Conduite hivernale: pour une formation obligatoire

L'article d'Isabelle Légaré sur le «dérapage contrôlé de Bertrand Godin», publié samedi, mentionne comment il est important d'être en contrôle de notre véhicule en toutes circonstances et il m'a interpellée. C'est tellement vrai!
J'ai suivi, il y a plusieurs années, des cours de techniques de dérapage contrôlé avec Didier Schraenen, pilote de course. J'avais gagné ces cours lors d'un concours. À l'époque, on parlait d'une valeur d'environ 125 $.
Nous avons d'abord eu droit à une session de cours théoriques et ensuite, à un après-midi complet de pratique sur des surfaces extrêmement glissantes. Nous avons pu aussi apprendre à positionner nos miroirs de telle sorte à éliminer les angles morts. Je vous assure que c'est efficace.
La période sur la route a été effectuée avec des voitures dont les puces de «contrôle de dérapage» avaient été enlevées, ce qui laissait au conducteur l'entière responsabilité du contrôle du véhicule.
Comme le mentionne si bien monsieur Godin, on nous a stipulé avec insistance que le regard doit toujours être dirigé vers la direction qui doit être prise et non vers celle où le véhicule veut nous amener.
Depuis ce temps, je peux vous assurer que ma confiance sur la route s'est grandement améliorée, sans devenir excessive... Il faut quand même se garder une petite gêne et respecter la route, l'écouter car elle nous parle et parfois vraiment très fort.
Je persiste à croire, cependant, que ce genre de formation devrait être obligatoire pour tous les détenteurs de permis de conduire. Je pense qu'au Québec, avec le climat que nous connaissons et les conditions routières qui en découlent, il serait impératif que tous, sans exception, possèdent cette formation de base afin de faire face à des situations d'urgence. Après tout, la sécurité des autres est aussi notre sécurité à tous. Bonne route!
Diane Cyr
Trois-Rivières