Nous détruisons nos églises mais permettons aux mosquées de s'élever, écrit l'auteure de cette lettre.

Des propos qui font réfléchir

Martin Francoeur, dans l'éditorial du mercredi 5 avril dernier, a très bien décrit M. André Drouin: «Lucide, controversé et avant-gardiste».
M. Drouin était en effet très lucide. Il avait vite réalisé que notre rapidité à accommoder des demandes déraisonnables nous apporterait éventuellement un lot de problèmes. Son code de vie n'était pas loufoque même s'il avait bien rigolé en l'écrivant. 
La nouvelle du décès de M. Drouin m'a remémoré une opinion publiée dernièrement et je fais référence à l'opinion de M. Roger Greiss parue dans ces pages le 24 mars dernier et intitulée «Le Québec serait-il au carrefour de son destin?» J'ai rarement lu un texte aussi bien expliqué et débordant d'observations justes et véridiques. 
L'auteur décrit une réalité qui prend racine dans notre pays insidieusement. Je me demandais si M. Greiss était le seul à voir venir les événements qui se préparent tranquillement mais assurément.
Les propos de M. Drouin avaient suscité un débat à l'Assemblée nationale et ils sont effectivement, plus que jamais, d'actualité. Le Québec parle de laïcité mais pas grand-chose ne se passe de ce côté. J'imagine que les élus ne veulent pas heurter une certaine minorité qui, comme le dit si bien M. Greiss, sera bientôt la majorité.
La justesse des propos de M. Greiss devrait en faire réfléchir plus d'un. Nous détruisons nos églises mais permettons aux mosquées de s'élever. Nous nous plions devant des demandes qui repoussent nos croyances, nos coutumes et nos traditions. Nous accommodons des personnes au point d'en être incommodés nous-mêmes.
Nous acceptons que la viande halal soit vendue dans nos épiceries en sachant que la viande halal est une manière de tuer un animal qui le fait souffrir. Trancher la gorge d'un animal et attendre qu'il meure au bout de ses souffrances est un acte barbare.
Accepter d'accommoder des personnes qui se présentent à une cabane à sucre mais qui ne mangent pas de porc est d'une stupidité éhontée. Voir le maire Labaume pleurnicher et le premier ministre du Canada main sur le coeur pour souligner l'attentat de la mosquée à Québec en janvier dernier m'a choquée. Lorsque nos 153 militaires sont revenus dans des cercueils, je n'ai pas vu beaucoup d'élus pleurnicher et de premier ministre se mettre la main sur le coeur. 
Au Québec, si la tendance se maintient, nous verrons des centaines de mosquées être érigées, nos lois changées pour accommoder des immigrants, nos coutumes bafouées et ignorées et nous nous retrouverons entassés dans un coin sans pouvoir défendre nos droits les plus légitimes et fondamentaux.
À trop plier, plusieurs personnes se retrouveront en pleine face par terre et il sera trop tard pour dire que nous acceptons les immigrants qui acceptent et respectent nos valeurs, nos droits, nos coutumes, quand nous aurons accepté de nous faire imposer les leurs. 
N'y a-t-il pas un proverbe qui dit: «Quand tu vas à Rome, tu fais comme les Romains»? Je vous invite à relire l'opinion de M. Roger Greiss qui regorge d'observations véridiques et qui décrit une réalité imminente. Oui pour le vivre-ensemble, mais il ne faudrait pas se tasser dans un coin comme des moutons et laisser la place à des gens qui ont quitté leur pays et qui viennent au Canada reproduire leurs manières archaïques de vivre et penser. 
Il faudra vite réaliser au Québec que dans les mosquées il n'y a pas que le Coran qui est enseigné puisque certains imams profitent des mosquées pour enseigner la charia. En tant que femme, je peux me permettre de dire que les religions ont toujours relégué les femmes au deuxième rang. Nous sommes venus à bout d'un lavage de cerveau par la religion catholique et il ne faudrait pas la remplacer par une autre religion encore moins respectueuse envers les femmes. 
Tant qu'une religion ne reconnaît pas les femmes égales aux hommes, il faut refuser de se la faire avaler de force. Je ne marche pas derrière mon conjoint, je marche à ses côtés. Je ne m'habille pas pour plaire à mon conjoint ou une religion, je m'habille correctement et décemment.
Je prends mes propres décisions et je n'attends pas le consentement de mon conjoint. Comme plusieurs femmes au Québec et au Canada, j'ai pris ma place et je ne veux pas que des femmes recommencent à vivre comme dans les années 30. 
Comment se fait-il qu'au Canada pendant des générations nous avons reçu des gens de différentes nationalités, Italiens, Russes, Français, Mexicains, Portugais avec facilité mais lorsque les islamistes s'installent quelque part, la controverse s'installe avec eux?
Anne-Sylvie Duquette
Saint-Boniface