Le ministre de la Santé Gaétan Barrette goûtant à un repas servi en CHSLD.

De quoi être fier, monsieur le ministre...

Imaginez! Lu dans Le Nouvelliste du jeudi 24 novembre, notre bon ministre de la Santé nous annonce que les personnes résidant en CHLSD auront accès à des repas convenables... d'ici deux ans! Faut le faire!
Celles et ceux qui ont bâti le Québec moderne se font aujourd'hui servir des patates en poudre, se voient contraints de faire appel à la charité publique pour disposer d'un deuxième bain par semaine ou encore doivent attendre désespérément qu'un préposé, qui se court d'une cloche à l'autre, ait le temps de venir changer leur couche... pleine. Vous avez de quoi être fier, monsieur le ministre.
Mais oui, tout cela est la faute aux «méchants» syndicats comme vous l'avez laissé entendre en disant souhaiter que l'amélioration du sort de nos résidents de CHSLD ne soit pas mise en péril par, et ce sont vos propres mots, «de l'obstruction syndicale». Plus démagogue que cela, tu meurs, comme on dit!
Et surtout M. Barrette, n'allez pas inviter votre collègue des Finances à en demander davantage aux mieux nantis pour qu'on puisse donner des services et des soins dignes de ce nom à nos aînés les plus vulnérables! Lui, comme vous d'ailleurs, fait partie du 1 %. Et ça le 1 % pour le Parti libéral c'est sacré! Faut rien leur demander.
On dit que le degré de civilisation d'une société se mesure à l'attention qu'elle accorde à ses citoyens et citoyennes les plus vulnérables. À ce chapitre, monsieur le ministre, le Québec des libéraux a pas mal de chemin à faire.
Yvon Pinet
Membre de Québec solidaire
Trois-Rivières