Défi du gros bon sens

Vous connaissez le Grand défi Pierre Lavoie, le Défi Têtes rasées... voici maintenant le Défi du gros bon sens.
Dimanche soir, j'arrive au centre-ville de Trois-Rivières et je stationne sur la rue Notre-Dame, près du flambeau et de ses magnifiques fontaines. Il y a déjà quelques véhicules stationnés malgré cette interdiction qui est clairement affichée et qui stipule que le stationnement est interdit du 29 juin au 14 juillet.
Comme il est 21 h 30, que tous les commerces (les kiosques temporaires) sont fermés, qu'il y a déjà 5-6-7 véhicules stationnés, qu'aucun de ces véhicules ne comporte de constat d'infraction, que le centre-ville est bondé et que les places de stationnement sont déjà pratiquement toutes occupées, je considère alors que la Ville tolère par gros bon sens notre geste illégal quoique justifié et justifiable dans les circonstances. Erreur!
La légalité prévaut sur la moralité et le gros bon sens: le préposé au stationnement émet des constats d'infraction de 57 $ à tous les conducteurs fautifs.
Le défi que je lance aujourd'hui au maire de Trois-Rivières consiste à annuler ces 8-10 constats d'infraction pour ainsi démontrer que le gros bon sens a encore sa place dans notre société punitive où tout est interdit et du même coup permettre aux fautifs (car nous le sommes... légalement parlant!) d'investir ces 57 $ chacun dans les établissements commerciaux du centre-ville.
Monsieur le maire, saurez-vous relever ce défi? Saurez-vous faire preuve de gros bons sens? Saurez-vous éviter la perte de plusieurs centaines de dollars aux commerçants du centre-ville? Saurez-vous instruire du gros bon sens vos préposés au stationnement? Comme je dispose d'un délai maximum de 30 jours pour envoyer mon plaidoyer à la Ville, voyons maintenant, monsieur le maire, votre capacité à relever ce défi.
Jean Paquette
Trois-Rivières