Combien de logements sociaux?

Lettre à Philippe Couillard, chef du Parti libéral.
Après 17 jours de campagne, vous n'aviez rien dit sur les problèmes de logement qui accablent 37 % des ménages locataires du Québec. Lundi soir, à La Prairie, vous avez informé des militants du FRAPRU que le Parti libéral s'engage à faire autant de logements sociaux que le Parti québécois et même plus, si le gouvernement le peut. On vous a demandé quand vous en feriez l'annonce formelle, écrite. Vous avez répondu que nous avions votre parole, mais ça ne suffit pas!
Les mal-logés ont été trahis trop souvent par des hommes et des femmes politiques - qui ont démenti des promesses faites verbalement, dès le lendemain de leur élection - et nous vous demandons de faire minimalement autant que madame Marois, autant que vous avez fait pour l'annonce d'un crédit d'impôt aux propriétaires pour rénover leur maison et de confirmer par écrit votre promesse de réaliser au moins 15 000 logements sociaux en cinq ans.
Outre nos expériences décevantes du passé, la gravité de la situation exige un engagement clair et conséquent. Les locataires ont subi des augmentations de loyer ahurissantes entre 2000 et 2010, dans une proportion deux fois plus élevée que le taux d'inflation. Aujourd'hui, près de 480 000 ménages locataires du Québec payent plus que la norme de 30 % de leur revenu pour se loger; c'est le cas de 10 227 ménages locataires trifluviens. Cela se fait évidemment au détriment de leurs autres besoins essentiels, comme la nourriture et les médicaments.
Le Parti libéral doit prendre la juste mesure de la gravité et des conséquences de ces problèmes et doit les traiter avec le même sérieux que les problèmes des propriétaires occupants. Le Parti libéral doit prendre un engagement écrit en faveur du logement social, comme votre prédécesseur l'avait fait. À la veille du scrutin, le FRAPRU, regroupement national auquel nous appartenons, rendra d'ailleurs public son bilan des engagements pris par les principaux partis. Nos membres espèrent que les nouvelles seront meilleures qu'elles ne le sont actuellement pour les mal-logés du Québec.
Diane Vermette
Coordonnatrice
Comité logement Trois-Rivières