Une obstination et manque de démocratie

Sébastien Proulx, ministre de l’Éducation, a défendu le 15 février dernier à l’Assemblée nationale, le cours ECR (volet religion): il apportera des améliorations mais non l’abolition comme demandé depuis son implantation en 2008, par le Conseil du statut de la femme, le Mouvement laïc québécois et plusieurs autres organismes et parents d’élèves.

Une pétition de plus de cinq mille signatures fut présentée par Jean-François Lisée à l’Assemblée nationale; des témoignages d’étudiants dénonçant les méfaits du cours, de nombreuses démarches et rencontres avec les délégués au ministère de l’Éducation en 2016 et 2017 auxquelles j’ai participé; des interventions journalistiques, rien n’y fait; l’obstination est à son comble! C’est un manque évident de démocratie! Nous demandons l’abolition du volet religion, point.

On dit de ceux qui veulent l’abolition, que nous aurions de la haine envers les religions, ce n’est pas mon cas ni celui des demandes officielles. Pourrions-nous dire que ceux qui veulent garder ce volet religion du cours ECR sont des fanatiques? Il semblerait que ceux qui l’ont fait entrer dans les écoles et qui se battent encore pour le garder sont des croyants de différentes religions reconnus comme des intégristes…

Le Québec est la seule province du Canada qui a ce cours. On recule au lieu d’avancer. C’est honteux.

Andréa Richard, écrivaine

Trois-Rivières