Un réel besoin

OPINIONS / «La Ville, reconnaissant le bien-être de la pratique régulière de l’activité physique, du sport, et du plein air, facilitera à ses citoyens l’accès aux programmes, aux infrastructures et aux aménagements naturels sur tout son territoire.»

Cet engagement, c’est celui de la Ville de Trois-Rivières qui a été énoncé dans sa Politique de l’activité physique, du sport et du plein air dont elle s’est dotée en 2007. Après lecture de ce document élaboré, je comprends encore moins le refus de la Ville de construire une piscine intérieure municipale.

Une piscine publique, c’est un service au citoyen, c’est un gage de santé publique et un formidable moyen d’encourager et de favoriser l’activité physique. Pour les aînés, les enfants, les champions en herbe, les parents qui veulent garder la forme, pour tous en fait, tellement la natation est une activité accessible.

Faciliter l’accès à une piscine publique, c’est aussi favoriser la sécurité aquatique. Parce qu’en plus d’être une activité saine et accessible, la natation c’est drôlement utile dans la vie. C’est avec ce désir d’offrir ce précieux enseignement à mes garçons que je les ai inscrits tout jeune à des cours de natation. L’offre de piscines dans la région est limitée depuis plusieurs années et les inscriptions ressemblent à des matins de «Boxing Day». Comme bien d’autres parents, j’ai même déjà fait la file pendant deux heures pour avoir des places. Et la piscine de l’Université était alors ouverte...

La Ville dit vouloir être moins propriétaire, reste qu’une Ville, c’est un pourvoyeur de services financés à même nos taxes et actuellement, le service fait défaut en ne répondant pas aux besoins des citoyens. Les statistiques montrent une faible fréquentation nous dit-on, peut-être est-ce que les gens sont découragés par les heures d’ouverture défavorables et les coûts élevés? C’est le serpent qui se mord la queue, offrons un service de qualité abordable et les gens accourront. Comme c’est le cas à entre autres à Saint-Hyacinthe, Victoriaville et Gatineau. À Rimouski, on vient d’inaugurer un superbe complexe sportif moderne comprenant une glace de dimension olympique, une autre de dimension nord-américaine, une piscine semi-olympique et un bassin récréatif. Un partenariat Ville-Université. Wow! Et pour combien tout ça? 42 millions $, dont 60 % financé par Québec et Ottawa! Re-wow!

Et nous Trifluviens ne valons pas un tel investissement? Malgré le fait que des milliers de citoyens contribuables souhaitent une nouvelle installation aquatique, contrairement à d’autres investissements municipaux autrement plus coûteux? C’est là une belle occasion pour la Ville d’écouter la demande citoyenne avec ce projet porteur de santé qui mobilise la communauté.

Marie-Pierre Paquin-Boutin

Trois-Rivières