Jean Boulet, ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale.

Vingt dollars, c’est nettement insuffisant!

OPINION / Lettre adressée au ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet.

Mon nom est Claude. J’ai 63 ans et j’ai de graves problèmes de santé, ce qui m’a amené à devenir prestataire de l’aide sociale (solidarité sociale). J’ai entre autres le diabète. Je reçois donc, à chaque mois, une prestation spéciale supplémentaire de 20 $.

Étant membre du Regroupement pour la défense des droits sociaux (RDDS), j’ai rencontré la responsable, madame Josée Despins, qui m’a informé que le montant accordé aux personnes diabétiques, dans le but de bien se nourrir, est le même depuis 1969.

Il m’apparaît inacceptable que durant toutes ces années, le gouvernement n’a pas indexé cette prestation. Le coût de la vie augmente ainsi que le coût du panier d’épicerie. Tel que vous l’avez mentionné dans un texte paru dans Le Nouvelliste du 18 janvier dernier, « […] nous devons aussi mieux nous adapter à la réalité des personnes les plus vulnérables. Nous devons les écouter et faire preuve de compassion».

D’autre part, selon le site internet Diabète Québec, «bien s’alimenter peut nous aider considérablement à obtenir un bon contrôle de notre glycémie».

Voici quelques conseils que le site suggère:

- Prendre trois repas équilibrés par jour et, au besoin, des collations. Éviter de sauter des repas;

- Manger une variété d’aliments provenant des différents groupes alimentaires: légumes et fruits, féculents, lait et substituts, viandes et substituts;

- Choisir des aliments riches en fibres alimentaires: légumes et fruits, produits céréaliers à grains entiers, légumineuses, noix et graines, etc.

Vous comprendrez donc que 20 $ par mois est nettement insuffisant. Madame Despins m’a aussi expliqué que le RDDS revendique cette hausse depuis plusieurs années et elle m’a offert de m’accompagner dans cette démarche afin de dénoncer cette situation problématique.

Donc, monsieur le Ministre, je vous demande en mon nom personnel et aux noms de toutes les personnes aux prises avec cette maladie de hausser cette prestation spéciale et de l’ajuster adéquatement au coût de la vie d’aujourd’hui. Car si je pouvais réellement mieux me nourrir, cela améliorerait certainement mes problèmes de santé et ma qualité de vie.

Je vous remercie M. Boulet, de bien vouloir prendre cette lettre en considération.

Claude Roberge

Shawinigan