L'auteure de cette lettre a décidé de faire confiance à Jean-François Aubin pour ce qui est de la mairie de Trois-Rivières.

Démocratie: réalité ou utopie?

En regardant agir les acteurs politiques, nous avons toutes les raisons de réaliser qu’ils ne tiennent aucunement compte de la population qu’ils doivent représenter. On ne parle plus de démocratie.

Regardons à Trois-Rivières.

J’ai assisté, récemment, au débat entre monsieur Aubin et monsieur Bertrand tenu à l’UQTR. Malheureusement peu de monde et un absent en poste à la mairie. Ce débat a été un vent de fraîcheur en présence de deux hommes intéressés aux citoyens qu’ils ont le désir de représenter. Pas de cris, pas de niaiseries, pas de mensonges… un climat serein… merci monsieur Lévesque de votre abstention.

Madame Cossette, vérificatrice générale, est notre rempart contre les dérives de notre conseil de ville. Elle mentionne que la gestion municipale, principalement pour les grands projets, n’est pas saine, et ce, depuis deux ans au moins. Pas de progrès.

Monsieur Lévesque dit, dans un article paru le 3 octobre 2016 à Radio-Canada, que madame Cossette s’inquiète pour rien, elle n’a pas toutes les informations, il est prudent. 

Regardons deux grands projets.

Je commence par l’amphithéâtre: le coût prévu était de 50 millions $. Trente-deux pour cent (32 %) de plus en dépenses. Pensez-vous que c’est terminé? 

Un projet en devenir, c’est le colisée. L’emprunt pour le nôtre est de 53,1 millions $ pour 5000 places et ce montant n’est pas suffisant sur la table à dessin. Le terrain est mal situé et de mauvaise qualité. Une équipe de hockey, nous en avions une dans le passé et elle n’a pas survécu, pas de monde au guichet. Le coût réel n’est pas prévisible et le pourquoi du projet semble dans les nuages. 

Qui a raison: madame Cossette ou monsieur Lévesque?

Avez-vous remarqué aussi que monsieur Lévesque gère notre ville comme on le faisait en 1949: on ouvre une nouvelle rue, un hôtel, un poste d’essence et voilà un beau projet économique. Pour moi, c’est de la concurrence déloyale. On piétine nos contribuables pour favoriser peut-être des petits amis…

Au printemps dernier, certains secteurs ont vécu des inondations. Monsieur Lévesque a refusé que les conseillers des secteurs concernés assistent à la réunion concernant le sujet, la procédure, les mesures à mettre en place. Et pourtant, ce sont eux qui représentent la population.

À Saint-Louis-de-France, les citoyens ont eu des problèmes d’égouts au printemps. Ce sujet n’est pas intéressant pour monsieur Lévesque, il ne se présente pas à la réunion. 

Dans la tête de monsieur Lévesque, la démocratie c’est: mets un X à côté de mon nom et je vais procéder. Je prendrai l’argent dans ton compte de banque (taxes municipales). 

En 2017, les hausses de taxes pour les municipalités de notre région se situaient entre 1 et 1,4 %. Pour nous de Trois-Rivières, le taux est de 2 %. 

Les statistiques de la ville décrivent notre population: 68 135 femmes, 63 205 hommes. Trente-cinq pour cent de la population a plus de 55 ans. L’âge moyen est de 45,9 ans. 25 % de la population a moins de 20 ans. Une ville de personnes plus âgées, n’est-ce pas? 

Un autre point important est le revenu moyen de la population qui est de 33 331 $. Rappelons-nous qu’avant d’acheter une livre de beurre pour notre famille il faut payer nos taxes municipales et notre part de l’endettement de notre ville.

Les rues et les trottoirs sont en piteux état. Pour des personnes âgées, c’est assez dangereux de marcher, les rues sont mal entretenues, les trottoirs sont raboteux. 

Monsieur Lévesque a dit, le vendredi 13 octobre, lors d’une entrevue à la télévision, qu’il y a de la démocratie en ville. On connaît son opinion sur un référendum, moyen pourtant mentionné lors de l’entrevue. Beau mensonge.

Soyons efficaces. Pensons à nous, une ville pour tous, Monsieur Aubin.

Dans mon quartier, le district des Rivières, je choisis monsieur Ferron, un jeune enthousiaste.

Odette Gagnon

Trois-Rivières