Un respect qui devrait être mutuel

OPINIONS / En réaction à l’article de Brigitte Trahan intitulé «Religion et COVID-19: mauvais mélange?», publié le samedi 25 avril.

Loin de moi l’idée de me comparer au professeur Ghyslain Parent de l’UQTR. D’abord, je n’ai ni ses connaissances ni ses compétences et je ne serais probablement pas une bonne élève à ses cours au département des sciences de l’Éducation.

Cependant, sans être psychologue non plus, je décèle chez lui une très grande colère et une grande frustration envers les religions, y compris celle qui fut la nôtre, d’après lui, soit le christianisme. Je ne saurais dire d’où vient cette hargne contre toutes les religions. Il est pour la laïcité, c’est son choix et il doit être respecté. D’un autre côté, il faut que les croyants de différentes religions soient respectés aussi.

Le professeur Parent cible les croyants juifs à Boisbriand et est assez sarcastique à leur endroit en parlant de «leur ami invisible». Il fait aussi le tour du monde en partant de l’Italie, ensuite de la Louisiane, en passant par l’Afrique et le Brésil. Tous des pays différents les uns des autres de par leurs cultures. Leurs croyances diffèrent aussi et si cela les rend heureux, pourquoi pas? Si leurs «délires religieux et leurs dérives religieuses» leur donnent l’espoir de vivre, encore une fois, pourquoi pas? Qui sommes-nous pour leur dicter leur conduite? La liberté d’expression se manifeste de différentes façons.

Encore une fois, en utilisant l’ironie, le professeur Parent parle des «bons aînés». Est-ce qu’il y a de «mauvais aînés»? Il rabat des «sages», selon l’expression du Dr Arruda, à un niveau inférieur à la population générale. Il me fait penser à quelqu’un qui a la rage non pas au volant, mais au coeur.

Je lis toujours ses lettres bien écrites dans le Carrefour des lecteurs du Nouvelliste. Le sujet est toujours le même: la religion. Certes, il ne manque pas de créativité pour aborder d’autres sujets.

D’aucuns me diront de cesser de le lire si cela me déplaît... Ils ont peut-être raison...

Jocelyne Bruneau

Trois-Rivières