Selon l’auteur de cette lettre, la sécurité est primordiale pour les citoyens, peu importe leur mode de déplacements.

Vision zéro: des concepts réels et éprouvés

L’auteur, Claude Ferron, est conseiller municipal du district des Rivières, à Trois-Rivières. Il répond ici à la lettre de M. Guy Godin intitulée «Une ‘‘Vision zéro’’ 100 % mal partie…», publiée dans notre édition du 26 novembre dernier.

M.Godin, sachez que les principes de Vision zéro ne sont pas une invention que le conseil de ville a imaginée, mais bien un ensemble de concepts réels et éprouvés dans plusieurs villes à travers la planète qui ont mené à des résultats positifs.

Quand vient le temps d’assurer la sécurité de ceux qui se déplacent dans notre ville, je ne vois pas en quoi il est mal de prendre pour exemple de grandes métropoles qui ont adopté cette vision. Au contraire, les défis de mobilité auxquels elles font face sont considérables et les solutions que ces villes mettent en place devraient être source d’inspiration.

Certes, nos réalités urbaines sont différentes, mais les citoyens qui y vivent cherchent la même chose, soit la possibilité de se déplacer de façon sécuritaire, peu importe le mode de transport choisi.

Contrairement à ce que vous affirmez, le Dr Morency n’est pas contre la Vision zéro, bien au contraire, il en fait la promotion. Ce qu’il mentionne c’est que pour être cohérent avec cette vision, des aménagements physiques doivent être faits pour protéger les gens des impacts et diminuer la vitesse. Et c’est là que Montréal aurait fait fausse route.

Je suis d’accord avec vous que certains aménagements actuels dans notre ville sont mal conçus et mettent à risque certains usagers. Au moment de leur conception, ces structures n’avaient pas été pensées pour la cohabitation entre tous les usagers. C’est déplorable et c’est pour cette raison que nous devons corriger le tir afin de ne plus faire ce genre d’erreurs dans le futur. Des intersections et des voies de circulation mieux aménagées permettront d’éviter les fâcheux incidents que vous mentionniez. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’une orientation devait être donnée par le conseil de ville, car déjà plusieurs projets d’infrastructures sont sur la table à dessin. L’adoption de la Vision zéro indique un idéal à atteindre, un objectif commun. Le «comment» et la séquence restent à définir.

En début d’année 2019, il sera possible pour les citoyens de s’informer sur ce qu’est la Vision zéro et ses avantages, mais surtout de contribuer aux différentes modalités visant son implantation.

Il ne faut pas oublier que tous les citoyens de Trois-Rivières ont le droit d’avoir accès à la rue (un lieu public), et ce, peu importe leur mode de déplacement, c’est une question d’équité.

Si des gens se sentent plus en sécurité dans leurs déplacements, que nos enfants circulent de façon plus active vers leur école de quartier et que notre bilan routier s’améliore, nous verrons alors notre qualité de vie s’améliorer. C’est un aspect fort important à ne pas négliger.