Chaleur accablante: une question de responsabilité et de compétence

Je fréquente l'organisme Les Artisans de la paix de Trois-Rivières. L'été lors des canicules, il fait très chaud et humide à l'intérieur en raison de la présence de fours, du nombre de personnes qui y viennent pour manger, d'un système d'air conditionné pas très au point et des ventilateurs de plafond qui tournent au ralenti. Alors que le directeur pourrait les faire fonctionner à plein régime afin de chasser la chaleur et mieux distribuer l'air frais pour le bien-être de tous.
Je tiens à préciser, ici, que même si je suis le seul à en parler, d'autres aussi sont accablés. S'ils n'osent s'exprimer, c'est que le leadership du dirigeant ne s'y prête pas. J'ai reçu une menace d'éviction en 2014 quand je lui ai suggéré honnêtement de laisser le soin de ces réglages à un autre. Il y a des gens qui n'ont pas le tour avec des plantes comme d'autres avec la technologie.
Ma philosophie est que si on peut éviter d'accabler de chaleur (ou d'autres inconvénients) qui que ce soit, l'on doit alors se faire un devoir de procéder surtout si l'on a déjà ce qu'il faut pour y remédier.
Par temps de canicule, je verrais mal aussi un employeur ne pas réfrigérer l'eau à donner aux travailleurs pour les soulager sans me demander ce qui ne va pas pour remédier à l'aberration.
Il est vrai qu'il a mis les ventilateurs à pleine vitesse en temps chaud après que je lui ai demandé. Mais au bout de quelques jours, alors que la canicule sévissait encore, la situation revenait toujours au point de départ sans trop savoir pourquoi.
Comme je voulais régler le problème définitivement en raison de sa dangerosité, j'ai fait appel à plusieurs personnes bien placées, croyant alors qu'elles interviendraient.
Un coup de chaleur peut venir à bout même de gens bien portants alors qu'on a affaire, là, à des personnes les plus souvent démunies et mal en point, des enfants et des nouveau-nés aussi. Un plafond qui fuit n'est rien à comparer aux dangers occasionnés par cet élément.
Tous ces professionnels, au lieu de prendre conscience que l'on n'a pas à faire vivre ça à qui que ce soit quand on le peut, essayèrent plutôt de justifier la position du directeur en disant par exemple que «80 degrés ne constitue pas une norme qui les amènerait à intervenir» (les inspecteurs de la CSSST).
Le problème n'est pas que les gens ne sont pas honnêtes. Mais qu'ils demeurent alignés sur les valeurs dominantes par dépendance ou soumission à l'autorité qui les prive alors d'une perception exacte. Ils perçoivent la réalité à travers un prisme déformant où les personnes en autorité trônent tout en haut de la pyramide comme dans le petit catéchisme.
L'inspecteur ou son superviseur ne voulaient pas aussi planifier une inspection lorsque la chaleur est ressentie de façon optimale à l'heure du midi quand la canicule sévit.
Même chose lorsque j'avais fait appel à un inspecteur de la division du tabac au ministère de la Santé et des Services sociaux. Parce que ça fumait dans les corridors, mettant ainsi la vie des enfants qui y viennent en danger. Il ne voulait surtout pas venir lui aussi quand je l'avertirais de la présence d'odeur de cigarette.
Il est venu comme ça, peut-être même après avoir contacté le gestionnaire en place à ce moment-là. Lui remettant ainsi peut-être une attestation de conformité qui rendait alors impossible pour nous de faire valoir notre point de vue ou notre droit de jouir entièrement de notre lieu auprès de la Régie du logement (article 1854).
En raison de ces dangers, une police de la température devrait être formée et dirigée par un médecin chevronné qui s'amènerait dans ce genre d'organisme, etc., en temps humide. Et allant jusqu'à évincer le responsable en cas de non-compréhension et en raison des conséquences qui peuvent survenir d'un laisser-faire.
Si les dirigeants d'OSBL étaient tous redevables à quelqu'un plus haut qu'eux, il y aurait moins de chances que de telles situations surviennent. 
Tout ce beau monde se trouvait aligné non pas sur les victimes, mais sur les représentants de l'autorité.
Jean Rousseau
Trois-Rivières