Simon Jolin-Barrette, ministre de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion du Québec.

Une réflexion s’impose

OPINIONS / En ce qui a trait à la loi 21 sur la laïcité, après tout ce qui a été dit de la part des «pour» et des «contre» et qui sera redit lors de la commission parlementaire et dans les mémoires présentés, un questionnement s’impose.

Comment se fait-il que des universitaires supposément instruites s’obstinent à porter un voile, ce signe ostentatoire religieux, malgré l’historique et la science, et ce, tout en défiant ce que les Québécois demandent: la neutralité et la laïcité? Serait-ce qu’elles sont ignorantes concernant l’histoire des religions? Puissent-elles croire qu’un soi-disant Dieu, nommé Allah, exigerait cela d’elles? Si c’est le cas, est-ce qu’elles font fi du raisonnement, du simple bon sens exprimé par le peuple? Est-ce un défi qu’elles se donnent? Ou alors cela pourrait-il être un manque de jugement? Croient-elles encore naïvement qu’elles ne peuvent l’enlever ne serait-ce que pendant les heures de travail, lorsqu’elles occupent un poste d’autorité? Ou y aurait-il derrière tout cela une volonté politique d’envahir la sphère de la société pour, un bon jour, la dominer grâce à une seule religion, soi-disant la «bonne» pour la société? Roger Greiss écrit: «En somme, le voile des religieuses a été récupéré autant du côté des Salafistes sunnites en Arabie saoudite et en Égypte que du côté des Chiites en Iran, par une idéologie politique qui se cache derrière des prétentions religieuses.» (Le Nouvelliste, 11 avril 2019).

Et comment faut-il interpréter le fait qu’un député, normalement élu pour représenter son comté, représente avant tout sa religion en portant un signe ostentatoire religieux comme un turban? La neutralité ne devrait-elle pas être un devoir pour représenter l’ensemble des citoyens et citoyennes? Nous ne pouvons ignorer qu’un signe ostentatoire religieux signifie l’endoctrinement.

Vraiment, j’aimerais réponse à ces questions, parce que l’obstination chez un adulte et encore plus chez un ou une universitaire, je ne comprends pas!

Andréa Richard

Conférencière et auteure

Trois-Rivières

Précision

Dans la lettre d’opinion de Jocelyne Bruneau parue mardi au sujet du système de justice, il était question des sévices que la fillette de Granby avait subis. Il était mentionné que la mère biologique de la fillette avait comparu devant la cour un an auparavant pour des sévices envers son enfant. Or, ce n’est pas la mère biologique mais bien la belle-mère de la fillette, soit la même femme qui est actuellement accusée, qui avait été accusée de voies de fait graves.