Une digne pétition

OPINIONS / Si cette pétition de M. Rémi Provencher du secteur de Bécancour n’est pas reçue favorablement par les autorités responsables et concernées, ce sera que ces autorités n’auront pas su écouter, ou que M. Provencher ne se sera pas adressé aux bonnes personnes.

Il faut féliciter cette initiative du résident du secteur de l’autoroute 55. Je n’en reviens pas encore qu’aucune initiative sérieuse n’ait été prise à ce jour par les responsables depuis toutes ces années, afin de rendre facile et non hasardeuse la conduite des véhicules routiers près de ces trois intersections mentionnées par M. Provencher.

Les responsables au ministère semblent ne pas avoir ni le budget ni l’imagination pour agir pour au moins prévenir: gouverner, n’est-ce pas prévoir?

Je connais personnellement et très facilement plusieurs endroits sur nos routes du Québec où une stratégie préventive de simple réduction de la vitesse maximale permise serait nécessaire pour diminuer de façon notable et importante les risques d’accidents graves et bêtes. Ça prend trop souvent des catastrophes avant qu’on choisisse au moins la solution logique numéro 1 pour sécuriser des lieux de passage reconnus dangereux par tous (même les gens du gouvernement)! Les limites de vitesse, ce ne sont pas des pièges à «tickets»: c’est pour rendre la conduite sécuritaire pour tous les usagers.

Réduire la vitesse maximale de façon significative et avec une excellente indication préalable; n’est-ce pas simple et peu dispendieux?

Souvenez-vous des nombreux accidents qui se sont produits sur le pont Laviolette avant de diminuer de 100 à 80 km/h cette vitesse qui tue.

Moi aussi je signe cette pétition même si je ne partage pas la solution recommandée. Et j’en signerais des centaines à travers le Québec où le danger est là, mais où nos responsables tardent à installer une signalisation adéquate d’une vitesse sécuritaire. Il faut oser nous avertir d’une configuration mal faite et potentiellement meurtrière à vitesse élevée. Quant à nous les usagers, il faut réapprendre à regarder ces indications routières des plus importantes à notre sécurité; il faut se le dire. L’erreur est humaine; mais, il faut apprendre de celle-ci.

François Champoux

Trois-Rivières