Devoirs, dogmes et liberté

Ce peut-il qu'en 2014 une personne, à l'exemple d'André Aubert, puisse avoir la liberté de choisir ce que son coeur lui dicte de beau, de bon, de grand et de juste sans s'opposer à la doctrine et aux dogmes de son Église? Je dis bien juste et bon, car si elle avait excommunié tous ceux qui ont dérogé gravement à ses dogmes et préceptes, ses représentants seraient plus écoutés et respectés.
Les prêtres, curés, frères, vicaires, monseigneurs qui ont violé et abusé des enfants, eu des maîtresses, engrossé des femmes, renié leurs bâtards, prêché la peur de Dieu, de l'enfer, de la fin du monde, contrôlé les naissances pour des mères de familles trop nombreuses, astreint les femmes à des rôles subalternes... ont-ils été, eux, excommuniés ou menacés de l'être?
C'est certain que la majorité a honoré l'engagement à son sacrement avec rigueur et a peut-être essayé, sans succès, de dénoncer ces actions si incompatibles avec l'enseignement du Christ.
Son message si simple, génial et sage se résumait à l'amour de soi, du prochain et de Dieu. Avec ça, pas besoin de dogmes, de mystères, de rituels... la liberté vient du coeur, de notre royaume intérieur.
Comme le Christ, nous sommes fils et filles du Père créés libres dans la grande cathédrale du bon Dieu; c'est pourquoi tant «d'infidèles» ont choisi de s'excommunier eux-mêmes de cette Église qui n'a pas su adapter son discours et son enseignement.
Christiane Fortin
La Tuque