Le maire de Shawinigan, Michel Angers.

Une décision qui vise à améliorer la communication avec les citoyens

L’auteur, Michel Angers, est maire de la Ville de Shawinigan. Il réagit ici à l’éditorial de Martin Francoeur intitulé «Des économies? Vraiment?», publié dans notre édition du 12 juillet dernier.

J’aimerais apporter quelques précisions à propos de la décision du conseil municipal de ne plus publier les avis publics dans l’hebdomadaire local. Tout d’abord, il faut préciser, comme l’indique le nouveau règlement, que cette mesure ne touche pas la publication des appels d’offres – essentiellement dans Le Nouvelliste – de la Division des approvisionnements du Service des finances.

Comme le souligne l’éditorialiste Martin Francoeur, j’ai habitué mes concitoyens à une bonne couverture envers les médias locaux et j’ai régulièrement insisté sur leur pertinence et leur nécessité. J’entends bien continuer à le faire. Nous connaissons déjà l’importance de garder la presse écrite et nous continuons à y croire.

Ce qui est en jeu ici, ce n’est pas une économie sur le coût de publication des avis publics, mais plutôt un désir d’utiliser ces ressources financières pour mieux communiquer avec les citoyens. Notre pratique et notre philosophie qui consistent à bien informer nos citoyens demeurent toujours une priorité pour nous.

Jusqu’à maintenant, nous avions l’obligation de publier des avis publics dans un journal local avec un carcan légal qui faisait en sorte que le message était souvent difficile à comprendre pour les citoyens qui ne sont pas initiés à cette façon de communiquer. Maintenant que Québec nous dégage de cette obligation dans la presse locale, nous avons décidé de saisir cette occasion pour y améliorer notre communication.

Nous allons donc continuer de diffuser le format légal de nos avis publics sur le site web de la ville à l’adresse suivante: shawinigan.ca/ville/avis-publics. Tous ceux et celles qui s’intéressent à ces publications peuvent s’y abonner de façon spécifique et recevoir, par courriel avec un hyperlien, une alerte chaque fois qu’un avis public est publié. Puis, nous allons ajouter des lieux de diffusion. Les citoyens pourront consulter une version en papier de ces avis publics à l’hôtel de ville et dans nos six bibliothèques.

Toutefois, nous allons acheter des espaces publicitaires de façon régulière, dans notre hebdomadaire local, pour y diffuser des informations faciles à consulter à propos des différents avis en vigueur. Ces publicités vont s’ajouter à celles que nous prenons déjà afin de faire la promotion des différentes initiatives municipales.

Toutes ces façons de faire nous permettent, continuellement, d’améliorer la communication avec nos citoyens tout en soutenant nos médias.