L’auteur de cette lettre souhaite que la Ville de Trois-Rivières écoute sérieusement la proposition de M. MacDonald de la East Coast Hockey League pour le nouveau colisée.

Une occasion unique à saisir

OPINIONS / Maintenant que l’organisation des Canadiens de Montréal a officiellement démontré son intérêt au projet, la Ville de Trois-Rivières a le devoir d’écouter le plus sérieusement du monde la proposition de M. MacDonald.

À titre de comparaison, malgré la qualité de jeu que la ligue de baseball Can-Am (maintenant la ligue Frontier) nous offre, est-ce que la Ville de Trois-Rivières dirait non aux Red Sox de Boston si ces derniers offraient à notre ville d’établir une filiale de calibre A ou AA chez nous? Bien sûr que non!

C’est exactement la même chose qui arrive. Les Canadiens l’ont clairement exprimé: «Nous n’avons actuellement pas d’équipe affiliée dans l’ECHL et l’opportunité de combler ce vide avec une franchise à moins de 150 km du Centre Bell et de la Place Bell est très attrayante pour nous», écrit John Sedgwick tout en ajoutant que l’organisation a une pleine confiance aux deux promoteurs terre-neuviens!

La grosse machine marketing des Canadiens de Montréal, avec tout son savoir-faire, nous assurera une réussite: camp d’entraînement des Canadiens et matchs hors concours contre Toronto sont des plages horaires qu’on devrait offrir à M. MacDonald sans tout lui donner.

Quand on pense que l’ECHL a des équipes dans des villes telles Atlanta, Cincinnati, Indianapolis, Kansas City et Orlando, pour ne nommer que celles-là, on comprend que la portée médiatique est davantage plus importante qu’un projet universitaire, tout en croyant que les deux projets pourraient se côtoyer comme les Aigles de la ligue Frontier et les Aigles Junior le font.

Ayant été le directeur général adjoint des Aigles Can-Am pendant quatre années, je suis bien positionné pour confirmer toutes les répercussions positives qu’une équipe de sport professionnel peut apporter à la communauté: l’augmentation des inscriptions dans le sport mineur, le sentiment d’appartenance accru à notre ville, l’impact économique, le rayonnement au-delà des frontières québécoises et la fierté. Oui, fierté, car quelle ville au Québec, mise à part la métropole, pourrait se vanter d’avoir deux équipes de sport professionnel dans ses murs? Oui, Trois-Rivières!

Je suis tout à fait d’accord que ce projet doit se déployer sous des conditions de «gagnants-gagnants», mais je le répète, on a l’obligation d’écouter ces deux promoteurs. Je pense sérieusement que l’avenue du projet de L’ECHL est celle qui permettra de rentabiliser le nouveau colisée.

Pourquoi se contenter de regarder passer la parade, alors qu’on pourrait en faire partie?

Richard Lahaie

Trois-Rivières