Une mesure radicale et démesurée

Les signataires de cette lettre sont étudiantes et étudiants aux cycles supérieurs en sciences de l’éducation à l’UQTR.

Le 2 mai dernier, le conseil d’administration de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) a décrété un lock-out à l’encontre des professeures et professeurs de l’institution que nous avons décidé de fréquenter.

Cette décision a des répercussions directes sur nous qui étudions aux cycles supérieurs: les résultats des cours de la session d’hiver 2018 ne seront pas officialisés, ce qui pourrait compromettre la participation à divers projets; les contrats d’assistanat de recherche et d’assistanat d’enseignement sont sur la glace; l’accompagnement, le dépôt et l’évaluation de nos essais, mémoires et thèses devront attendre la fin du lock-out; la participation à différents colloques, écoles d’été et demandes de bourses est compromise.

Ainsi, nous sommes directement affectés par cette décision et nous la déplorons. Toutefois, c’est par principe de solidarité que nous désirons avant tout soutenir les professeures et professeurs de l’UQTR. En effet, nous pouvons témoigner de l’engagement diligent de celles et ceux qui nous dirigent dans nos études et qui nous offrent un encadrement exceptionnel. C’est souvent pour travailler auprès de ces personnes et sous leur direction que nous avons choisi de fréquenter cette institution. Considérant les qualités humaines et professionnelles des professeures et professeurs, la mesure adoptée par la direction de l’UQTR nous semble radicale et démesurée.

Aux dires du recteur, M. Daniel McMahon, cette mesure serait prise pour préserver la qualité de la recherche et de l’enseignement. Or, elle met plutôt en péril de nombreux projets de recherche, parfois interuniversitaires, ayant des retombées sociales et scientifiques pour l’ensemble de la communauté.

Par la présente, nous souhaitons ainsi manifester notre désaccord avec cette décision administrative, tout en témoignant de notre solidarité envers les professeures et professeurs que nous côtoyons, particulièrement celles et ceux du département des sciences de l’éducation.

Nous demandons au recteur de mettre fin au lock-out et de poursuivre les négociations dans le respect du corps professoral et de la communauté universitaire.

Karol-Anne Auger, Gabriel B. Houde, Marilyne Boisvert, Antoine Dumaine, Nathalie Ducharme, Jolyane Damphousse, Pierre-Olivier Garand, Mariane Chiasson-Roussel, Sabrina Frappier, Carol-Ann Hobbs, Catherine Gélinas-Côté, Cynthia Laforme, Élaine Leclaire, Mathieu Lizotte, Catherine Mercure, Katryne Ouellet, Stacey Paquin, Samuel Rabouin, Clara Rangama, Mylène Renaud, Johnni Samson, Audrée-Anne Tremblay-Laprise