Ces habitudes acquises en temps de pandémie

Carrefour des lecteurs
Carrefour des lecteurs
Le Soleil
En revenant chez moi à pied l’autre jour, je me suis mis à formuler quelques réflexions sur ce que la pandémie, que nous vivons actuellement, pourrait nous apporter à long terme de positif.

Je sais bien que le mot «positif» ici peut sembler discordant, inapproprié, voire de mauvais ton. Voilà ce que je me suis dit d’ailleurs dans mon for intérieur tout en poursuivant ma marche en solitaire. La pandémie de la COVID-19 a tout de même fait jusqu’à présent plus de 800 000 morts à la grandeur du globe. Alors, comment évoquer le «positif» face à un tel portrait? Voilà aussi ce que je me suis dit tout bas en sifflotant un air de chanson de Barbara, par un soir magnifique du mois d’août.

Prenons seulement un dépanneur comme celui d’où je revenais, avec le lavage de mains à l’entrée, le port du masque obligatoire et tous les produits que nous y achetons avec leurs codes-barres et que nous devons maintenant présenter nous-mêmes au commis. Tout cela, veut veut pas, demeurera sans doute des gestes, des acquis que nous continuerons d’adopter dans le futur. Peut-être pas tous, mais bon. Et je suis presque assuré que les plexiglas qui nous séparent des commis dans les dépanneurs, les pharmacies ou les épiceries vont demeurer.

Et même si le lavage des mains cessait d’être obligatoire dans les lieux publics fermés, bon nombre d’entre nous traîneront sur eux de petits flacons de désinfectants à mains lorsqu’ils se déplaceront en ville.

Avant d’entrer dans les CHSLD et les hôpitaux, plusieurs enfileront encore leurs masques de protection.

Alors pourrait-on en déduire que certaines de nos habitudes acquises en temps de pandémie perdureront? Je serais porté à dire «très certainement»!

Yvan Giguère, Saguenay