Dominique Anglade a été nommée cheffe du Parti libéral du Québec.
Dominique Anglade a été nommée cheffe du Parti libéral du Québec.

Une cheffe proche des régions

OPINIONS / L’auteur, Jérémy Leblanc, est un jeune militant libéral et président de l’Association libérale de la circonscription de Champlain.

Le 11 mai dernier, Dominique Anglade a été nommée cheffe du Parti libéral du Québec, devenant ainsi la première femme, en 153 ans d’histoire, à diriger cette formation politique. Elle est aussi devenue la première femme noire au Canada à être élue cheffe d’un parti politique. Cependant, cette nouvelle est passée un peu inaperçue dans la situation actuelle. Mais en tant que fier militant libéral, ayant travaillé avec Mme Anglade, je suis vraiment heureux de cette nomination.

En tant que citoyen de Saint-Maurice, ayant grandi ici en Mauricie, il est important pour moi d’avoir des représentants qui connaissent les réalités des gens vivant en région. Je suis content que le Parti libéral du Québec soit désormais dirigé par cette cheffe qui comprend les réalités régionales et particulièrement celles de la Mauricie. En plus d’avoir lancé sa campagne à la chefferie à Shawinigan, Mme Anglade est venue à plusieurs reprises par la suite dans la région.

Avec la Charte des régions, cette proposition phare de sa campagne à la chefferie, elle souhaite cerner chaque enjeu de chaque région du Québec pour permettre de répondre aux besoins de chacune d’entre elles. Cette charte reconnaîtrait la spécificité et les enjeux qui sont propres à chaque région, rétablirait l’équité entre les régions en mettant fin aux disparités, décloisonnerait le mur-à-mur des programmes gouvernementaux et permettrait à la société civile d’occuper un rôle collaboratif accru. De plus, la Charte reconnaîtrait l’apport économique de l’exploitation des ressources naturelles dans une perspective de développement durable diversifiant et pérennisant les milieux où l’on exploite ces ressources.

En tant que jeune, la protection de l’environnement est pour moi une grande priorité qui doit être tenue en compte dans chacune de nos décisions. Je suis fier de voir que pour notre nouvelle cheffe, la protection de l’environnement est aussi une priorité. Elle a d’ailleurs proposé lors de sa campagne un pacte économique pour le climat. Selon elle, il n’y a pas de développement économique sans protection de l’environnement. Les deux vont de pair.

Je suis convaincu que madame Anglade saura faire le travail de reconstruction du PLQ avec brio. Elle aura aussi à reconnecter le Parti avec les régions du Québec.

Oui, il y a beaucoup de travail à faire. Il ne faut pas se le cacher. Mais en tant que jeune militant du PLQ, je suis optimiste face à l’avenir et convaincu que notre formation politique redeviendra ce grand parti qui a façonné le Québec moderne tel que nous le connaissons aujourd’hui.