Ginette Gagnon

Comme perdre une bonne amie

C'était la matinée du jeudi 17 décembre. J'avais téléphoné à la rédaction du Nouvelliste pour une petite bricole, trois fois rien. On me transfère avec gentillesse à la rédaction.
Une voix jeunette presque juvénile, claire, fluide, accueillante et avenante se fit entendre: «Bonjour! Ici Ginette Gagnon...». Je ne sais trop pourquoi; le timbre de la voix peut-être, la gentillesse ou encore... Enfin, je ne sais pas! J'étais content qu'elle soit là. Que ce soit elle qui me réponde.
J'ai lu ses éditoriaux tant de fois! Un plaisir de qualité et de structure, de syntaxe, mais cela n'est rien. Un délice de franchise, de courage, de profondeur, d'engagement (vis-à-vis de la vérité et du bon sens, sans concessions), une sagesse enveloppée de délicatesse. Je ne sais pas vous, mais pour moi, sans jamais l'avoir rencontrée, elle est tout ça et plus encore à la fois!
La voix m'annonce: «Vous savez, je dois vous dire que je prends ma retraite demain!» Le silence s'abattit sur moi. «En cas de besoin, il faudra donc que vous...» Mais sa voix s'évanouissait; je n'étais plus là. Comme si une excellente amie de longue date m'annonçait son départ vers un ailleurs très lointain.
Et vlan! Non, je ne m'y attendais pas. Même pas l'ombre d'un soupçon! Et la voix revint à ma conscience qui, elle, n'en croyait pas ses oreilles. Je ne lirais plus ses éditoriaux! Et tant d'autres de mes concitoyens aussi! Des gens qui la connaissent bien plus et depuis bien plus longtemps que moi.
Je ne savais plus quoi dire! J'ai balbutié en finale un «Je suis certain que vous continuerez à écrire!» Il y a comme ça des êtres simples, humbles, mais qui nous marquent profondément! Vous allez me manquer, madame Ginette Gagnon du Nouvelliste. Je tenais à vous le dire. Une retraite sans nul doute amplement méritée que je vous souhaite, de tout coeur, des plus heureuses!
Malik Hammadouche
Trois-Rivières
Bonne retraite Mme Gagnon!
J'aimerais offrir à Mme Ginette Gagnon mes souhaits de belle retraite bien méritée, J'ai déjà eu l'occasion de lui témoigner mon admiration concernant ses éditoriaux empreints d'intelligence et de bon jugement.  Femme de tête et de coeur également. Je la remercie d'avoir publié mes lettres d'opinions diverses dans le Nouvelliste et ce, depuis plusieurs années. Elle va nous manquer à tous.
 Jocelyne Bruneau
Trois-Rivières