Opinions

À quand un centre aquatique municipal?

Après la construction d’un amphithéâtre, puis d’un nouveau colisée, le prochain grand projet d’infrastructure de la Ville de Trois-Rivières pourrait-il être un complexe aquatique? La question se pose, compte tenu des inconvénients engendrés, ces temps-ci, par la fermeture de la piscine du Centre de l’activité physique et sportive de l’Université du Québec à Trois-Rivières.

Cette fermeture, qui se prolongera plus longtemps que prévu en raison de la suspension actuelle des travaux, entraîne évidemment un achalandage plus élevé dans d’autres piscines intérieures de la région. Cela témoigne, certainement, de la popularité des activités de natation et de baignade. On estime que 30 000 personnes, annuellement, fréquentent la piscine du CAPS de l’UQTR.

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On est loin de l’«Act of God»

ÉDITORIAL / Intéressante, cette idée de demander au gouvernement de renégocier une clause enchâssée dans un décret de 2014 concernant le contrat de fourniture d’électricité qui lie Hydro-Québec et Alcoa. La fameuse clause 20.4 de cette entente prévoit que l’entreprise peut se soustraire à ses obligations de production dans un cas de force majeure.

Un «Act of God», comme on appelle souvent ces situations imprévisibles ou accidentelles. Parce qu’en adoptant une définition très élastique de la force majeure, comme l’a fait le gouvernement, on intervient directement dans le rapport de force et on favorise inévitablement la partie patronale.

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La grande réconciliation

Même s’il y a encore loin de la coupe aux lèvres, l’heure est certainement aux réjouissances à La Tuque. Le projet hydroélectrique Manouane Sipi, qui a connu son lot de rebondissements depuis près d’une décennie, devrait voir le jour d’ici 2024. Hydro-Québec a en quelque sorte donné le feu vert au projet en signant un contrat d’approvisionnement en électricité vendredi dernier. C’est une excellente nouvelle. Et de celle-ci en découle une autre: il y a là de quoi apaiser – voire éliminer – les tensions entre le maire de La Tuque et la société d’État.

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CISSS distinct: la volonté n’y est pas

Tiens, tiens... Le gouvernement de la Coalition avenir Québec entend mener des consultations pour déterminer si oui ou non il donnera suite à ce qui était pourtant une promesse électorale: la création d’un centre intégré de santé et de services sociaux autonome pour la région du Centre-du-Québec. Décidément, on n’a pas fini d’entendre parler de ce dossier qui commence à ressembler à une véritable valse-hésitation. Et peut-être à une volte-face?

Au cours des derniers mois, François Legault n’a pourtant pas ressenti le besoin d’aller consulter pour voir si ça vaut la peine ou non de remplir tel ou tel autre engagement électoral.

Pierre Jury

Le convoi frappe un mur à Ottawa

ÉDITORIAL / Le convoi « United We Roll » a fait son entrée à Ottawa, mardi. Il a passablement dérangé les habitudes des gens de la capitale... et c’est très bien ainsi. On ne peut avoir un Parlement en plein centre-ville et ne pas s’attendre à certaines perturbations ! Le cœur du gouvernement est à Ottawa et il est normal que les différents groupes viennent dans la capitale pour faire entendre leurs doléances.

Le contraire serait bien étonnant.

Mais qu’en est-il au juste, de ce convoi ? 

Fort d’environ 200 véhicules dont une majorité de gros camions (énergivores), les manifestants ont quelques éléments à leur plateforme politique. D’abord et avant tout, la construction de pipelines qu’ils veulent voir traverser le pays d’ouest en est. Puis, ils veulent la fin des projets de loi C-69 et C-48, liés à l’interdiction de voir des pétroliers sur la côte nord de la Colombie-Britannique et à l’obligation de consultation des groupes, particulièrement autochtones, affectés par les projets de développement. Enfin, il y a la taxe sur le carbone, dont ils espèrent la disparition.

Selon leur porte-parole, Glen Carritt, un élu municipal d’Innisfail, en Alberta, ce convoi a été bien accueilli partout où il est passé. De son point de départ à Red Deer, en Alberta, jusqu’à Ottawa, ils ont été accompagnés par des feux d’artifice et des sympathisants qui se sont joints à eux. 

Mais ils ont dû naviguer avec soin pour éviter les dérapages. Ils étaient partis avec l’idée d’imiter les gilets jaunes de la France qui protestaient contre la hausse du prix du carburant, au départ. Mais ce mouvement sans réels chefs de file a connu des dérapages identitaires notamment, où des gens militaient contre les immigrants, contre les musulmans. C’est ainsi que le nom du convoi, de « Yellow Vests », est devenu « United We Roll ». Ils ont tenté de prendre leurs distances d’avec les intolérants, quoique certains pourraient s’être faufilés malgré tout.  

À Ottawa, l’accueil a été plus mitigé. Ils ont été rapidement confrontés à un groupe de contre-manifestants qui militaient pour l’environnement. Car le convoi, en traversant le pays d’ouest en est, couvre aussi plusieurs régions où leurs doléances sont moins bien partagées. 

Et encore, ils n’ont pas mis les pieds au Québec où l’opposition aux pipelines s’y avère le plus fort de tout le pays... 

Idem pour leur opposition à la taxe sur le carbone. Si cela est un programme populaire en Alberta et en Saskatchewan, notamment, c’est bien moins le cas en Ontario où elle semble généralement acceptée, comme dans l’est du pays et en Colombie-Britannique. Et surprise, c’est là que le Parti libéral du Canada y a ses plus fortes assises.

Le mouvement « United We Roll » ne roule donc pas rondement partout...

Le convoi se colle aux conservateurs et autres tenants de la droite au Canada. On les devine associés à Jason Kenney et son United Conservative Party qui tentera de déloger les néo-démocrates de Rachel Notley lors de l’élection en Alberta, ce printemps. En Ontario, le premier ministre Doug Ford, fortement opposé à Justin Trudeau et sa taxe sur le carbone, les a salués. Et le chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer, est venu les appuyer à Ottawa.  

Le convoi « United We Roll » quittera Ottawa cet après-midi. Il a fait valoir son message. Mais nous sentons bien qu’en filigrane derrière se dressent les forces politiques du pays : conservateurs anti-carbone d’un côté, libéraux pro-taxe sur le carbone de l’autre. Il y aura élection fédérale cet automne : ce n’est définitivement pas un hasard.

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La gourmandise des supralocaux

Se pourrait-il que les villes dotées d’infrastructures de sport, de loisirs et de culture qui sont fréquentées ou utilisées par des résidents de municipalités voisines aient les yeux plus grands que la panse? On dirait bien que oui. Le débat sur les compensations pour les équipements supralocaux est en train de déraper et risque de pénaliser beaucoup de monde.

Après Shawinigan il y a deux ans, voilà que Trois-Rivières joue la carte de la grosse ville qui demande des compensations à ses voisines pour les équipements sportifs. Pour être bien certaine de forcer la main aux élus des municipalités satellites, la Ville impose aux utilisateurs de l’extérieur des tarifs d’inscription démesurés lorsqu’on les compare à ce que doivent payer les utilisateurs trifluviens.

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La candidature de la continuité

Les choses se précisent dans la course à la mairie de Trois-Rivières. Jean Lamarche est devenu, mercredi, le troisième candidat à annoncer sa candidature, après Jean-François Aubin et Éric Lord. Jusqu’à maintenant, Jean Lamarche est certainement le candidat qui affiche le plus l’étiquette de candidat de la continuité.

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Des audiences presque publiques

S’il était légitime pour plusieurs de s’inquiéter de l’état de santé de l’ex-maire Yves Lévesque, il semble qu’il était suffisamment en forme pour être à Québec, mardi, afin de participer à une audience devant la Commission municipale. Il devait s’y présenter pour justifier les raisons de son départ en cours de mandat, afin de toucher ses allocations de départ et de transition. Suffisamment en forme, aussi, pour se montrer courroucé devant la journaliste et le caméraman de Radio-Canada Mauricie qui étaient sur place pour assister à l’audience. Une audience pourtant publique. Vraiment?

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La tempête frappe les libéraux

Les libéraux de Justin Trudeau sont probablement davantage préoccupés par les conséquences de la tempête politique SNC-Lavalin que par la tempête qui s’abat sur l’est du pays depuis mardi. Avec raison.

L’affaire commence à ressembler à une véritable crise politique, peut-être même à la pire crise depuis l’élection des libéraux. La démission de Jody Wilson-Raybould comme ministre du cabinet Trudeau en dit long sur le malaise qui frappe les troupes libérales par les temps qui courent. Au coeur de cet émoi: le traitement accordé à SNC-Lavalin pour permettre à cette entreprise d’éviter un procès pour fraude et corruption, en lien avec ses activités en Libye.

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Quand Nicolet donne l’exemple

Nicolet vient de recevoir sa certification de «Communauté bleue». En cette période où les préoccupations environnementales font partie du discours et des préoccupations d’un nombre sans cesse croissant de citoyens, il est bon de voir que des villes et des municipalités emboîtent le pas et deviennent, dans la mesure de leurs capacités et de leurs pouvoirs, des modèles à suivre.

Ce n’est pas la première fois que Nicolet sert d’exemple. La Ville avait été parmi les premières, du moins dans la région, à mettre en place un budget participatif citoyen, avec le succès que l’on connaît maintenant. Des représentants de la Ville, dont la mairesse Geneviève Dubois, ont souvent été appelés, depuis, par d’autres administrations municipales pour partager leur expérience et parler de cette initiative.