C'est parti pour une autre campagne!

On ne voulait pas d'élections. Une loi a même été votée pour des élections à date fixe. Mais confrontée à des partis d'opposition qui ne voulaient pas collaborer, Mme Marois, à la tête d'un gouvernement minoritaire, n'avait pas le choix. Quelle sorte de campagne aurons-nous? Une campagne propre, j'ose espérer. Souhaiter une campagne sereine serait trop optimiste, je crois, car on a déjà ressorti le spectre du séparatisme qui fait tellement peur.
Même quand les élections n'avaient pas encore été officiellement annoncées, les Legault et Couillard étaient pourtant déjà en campagne depuis plusieurs jours. Ça indique bien qui nous a poussés à devoir subir une autre campagne. Il devient évident que pour diriger le Québec et le faire avancer, ça prend un gouvernement majoritaire.
Est-ce possible? Certainement! Mais pour ce faire, il faudrait ignorer les tiers partis qui ne font qu'interférer, j'oserais dire, dans le processus. Oui, les gens sont désenchantés de la politique et souvent cyniques envers les vieux partis, et pour exercer leur droit démocratique, ils se tournent vers Québec solidaire, le Parti vert, et j'en passe. Même si parfois, ces partis ont une idéologie qui se ressemble, ils ne font que diviser les votes et leur discours est plus populiste que réaliste.
Je suivrai attentivement cette joute, comme je le fais depuis plus de 50 ans déjà, avec grand intérêt, mais encore une fois, j'espère que ce ne sera pas une campagne de «salissage», dont certains politiciens sont passés maîtres, mais un vrai débat d'idées. Que le meilleur gagne!
Gaston Bouffard
Shawinigan