Une mission qui soulève des questions

J’entends parler depuis quelques temps dans Le Nouvelliste et plus particulièrement dans un article du 1er mai dernier, des échanges en cours entre la Ville de Shawinigan et la ville chinoinse de Qingyang, sur les thèmes de la culture, de l’économie et du tourisme.

Quels commentaires y lisons-nous? Ceux du maire? Non. Ceux des représentants du secteur économique? Non plus. Ceux du représentant de la culture? Oui. Celui qui a le plus le sens du marketing.

Toutefois, nous remarquons d’après les dires de M. Bryan Perreault, que le thème de la culture occupera les échanges à 50 %, l’économie 25 % et le tourisme à 25 %.

De quelle culture parle-t-on? De l’histoire de Shawinigan en général? Des œuvres de génies artistiques comme celles de Nincheri à l’église Saint-Pierre ou celles d’Ozias Leduc à l’église Notre-Dame-de-la-Présentation? Ou des œuvres de nos concitoyens à tous les niveaux? Non, on y parle de l’implantation de l’œuvre musicale «Phénix» de M. Perreault, directeur de Culture Shawinigan. Y aurait-il un début de conflit d’intérêt?

Je respecte M. Perreault pour ses nombreux talents mais nous nous trouvons dans une situation très particulière. Nous avons besoin d’éclaircissements à ce sujet.

Du côté culturel, est-ce qu’il y aura d’autres représentants? Du côté économique, y aura-t-il des représentants? Et le tourisme sera-t-il développé à Shawinigan pour répondre à une certaine demande de la part de la Chine?

D’autre part, du côté économique nous savons que faire des affaires avec la Chine n’est qu’à leur avantage. Il suffit de constater que les riches du monde commercial en profitent parce que la main-d’œuvre n’est pas chère dans ce pays. De plus, ils volent les droits d’auteur et copient les concepts. Espérons qu’il existe de nouvelles et bonnes façons d’échanger.

Autre question: qui payera la note pour ces voyages? Les traducteurs, les séjours à l’hôtel, les déplacements?

En conclusion, parce qu’il est plus prometteur, je placerais le volet touristique dans une démarche à 80 % dans le cadre de cet échange. Et la suite pour l’économie et la culture.

Yves Maurice Leclerc

Shawinigan