Utilisation du Bti par les villes: l’autre côté de la médaille

OPINIONS / Après la lecture, dans cette rubrique «Carrefour des lecteurs» du vendredi 6 mars dernier, je suis resté avec un goût amer dans la gorge qui ne passe pas pour les sous-entendus de Mme Chantal Caron. Je demeure depuis bientôt 75 ans dans un milieu rural près de nos lacs et de nos belles rivières et c’est seulement depuis que nous procédons à l’épandage du Bti que nous pouvons profiter de nos étés au maximum.

Moi aussi, j’ai assisté à la conférence du mercredi 26 février à Shawinigan, prononcée par la biologiste indépendante Mme Annie Raymond sur l’utilisation du Bti, que je félicite d’ailleurs pour son exposé.

Je peux vous dire, Madame, que tout au long de la présentation, je suis resté assis sur le bout de ma chaise pour toutes les présomptions que le Bti peut exercer sur nos écosystèmes supposément fragilisés. Pour bien dire qu’à la toute fin, je suis estomaqué et très déçu de m’être déplacé pour des suppositions seulement pour un côté de la médaille.

Pour expliquer ma déception, je m’attendais à une biologiste indépendante qui puisse aussi nous donner les contraintes et les effets dévastateurs de pressions exercées sur nos écosystèmes avant le traitement pour l’épandage du Bti.

Je m’explique. Durant toutes ces années, avant le traitement, si une photo aérienne avait été prise le soir, nous aurions réalisé que des milliers, des milliers de feux de «boucane» alimentés avec je ne sais quoi, étaient allumés dans les milieux ruraux et riverains. Sans compter tous ces insecticides de toutes sortes que nous avons utilisés, premièrement sur nous les humains, les animaux, sur les murs des bâtiments, sur nos terrasses, les terrains de camping et j’en passe...

Après l’utilisation de tous ces produits de toutes sortes, on peut se questionner sur le mal causé à notre écosystème.

C’est pour toutes ces raisons que j’exprime ma déception. Ceci demande réflexion avant de dire NON au Bti.

Lucien Bellemare

Shawinigan

Secteur Saint-Gérard-des-Laurentides