Yves-Francois Blanchet

Yves-François Blanchet: à la hauteur du Québec

OPINIONS / J’ai 20 ans et cette année sera la première occasion pour moi de m’exprimer dans un scrutin fédéral. Je prends cette responsabilité avec beaucoup d’humilité et de sérieux. Je suis conscient des dossiers en jeu et il sera important de faire un choix éclairé le 21 octobre.

Nul besoin de vous dire que je suis donc la campagne avec attention. J’ai écouté les trois derniers débats des chefs. En ce sens, certains me qualifieront de «Pokémon rare».

À mes yeux, quand est venu le temps de défendre le Québec et ses champs de compétence, un chef s’est particulièrement démarqué. Il s’agit d’Yves-François Blanchet. Sur la question environnementale, il m’apparaît être le seul chef crédible en la matière. Idem sur la question de la laïcité. Aucun double discours. Son message reste identique, qu’importe la langue dans laquelle il expose ses idées.

Sur l’environnement, en français, tous rejettent de nouveaux projets de pipelines à l’exception des conservateurs et du Parti populaire. En anglais, les choses changent. On nous dit que favoriser les énergies fossiles à court terme pourrait financer les énergies propres à long terme. J’ai longtemps cru qu’on n’arrêterait pas de fumer en achetant toujours plus de cigarettes. Seul Yves-François Blanchet a exposé sa vision environnementaliste dans les deux langues en proposant notamment la péréquation verte.

Sur la laïcité, en français, tous s’engageaient à ne pas contester la loi 21 devant les tribunaux malgré leur désaccord personnel. En anglais, il s’agit d’un tout autre débat. Justin Trudeau s’est dit ouvert et prêt à contester la loi sur la laïcité. Au moment où les chefs tiraient à boulets rouges sur la loi 21 approuvée par 70 % des Québécois, Yves-François Blanchet s’est mêlé de la partie pour exiger le respect du Québec en rappelant le consensus québécois autour de cette question. Il a été à la hauteur du Québec.

J’ai comme l’impression qu’il y a deux solitudes dans ce pays. Plus que jamais, je suis convaincu. Pour parler au nom du Québec, mon vote ira au Bloc québécois.

Marc-Antoine Lemay

Shawinigan