Urgence et abrasif!

OPINIONS / Mardi matin, le 10 mars dernier à 9 heures, mon mari avait un rendez-vous au centre hospitalier régional. Après avoir stationné son véhicule, sa marche dans le stationnement glacé et sans abrasif fut de courte durée.

Il s’est allongé de tout son long et sa tête a durement heurté le bitume. Deux aimables personnes lui ont porté secours, en prenant soin de lui remettre leurs coordonnées pour appuyer sa plainte portée après sa chute.

D’autres personnes ont chuté, c’était à prévoir.

Sonné, il a passé l’examen prévu. Le médecin et l’infirmière rencontrés lors ce celui-ci, suspectant une petite commotion cérébrale, lui ont fortement suggéré de se rendre à l’urgence pour passer un scanner. Rendu aux urgences, ce n’était point la forme. Gros mal de tête et démarche titubante.

Après deux heures d’attente, aucun appel pour passer au triage. Il décida donc de revenir à la maison. Vers 18 heures, il a entrepris une deuxième tentative aussi pénible que la première. Devant une salle d’attente bondée et deux cas de vomissements non loin de lui, il décida une seconde fois de revenir à la maison sans même avoir été évalué au triage.

Je déplore que sa prise en charge dès son enregistrement le mardi matin n’est pas été faite rapidement vu que c’est sur leur territoire dépourvu de sel et sable que l’incident s’est produit.

Mercredi avant-midi, pas plus en forme que la veille, à la clinique privée, son médecin de famille a pris les arrangements nécessaires afin de lui faire passer un scanner. Enfin!

Une question demeure. Sachant dès le lundi 9 mars que les informations météo annonçaient déjà l’épisode de verglas de la nuit et du lendemain, pourquoi mardi le 10 mars à 9 heures le matin, le stationnement était dépourvu d’abrasif? La direction à l’entretien des stationnements est à blâmer sévèrement en ne tenant pas compte de l’état dangereux de ceux-ci qui va à l’encontre de la sécurité des nombreuses personnes empruntant ces aires piétonnières.

Se rendre à l’hôpital ne doit pas se faire au risque de sa vie!

Carole Langevin

Trois-Rivières