Un véritable «bras social»

OPINIONS / L’auteur, Dany Carpentier, est conseiller municipal du district de La Vérendrye à Trois-Rivières.

La Démarche des premiers quartiers a apporté énormément depuis son implantation à Trois-Rivières, grâce à la réalisation de plusieurs projets qui ont touché un grand nombre de citoyens, en particulier ceux des premiers quartiers. Ces quartiers sont devenus aujourd’hui plus vivants et plus attrayants, résultat des efforts importants qui ont été déployés au fil des ans pour concrétiser des projets parfois audacieux et qui sont venus démontrer que des initiatives réalisées sous plusieurs formes (sociales, artistiques, événementielles, citoyennes, économiques, etc.) peuvent se rejoindre sous une même mission générale, soit celle d’améliorer les conditions de vie de nos concitoyens.

Pour avoir œuvré durant de nombreuses années au sein d’un organisme sans but lucratif, ce que j’y ai trouvé de plus motivant, c’est cette liberté de rêver et de créer des projets innovants et pertinents qui viennent justifier amplement notre présence sur le terrain dans notre travail de promotion de visions nouvelles et de démonstration de la force de l’intervention collective. Toute cette action de terrain visant à terme la mise en valeur du potentiel humain. Malheureusement, ceux qui permettent financièrement aux organismes de vivre (les gouvernements via les fonds publics) doivent logiquement planifier et prioriser de grandes orientations avant de décider des objectifs évaluables et finalement des actions à entreprendre dans l’immédiat.

Au terme des trois mandats confiés à l’administration municipale qui ont précédé 2017, selon ma perception, le développement social et la revitalisation des premiers quartiers n’ont pas été suffisamment priorisés par le conseil de Ville à Trois-Rivières. Certains diront, avec raison, qu’il fallait d’abord «mettre Trois-Rivières sur la mappe»... Mais ce choix a provoqué un retard dans le secteur «social», puisque les investissements n’étaient vraiment plus disponibles pour répondre à certains autres besoins réels. Nous nous retrouvons donc aujourd’hui devant un manque à gagner avec notamment comme résultat la fermeture éventuelle de la Démarche des premiers quartiers.

Je dois aussi rappeler que, selon mon point de vue, le conseil actuel a pris au sérieux, dès l’automne 2018, le cri d’alarme de cet organisme et a octroyé un fonds d’urgence de même qu’une considération accrue en 2019, et ce, évidemment, sans mettre de côté des principes d’équité entre ses partenaires du milieu et de qualité de services.

En terminant, je réaffirme que je suis de ceux qui sont très reconnaissants de ce que la Démarche des premiers quartiers a apporté à Trois-Rivières depuis 20 ans et que conséquemment, je compte mettre, à titre de conseiller municipal d’un district situé au cœur de notre ville, tous les efforts requis pour que notre ville puisse se doter d’un véritable «bras social», reposant sur un financement accru, un solide leadership basé sur la concertation et la complémentarité de l’ensemble des intervenants, et sur une grande proximité avec les organismes et les citoyens concernés. Parions que l’aspect innovant et pertinent des actions qui a guidé la Démarche des premiers quartiers demeurera, je l’espère de tout cœur.