«Vision zéro» ou «Vision 100 %»?

J’aimerais que la Ville de Trois-Rivières change son optique de Vision zéro pour Vision 100 %.

Si, comme moi, vous êtes un habitué du quadrilatère formé par la rue des Chenaux entre le boulevard du Saint-Maurice et l’autoroute 40 et la rue Laviolette, vous êtes à même de constater que malgré la limite de vitesse, les gens circulent à 70-80 km/h sur les grandes artères et 60-70 km/h sur les rues secondaires du quartier pour éviter les filles d’attentes aux lumières.

Qu’on dépense un million de dollars pour changer toutes les pancartes de limite de vitesse à 40 km/h, ça ne changera rien car à Trois-Rivières, les conducteurs sont des délinquants et j’aimerais mieux qu’on dépense ce million pour augmenter la présence policière et l’achat de photo-radars mobiles pour calmer leurs ardeurs.

Quand je prends ma marche dans mon quartier, je trouve dans presque toutes les rues des gobelets de café vides, des sacs provenant des commandes à l’auto, je vois des gens vider le cendrier de leur auto dans les stationnements, se stationner en double voire en triple au centre commercial du boulevard du Saint-Maurice sur les clignotants tout en se foutant complètement de bloquer le trafic, des gens emmener leur épicerie dans les paniers du Super C en passant devant les policiers dans la rue alors qu’il s’agit techniquement d’un vol et qu’ils ne sont même pas embêtés.

Quand je prends mon auto, je me demande ce qu’on apprend aux conducteurs au sujet du signe «cédez»; soit ils vous coupent, soit ils entrent sur l’autoroute à 70 km/h. Je suis aussi tanné de voir le monde passer sur la rouge, y compris les autobus de la STTR à plus de 80 km/h. Les passages pour piétons, ça semble ne pas exister pour les conducteurs trifluviens et lorsque je m’arrête pour laisser traverser une mère avec sa poussette de bébé, l’auto derrière moi klaxonne.

Vision zéro, non nécessaire! Amélioration de la visibilité policière oui, renforcement des règlements en place, oui! Campagne de sensibilisation citoyenne, oui! Changer la limite de 50 à 40 km/h, c’est comme descendre l’obstacle devant un cheval de saut en espérant qu’il sautera moins haut... impossible car c’est sa nature.

Jean-Noël Béliveau

Trois-Rivières