De la parole aux actes

À la lecture de l'article du Nouvelliste du week-end, quelle ne fut pas ma surprise d'appendre que seulement 23 % des candidats en Mauricie et dans Nicolet-Bécancour sont des femmes. Les femmes représentent la moitié de la population. Il n'y a aucune raison valable qui justifie cette sous-représentation féminine au sein de nos instances de pouvoir. Je suis tout à fait d'accord avec Johanne Blais de la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie à l'effet que «les hommes ont habité la sphère publique depuis toutes ces années... et que la résistance au changement est un obstacle».
Si on peut combattre cette résistance en encourageant les femmes, en les soutenant en tant que conjoints, familles, amis et collègues ou en travaillant, comme le font des groupes de femmes, à donner des exemples aux femmes pour les aider à faire le saut en politique, les partis politiques doivent eux-mêmes encourager les candidatures féminines.
Il faut saluer à cet effet Québec solidaire qui s'est donné des règles pour assurer la parité des candidatures de femmes et d'hommes. Défi exigeant, mais qui semble bien devoir être gagné encore une fois pour le présent scrutin. D'ailleurs, ici même en Mauricie, les femmes composent 60 % des candidatures de Québec solidaire avec trois femmes et deux hommes pour le présent scrutin.
Pour aplanir les résistances de la société à l'égard de la parité des candidats, il faut que tous les partis politiques en fassent une de leurs priorités. Si mesdames Julie Boulet et Noëlla Champagne pensent réellement que la venue de femmes en politique représente une plus-value, je les invite à exiger de leur parti respectif qu'il passe de la parole aux actes en adoptant des règles favorisant la parité hommes-femmes au sein de leur équipe de candidats et de candidates. Si Québec solidaire en est capable, pourquoi les autres ne le pourraient pas? De même, nous devons encourager nos médias à soulever cet enjeu plus souvent et non seulement à l'occasion du 8 mars! Mais commencer à en parler, c'est déjà un bon début. Merci de l'avoir fait.
Julie Veilleux
Ex-candidate de Québec solidaire dans Maskinongé