Le Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap. ­

Une nouvelle voie pour le Sanctuaire?

En réaction à la lettre de M. Jérôme Martineau intitulée «L’avenir du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap passe aussi par un lent travail d’évangélisation», publiée dans notre édition du 16 août.

D’abord, je dis bravo à cet ex-employé du Sanctuaire pour le réalisme de ses écrits. Malgré le succès de la récente neuvaine de l’Assomption et les déboursés de réaménagement annoncés par l’État, le futur du magnifique site à la fois religieux et touristique apparaît incertain.

Selon les notes de Monsieur Martineau, les Oblats de Marie-Immaculée sont plus qu’octogénaires et les pèlerins au Sanctuaire se situent dans la catégorie des 70 ans et même davantage. On est à moins d’une génération du vide, ou presque.

L’évangélisation serait perçue telle une bouée de sauvetage mais encore, faudra-t-il qu’il y ait un intérêt majoré pour la Parole de Dieu, ce qui semble très improbable. Il ne pourra y avoir d’enseignement divin sans enseignant ni clientèle. La désertion sociale face à la religion catholique au Québec a marqué d’abord les années 60 et 70. Elle s’est multipliée depuis et a même fait place à une indifférence de plus en plus évidente, cette fois face à Dieu.

Il faut bien se rendre à une autre évidence que je traduis par une question: que pourra-t-il et que devra-t-il être fait pour doter le Sanctuaire d’une nouvelle vocation et le maintenir en opération sans la piété à la Vierge Marie?

Celle que certains appellent encore la Mère de Dieu est en baisse de popularité et dans dix, quinze ou vingt ans, sa cote sera tout simplement presque nulle.

Roger Matteau

Shawinigan