Pierre Montreuil

Une question de respect et de professionnalisme

L’auteur, Pierre Montreuil, est conseiller élu dans le district du Carmel à Trois-Rivières.

J’ai été porte-parole en entreprise pendant 18 ans après avoir étudié le monde des communications à l’Université d’Ottawa et travaillé en journalisme écrit et électronique dans la région. Mon vécu professionnel avec le diocèse catholique de Trois-Rivières, Centraide Mauricie et le Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap me permet d’affirmer ce qui suit.

Le droit à l’information et le droit de parole sont les fondements de notre société. D’où la valeur inestimable de la tribune qui m’est offerte dans cette page. Dans les prochaines années, je veux informer les personnes intéressées par la question municipale. 

En plus des moyens de communication dont je dispose, je vais faciliter la tâche des journalistes à rapporter les faits. Ce fut mon objectif pendant 14 ans à l’Office diocésain de pastorale et pendant plus de trois ans au Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap. 

Je me suis adressé à l’intelligence des journalistes en ayant la conviction qu’ils feraient de même envers l’auditoire lors de leurs reportages. 

Un porte-parole – et à plus forte raison un élu – doit tout savoir. Il a pour devoir de dévoiler l’information factuelle qui peut l’être en temps et lieu opportuns. Ce qui peut parfois «frustrer» les journalistes et encore davantage les commentateurs et commentatrices qui cherchent la controverse. 

Je sais que, lorsque la bonne foi est mutuelle, la cohabitation est possible et peut être bénéfique pour l’ensemble de la communauté. Tout est question de respect et de professionnalisme, de part et d’autre. 

Depuis l’annonce de mon retour en politique active (en février 2017), mes rencontres avec les gens du district du Carmel et de plusieurs secteurs de Trois-Rivières me confortent dans ce qui suit: je dois conserver mon droit à l’information et mon droit de parole pour bien m’acquitter de mes nouvelles responsabilités. 

Merci aux quelque 3500 personnes qui ont voté le 5 novembre. Je veux me dévouer pour vous mais aussi pour tous les résidents du district du Carmel et de la ville qui m’a vu naître. Je ne serai pas «pro Madame X» ou «pro Monsieur Y». Je serai «pro Trois-Rivières».