communautés situées en dehors de la métropole et de la capitale. Il faut fouiller, mais il y en a. Vraisemblablement, le gouvernement de la CAQ est en mode séduction dans des territoires autres que ceux qui lui ont donné une forte majorité à l’Assemblée nationale.

D’abord, l’idée de moduler le taux du crédit d’impôt à l’investissement et à l’innovation (C3i) en fonction du lieu et de l’indice de vitalité économique du territoire où seront réalisés les investissements admissibles, mérite d’être soulignée. En Mauricie, la MRC de Mékinac, la ville de La Tuque et la ville de Shawinigan sont désormais incluses dans les territoires où le crédit d’impôt atteint 20 %.

Opinions

Il y a des autobus aussi en région...

ÉDITORIAL / Bizarre. Le gouvernement de François Legault se drape de vert – un vert pâle, disent déjà certains analystes – en se lançant dans un plan ambitieux d’électrification des transports et d’amélioration des infrastructures de transport collectif. L’objectif est louable, mais on semble oublier qu’il y a aussi des enjeux de mobilité durable en dehors de la métropole et de la capitale.

Les régions, avec leurs plus petites sociétés de transport, sont les grandes oubliées du budget présenté mardi par le ministre des Finances, Éric Girard. Non seulement on semble oublier qu’il existe, dans des villes comme Trois-Rivières, Sherbrooke, Saguenay ou Shawinigan, des petites sociétés de transport en commun qui peinent à bonifier leur offre de services, mais on évacue aussi du portrait toute la question du transport collectif interurbain, largement déficient au Québec.

Opinions

Un budget vert et stimulant?

ÉDITORIAL / Le ministre des Finances du Québec, Éric Girard, présentera mardi son deuxième budget. Tout indique que celui-ci sera écrit à l’encre verte, pas seulement pour la bonne santé économique de la province mais aussi pour marquer le déploiement d’une série des mesures résolument orientées vers la lutte contre les changements climatiques. Si cela se confirme, c’est une bonne nouvelle.

Il faudra toutefois voir quel sera l’impact du coronavirus sur cet exercice budgétaire. Le gouvernement pourrait bien être appelé à adopter des mesures visant à maintenir l’activité économique, voire à la stimuler.

Éditorial

DPJ: pourquoi seulement l’Estrie?

ÉDITORIAL / La mise sous tutelle de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) de l’Estrie, jeudi, ne devrait être que le point de départ d’une action plus large qui pourrait toucher l’ensemble des services de protection de la jeunesse au Québec. Les blâmes des tribunaux à l’endroit de la DPJ sont loin d’être l’apanage d’une seule région. Et avant que ne surviennent d’autres drames, il est temps d’appliquer une mesure plus globale.

La DPJ de l’Estrie a été mise sous tutelle après un autre cas grave de négligence d’enfants qui ont attendu des mois avant que leur dossier ne soit évalué. De tels délais sont évidemment inacceptables parce que dans bien des cas, la sécurité des enfants est réellement un enjeu préoccupant.

ÉDITORIAL

Les plafonds de verre

ÉDITORIAL / Un maire et six conseillères municipales. C’est le plus récent portrait politique de Saint-Élie-de-Caxton. Et c’est probablement une première, dans la région aussi bien qu’au Québec. La municipalité fait évidemment figure d’exception, puisque les femmes sont encore minoritaires en politique municipale. Mais si des exemples comme celui-là peuvent inciter davantage de femmes à se lancer en politique, alors c’est tant mieux.

Opinions

Officiellement une famille

ÉDITORIAL / La naissance de ses enfants, le premier baiser, son premier article publié... On en vit des grands jours dans une vie. Le 4 mars 2020 en fait maintenant partie. Certes, tous les employés du défunt Groupe Capitales Médias ont enfin pu pousser un grand soupir de soulagement en apprenant que les bailleurs de fonds avaient accepté le plan de relance de leurs journaux. Il était temps. C’est long, six mois à retenir son souffle...

Il faut d’ailleurs remercier ces institutions qui ont accepté de donner une chance à ce modèle d’information coopératif qui pourrait faire école. Vous ne le regretterez pas. Après l’acceptation du plan de relance par la cour en décembre dernier, cette confirmation d’aide financière vient officiellement mettre fin à des longs mois d’incertitude.

Opinions

Les ambulances du tiers-monde

ÉDITORIAL / Une réflexion s’impose sur la capacité d’offrir des services préhospitaliers d’urgence adéquats partout au Québec, y compris dans les régions éloignées. Les récents événements survenus en Haute-Mauricie nous démontrent qu’il y a un problème avec la desserte ambulancière.

Bien sûr, Parent ou Clova, ce n’est pas Trois-Rivières ou Shawinigan. Les résidents de ces communautés le savent très bien et organisent leur vie quotidienne en fonction de cette réalité, peu importe qu’on la nomme «distance» ou «isolement». Mais lorsque vient le temps d’avoir accès aux principaux services offerts par l’État, que ce soit la santé, l’éducation, la sécurité publique ou les transports, les citoyens des secteurs éloignés ont les mêmes droits que ceux des agglomérations plus densément peuplées.

Opinions

Super Mardi: le retour de Biden?

ÉDITORIAL / L’ancien vice-président des États-Unis, Joe Biden, verra-t-il des «voies ensoleillées» s’ouvrir devant lui en ce «Super Mardi», journée clé sur le calendrier des primaires démocrates? Chose certaine, les choses semblent s’améliorer pour lui après sa victoire sans équivoque samedi soir lors des primaires de la Caroline du Sud.

Le début de la course n’était pas particulièrement réjouissant pour Joe Biden: quatrième lors des caucus de l’Iowa, cinquième dans le New Hampshire, deuxième dans le Nevada. Pour un ancien vice-président que bien des sondages donnaient favori avant le début des primaires démocrates, ce n’était pas très convaincant.

Éditorial

Cohabitation et gros bon sens

ÉDITORIAL / Ainsi donc, il semble que la cohabitation de deux équipes soit maintenant le plan A en ce qui a trait à l’occupation du nouveau Colisée. Si cela se concrétise, il semble bien que ce soit la solution la plus souhaitable ou du moins la plus acceptable dans les circonstances.

Il faut dire «dans les circonstances» parce que tout ça aurait dû être en partie réglé ou au moins défriché avant même de construire le nouvel aréna. Mais bon, puisque ce n’est pas le cas, il faut maintenant trouver la moins pire des solutions et il semble que la cohabitation apparaît en tête de liste dans les résultats de recherche.

Opinions

Le débat n’était pas clos

ÉDITORIAL / Bien des candidats conservateurs, lors de la dernière élection fédérale, ont payé cher la valse-hésitation de leur chef Andrew Scheer sur la question de l’avortement. Plusieurs, dont ceux de la région, estimaient que le débat était clos et que cette question n’allait être ramenée ni par le chef ni par un simple député. Ils avaient tort. Le débat n’était pas clos. Une députée de la Saskatchewan veut maintenant relancer le débat.

Opinions

Doublement de la 55: petit rappel à la CAQ

ÉDITORIAL / On pourrait commencer à s’inquiéter. Peut-être sommes-nous en train d’assister à un subtil dégonflement du gouvernement de la CAQ dans son engagement pour le doublement de l’autoroute 55 entre Bécancour et l’autoroute 20. Avec cette idée d’installer une glissière de sécurité flexible à haute tension entre les deux voies, comme on s’apprête à le faire sur l’autoroute 50 en Outaouais, on cherche peut-être une voie de sortie moins coûteuse pour remettre aux calendes grecques le projet de doublement de l’autoroute.

Il va donc falloir que les élus locaux et les acteurs socio-économiques se mobilisent une fois de plus s’ils ne veulent pas se faire passer une glissière. En annonçant la mise en place d’une telle glissière au milieu de l’autoroute 50, le ministre François Bonnardel a aussi donné comme exemple l’autoroute 55 à Bécancour comme endroit où on pourrait éventuellement répéter l’expérience.

Opinions

La réflexion des Atikamekw

ÉDITORIAL / Il y a certainement une sagesse inspirante dans le temps et le sérieux que mettent les communautés des Premières Nations à se prononcer sur le projet de construction d’un gazoduc de GNL Québec qui traverserait ou passerait à proximité de leur territoire. Avant de se positionner, les élus autochtones disent vouloir tenir compte des impacts environnementaux, sociaux, territoriaux et économiques du projet gazier, qui doivent encore être analysés et évalués.

Au moment où le premier ministre François Legault prévient que pour aller de l’avant, le projet de GNL Québec devra obtenir l’aval de la communauté, particulièrement celui des communautés autochtones, le conseil des Atikamekw de Wemotaci prend la peine de préciser qu’aucun consentement n’a été donné jusqu’à maintenant face au projet de gazoduc.

Opinions

Teck Frontier: un soulagement

ÉDITORIAL / En pleine période trouble, le gouvernement fédéral a eu droit à une bonne nouvelle au cours des derniers jours. Il n’aura même pas besoin de se prononcer sur le projet minier de sables bitumineux de la compagnie Teck, dans le nord de l’Alberta. L’entreprise a décidé de retirer sa demande pour ce projet, ce qui doit certainement soulager le premier ministre Justin Trudeau et quelques membres de son conseil des ministres.

Le mégaprojet de 20 milliards $ baptisé Teck Frontier prévoyait l’extraction de 260 000 barils de pétrole par jour pour les 40 prochaines années, sur un territoire situé une centaine de kilomètres au nord de Fort McMurray, aux portes du parc national de Wood Buffalo. Déjà, un panel d’examen environnemental mis en place par le gouvernement de l’Alberta avait conclu que le projet présentait des «risques significatifs délétères sur les zones humides, sur les vieilles forêts et sur les espèces animales».

Éditorial

Entre confiance et inquiétude

ÉDITORIAL / Même si les signaux inquiétants se multiplient pour Nemaska Lithium, plusieurs semblent s’accrocher à une sorte d’optimisme prudent quant à l’avenir de cette entreprise et de son usine de Shawinigan. Il y a eu tellement de rebondissements au cours des dernières années qu’on ne sait plus trop s’il y a bel et bien un avenir pour cette entreprise à la recherche de 1,1 milliard de dollars, doit-on le rappeler.

Dernier épisode de cette saga: le largage, en pleine période de recherche d’un acheteur ou de nouveaux investisseurs, de celui qui a fondé l’entreprise et qui en occupait le poste de président et chef de la direction depuis sa création, Guy Bourassa. Le conseil d’administration et son président, Jacques Mallette, en ont décidé ainsi. On veut, semble-t-il, favoriser une «approche nouvelle et un leadership renouvelé» pour l’entreprise.

Opinions

Chronique d’une mort annoncée

ÉDITORIAL / «Dans l’ensemble, je ne crois pas que ce soit possible de voir des partis politiques avoir du succès à Trois-Rivières. Il y a encore beaucoup d’éducation à faire auprès de la population. Trois-Rivières, c’est une ville d’individualistes. Si tu veux faire de la politique, les gens te disent bravo, mais te laissent y aller seul.»

Celui qui disait ça, c’est André Lamy. Presque dix ans après avoir été le seul conseiller élu sous la bannière d’un parti politique municipal à Trois-Rivières. En 1994, il était candidat pour le Rassemblement pour l’action municipale (RAM) et s’est retrouvé, bien seul, à la table du conseil de l’ancienne ville de Trois-Rivières.

Opinions

La décision qui s’imposait

ÉDITORIAL / Il n’aura pas fallu attendre trop longtemps avant de voir Innovation et développement économique (IDE) Trois-Rivières faire volte-face en ce qui a trait à la désignation de son espace entrepreneurial d’innovation. Il faut dire, aussi, qu’il y avait longtemps qu’on n’avait pas assisté, à Trois-Rivières, à une telle levée de boucliers en matière de protection de la langue française.

La nouvelle est finalement tombée mercredi. Le directeur général d’IDE Trois-Rivières, Mario de Tilly, a indiqué que l’organisme allait apporter des modifications à l’affichage extérieur. C’est le maire Jean Lamarche qui aurait insisté pour que l’équipe d’IDE Trois-Rivières planche sur un nouveau nom ou, à tout le moins, sur une nouvelle façon de l’afficher.

Opinions

La raison d’être du Musée POP

ÉDITORIAL / C’est un dénouement heureux qui survient dans la saga qui a opposé pendant près de deux décennies l’Université du Québec à Trois-Rivières et le Musée québécois de culture populaire, devenu depuis le Musée POP. Ce dernier devient enfin propriétaire de l’impressionnante collection Robert-Lionel Séguin, qui a servi de fer de lance à la création du musée il y a presque un quart de siècle.

On a peut-être tendance à l’oublier, mais c’est avant tout pour mettre en valeur la collection Robert-Lionel Séguin que le musée a vu le jour. Puisque l’idée de subventionner un musée à l’intérieur d’une université n’était pas très bien vue, le recteur Jacques Parent eut l’idée, au début des années 80, de mettre sur pied une corporation privée qui allait prendre en main le projet du musée.

Éditorial

Dre Dion et l’intérêt public

ÉDITORIAL / La rétrogradation de la Dre Janique Dion, après que celle-ci eut publiquement critiqué la conversion de l’urgence du centre Cloutier-du Rivage, soulève des questions préoccupantes en ce qui a trait à la liberté d’expression, au devoir de réserve, au secret professionnel et à la protection des lanceurs d’alerte. Même s’il y a beaucoup de zones grises dans l’analyse de cette triste situation, le fait d’avoir démis Dre Dion de ses fonctions d’adjointe au chef de département de médecine d’urgence pour le Centre-de-la-Mauricie semble démesuré.

Il y a quelques mois, Dre Janique Dion avait fait quelques sorties publiques sur les conséquences de la fermeture précipitée de l’urgence ambulatoire de Cloutier-du Rivage et l’inquiétude que celle-ci entraînait alors.

Opinions

La réconciliation a ses limites

ÉDITORIAL / Depuis qu’il a été élu pour la première fois comme premier ministre, en 2015, Justin Trudeau tente de mettre en œuvre une politique de réconciliation avec les Premières Nations. Il y a bien eu quelques rapprochements, quelques mains tendues, quelques succès même. Mais le blocus des chemins de fer en solidarité avec la nation Wet’suwet’en est en train de faire perdre la face au gouvernement Trudeau qui agit avec un peu trop de nonchalance dans ce dossier aux allures de crise.

Les services ferroviaires un peu partout à travers le pays sont considérablement perturbés depuis quelques jours, alors que des communautés autochtones démontrent leur soutien aux opposants au projet de gazoduc Coastal GasLink qui doit traverser le territoire ancestral de la Première Nation Wet’suwet’en, dans le nord-ouest de la Colombie-Britannique. La semaine dernière, des voies ferrées ont été occupées lorsque la GRC a exécuté une injonction prononcée par le tribunal contre les chefs héréditaires de Wet’suwet’en et leurs partisans, qui bloquent la construction du gazoduc.